Je suis de retour (jusqu’à la prochaine fois…)

Chers lecteurs qui n’avez pas déserté ce blog,

J’ai un peu complètement disparu ces derniers temps. Non que je n’aie pas cuisiné, ni lu d’autres blogs culinaires… Alors oui, j’ai déserté. Je vous explique.

L’an dernier, je n’ai cessé de chercher des excuses à mon silence, en me cachant derrière ma thèse, en me disant qu’après, j’aurais plus de temps. J’ai fini par rendre ma thèse, et même par la soutenir. J’ai même obtenu un nouveau poste d’un an à la fac, un peu plus loin – en m’éloignant encore un peu plus de la maison. Tout se passe bien, là-bas… mais voilà, j’y suis la moitié de la semaine (j’en profite pour partager mes gâteaux sur place, sinon je ne serais pas moi-même…) et quand je rentre, je suis un chouia fatiguée et surtout, je dois reprendre en main la maison, laissée au bon soin de mon cher et tendre époux qui n’a rien d’une fée du logis (même si je l’entends déjà pester à la lecture de ce billet). Pis, je dois préparer mes cours et continuer la recherche (en particulier, publier ma thèse, et c’est du boulot!).

Cet hiver, parmi les douceurs emportées dans ma nouvelle fac d’adoption et partagées avec les collègues qui ne tiennent pas trop à leur ligne (mais c’est toujours mieux que de l’industriel, hein? D’ailleurs, il paraît que j’ai minci…), le pain d’épices de madame super-plus. La recette de base est prise dans le très bon Chocolat et Zucchini de Clothilde Dusoulier (mon cadeau d’anniversaire de l’an dernier, quand je suais sang et eau sur mon manuscrit de thèse…). J’ai un peu adapté en optant pour moitié farine de seigle, moitié farine de blé et ajouté des fruits secs. Comme j’aime bien ce qui a un goût très prononcé, je ne lésine pas sur le gingembre, mais pour accompagner un foie gras aux figues, comme nous l’avons fait pour le nouvel an, la dose de quatre-épices, sans fruits confits et fruits secs, est préférable.

Pain d’épices réconfortant, à partager au boulot et à la bibliothèque:

(à préparer au moins 24h à l’avance)

  • 350 mL de lait
  • 4 cuillers à soupe de miel de châtaignier
  • 2 cuillers à soupe de mélasse
  • 120g de farine de blé bise (T 80)
  • 120g de farine de seigle
  • 2 cuillers à café de levure chimique
  • 1 cuiller à café de bicarbonate de soude (pas plus, sinon, ce sera un peu amer)
  • 2 cuillers à café de quatre-épices
  • 1 cuiller à café de cannelle moulue
  • 1 cuiller à café de gingembre en poudre
  • 4 cuillers à soupe de gingembre confit et d’écorces d’orange confites coupés en petits cubes
  • 2 poignées d’amandes en morceaux grossiers (pas entières, pas en poudre: on peut écraser des amandes sous un verre par exemple). Des noisettes, cela marche bien aussi
  • et pour le plaisir, des morceaux de dattes par exemple, en option et en fonction des envies (en même temps, le reste aussi!)

Dans une casserole, faire fondre le miel et la mélasse dans le lait, à feu doux. Pendant ce temps, mélanger les farines, les épices, la levure et le bicarbonate de soude. Laissez un peu refroidir le mélange de lait, miel et mélasse et versez-le progressivement dans le mélange de farine, en battant bien. Vous obtenez une pâte assez liquide.

Ajoutez les morceaux de fruits confits roulés dans un peu de farine (pour qu’ils ne tombent pas tous au fond du pain d’épices) ainsi que les fruits secs.

Tapissez un moule à cake de papier sulfurisé et versez la pâte.

Enfournez dans le four préchauffé à 180°C, pendant une quarantaine de minutes, en surveillant de temps en temps (le pain d’épices est cuit quand une lame de couteau glissée etc, etc…).

Quand le pain est refroidi, emballez-le dans un torchon et cachez-le au moins jusqu’au lendemain.

Un jour, photo! (sinon, je ne pourrai décidément pas mettre ce blog à jour…)

Publicités

Comments (3)

Je suis de retour! (enfin, presque…)

Bon, je reviens sur ce blog pour déposer une petite recette, sans plus. C’est la variante d’une recette antérieure (aux navets), elle-même piquée sur le blog de Cléa.

Gratin de ravioles, poireaux, potimarron et carvi

Gratin de ravioles aux poireaux, potimarron et carvi

  • 4 plaquettes de ravioles
  • 2 feuilles de lasagnes
  • 3 jolis petits poireaux
  • 1/4 de potimarron
  • 1 brique de crème de soja
  • 1 cuiller de graines de carvi

Dans une poêle, faire fondre à feu doux les poireaux coupés en fines lamelles dans un peu d’huile d’olive. A mi-cuisson, ajoutez le quart de potimarron rapé.

Mettez les deux feuilles de lasagne dans de l’eau bouillante afin de les précuire 2-3 minutes, puis déposez-les au fond du plat à gratin, afin d’en recouvrir à peu près le fond (s’il reste un peu d’espcae, ce n’est pas bien grave: à la limite, on peu se passer des feuilles de lasagnes). Versez un tiers de la préparation poireaux + potimarron, ajoutez quelques graines de carvi, et déposez deux feuilles de ravioles au-dessus. Remettez une portion de légumes parsemée de graines de carvi, déposez les deux dernières plaques de ravioles, la fin des légumes et carvi et versez su l’ensemble la crème de soja. Enfournez à 180°C pendant 20 minutes et dégustez.

La photo quand je peux. Là, j’ai des copies et quelques articles à corriger…

Comments (1)

Je suis encore vivante ! (si, si…)

Je me rends compte que je vous ai laissés dans un suspense haletant, au mois de juin: la cuisinière sera-t-elle docteur ou non? Et nous voici déjà, à la mi-octobre. Non, ce blog n’est pas mort, juste en hibernation estivale…

Pour résumer:

  • La soutenance de thèse s’est bien passée, après avoir entendu ma directrice raconter, devant une docte assemblée, comment j’ai organisé ces dernières années des pique-niques de doctorants (ça fait sérieux, sur un cv!) et combien je suis une hyper-active scientifique (le premier qui hasarde un commentaire, je lui balance un tiramisu maison dans la figure…).
  • Je suis ENFIN partie en voyage de noces, avec un an de retard (l’été dernier, il fallait bien finir la thèse…). J’ai donc subi mon premier vol transatlantique (que je ne referai pas tous les ans) pour parcourir les Andes argentines et fêter, le 15 août, la vierge Pachamama à plus de 3000 mètres d’altitude (non, les Indiens ne sont pas syncrétiques!). Pour l’occasion, je me suis mise à l’espagnol et j’ai atteint la leçon 45 de la méthode Assimil.
  • J’ai (encore!) déménagé: nous avons abandonné notre appartement si sombre et tarabiscoté pour un trois pièces avec parc privatif (bon, ok, cour privative avec un bout de terre au fond), une cuisine délicieusement rétro (je vous posterai une photo un de ces jours) et juste à côté du bois et de château de Vincennes. On s’embourgeoise!
  • J’ai fait ma rentrée dans une nouvelle fac (encore! – vive la précarité du supérieur). Et je me retrouve à enseigner une nouvelle matière (que j’avais un peu pratiquée l’an dernier, mais là, cela devient exclusif). Bon, heureusement, j’aime ça, et la fac est sympa: je travaille bien avec ma collègue, mais c’est encore la course. Je mets trois heures à aller au boulot, je dors une nuit sur place et je claque un tiers de mon salaire mensuel rien que pour aller bosser. Ab-né-ga-tion.
  • Je nourris mes nouveaux collègues à coups de croquants aux divers fruits secs et de pains d’épices au gingembre. Et je refile la recette des yoghourts en cocotte-minute auxdits collègues.
  • J’ai acheté une sorbetière dans un vide-grenier: elle a un an de moins que moi et elle est orange… Mais je n’apporte pas de sorbets à la fac: c’est trop loin.
  • Alors oui, j’ai eu du mal à me remettre au blog, mais j’ai des recettes en réserve: des fameuses courgettes farcies qui ne sont plus de saison aux soupes de courges et autres potimarrons qui, elles, sont effectivement de saison.

On essaie de se retrouver rapidement?

Laisser un commentaire

J-2

Très chers et nombreux lecteurs,

Je reviendrai bientôt, porteuse du brillant titre de « docteur ès lettres » (enfin, j’espère)… D’ici-là, cuisinez bien!

Comments (4)

Promesse tenue: la mastérisation des concours de l’enseignement et une nouvelle version des croquants

Il était temps. Depuis le temps que je vous l’annonçais, je commence donc ma série d’explications sur les raisons du mouvement universitaire. Depuis le 2 février, l’Université est en grève, après avoir alerté pendant des mois des dangers aigus des contre-réformes que le gouvernement fait passer en force.

J’entends aujourd’hui le « le mouvement est fini » et, globalement, les media ne parlent désormais que d’un mouvement étudiant. Ah bon? Je croyais que cette année, pour la première fois, le mouvement était parti des enseignants-chercheurs. Et ils ne sont pas prêts d’abandonner, une fois les examens passés. D’ailleurs, avez-vous remarqué, les media traditionnels n’ont commencé à réellement parler du mouvement que lorsque la question des examens s’est posée? Cela faisait pourtant déjà trois mois que nos étudiants n’avaient plus cours…

Premier point:

La mastérisation des concours

Aujourd’hui, un futur enseignant doit avoir une licence (trois années après le baccalauréat). L’étudiant prépare pendant un an le concours du CAPES, qui comporte des épreuves disciplinaires variées et en nombre conséquent. S’il est lauréat, il bénéficie d’une formation alternée à l’IUFM en tant qu’élève professeur stagiaire. Cette formation rémunérée après le concours est fondamentale puisqu’elle permet au jeune enseignant d’apprendre son métier dans le cadre d’un service réduit avec un tuteur (1/3 d’un service normal) avec un support pédagogique. Au terme de ce parcours, le jeune enseignant a donc étudié cinq ans après le baccalauréat, mais toutes ces années ne sont pas reconnues.
La mastérisation prétend élever le niveau de recrutement au niveau master (bac+5).  Or, c’est déjà le cas: il suffirait de reconnaître que les années de préparation au concours et de formation correspondent à un master. La mastérisation affaiblit malheureusement le niveau et la formation des futurs enseignants. Lors de la première année de master, l’étudiant doit mener un travail de recherche affaibli (bien inférieur au travail de master 1 actuel) ; préparer un concours (sur le contenu duquel je reviendrai) ; trouver un bout de stage. Le concours intervient au début de la deuxième année de master. On s’en doute, à courir après trois lièvres à la fois, on ne fait rien de bien. Le concours est lui-même fort affaibli puisque le nombre d’épreuves est considérablement réduit, la part disciplinaire est réduite à une peau de chagrin au profit d’épreuves théoriques sur la connaissance du monde éducatif (très idéologique). Nous arrivons à un concours aberrant, puisqu’un futur professeur d’anglais n’aura pas besoin de parler anglais à l’oral : l’épreuve de langue disparaît !

Les lauréats au concours n’auront enfin plus d’année de stage digne de ce nom et ils seront directement envoyés sur le terrain. L’enseignement est un métier qui s’apprend. Nos enfants seront donc directement victimes de cette absence de formation et de cette probable incompétence disciplinaire.

Par ailleurs, quid des étudiants inscrits en master enseignement mais qui échouent au concours ? Ils seront remplaçants (et précaires) : n’étant pas fonctionnaires, ils pourront être embauchés à un salaire défiant toute concurrence – sinon celle des étudiants n’affichant que le baccalauréat et qui pourront également être embauchés comme enseignants, comme en témoignait dès cette année la page du rectorat de l’académie de Versailles ou d’Orléans ainsi que les témoignages de certaines UFR de l’Université de Tours, que le rectorat a directement sollicitées afin qu’elles fournissent les établissements scolaires en étudiants simplement inscrits en licence. Tenez, savez-vous que dès maintenant, des agences d’intérim proposent des emplois de professeur des écoles?

La réforme des lycée prévoit que l’Etat se désengage financièrement (comme pour l’Université)  Les chefs d’établissements devront donc trouver l’argent ailleurs. Et là où le Conseil Régional n’aura pas assez de fonds à avancer, comme dans les régions plus pauvres (je pense à ma Picardie, nouvelle patrie d’adoption), ce sera aux parents de payer! Et comme les chefs d’établissements recruteront les profs, ils prendront les moins chers , donc les moins qualifiés, dans les régions les plus pauvres. Des écoles pour les riches, des écoles pour les pauvres: tous les Français n’auront droit à pas la même éducation, ce qui est pourtant un principe républicain.

Et comme la négociation, la mobilisation et les grèves, cela ne compte pas, le gouvernement fait passer en force cette mastérisation qui devait finalement être préparée par une commission spécifique rendant ses conclusions à la mi-juillet… courant juin!

Conclusion : la mastérisation affaiblit lourdement le niveau des enseignants, la qualité de formation de nos enfants et met à mal l’égalité scolaire sur l’ensemble du territoire, qui est un principe républicain. En ce sens, les conséquences sociales peuvent être dramatiques, en ce qu’elle créera des ghettos scolaires, dans le cadre du désengagement financier de l’État tel qu’il a été annoncé. La réforme des lycées, rappelons-le, n’est repoussées que d’un an (et lancée en fait dès cette années dans certains lycées pilotes) : or, avec un baccalauréat qui ne sera plus un diplôme national et une formation des enseignants qui ne sera pas plus nationale (les jours du concours du CAPES sont comptés, afin de laisser la place à un master enseignement, c’est-à-dire à un diplôme propre à chaque université), c’est le fonds commun de notre éducation qui est mis à mal. Le corps social en France fonde sa cohérence sur une éducation commune à tous les citoyens : c’est sur ce principe que s’est bâtie la République. Toucher à ce principe, ce que font ces contre-réformes, c’est instaurer les conditions d’une situation sociale explosive, alors même que les banlieues sont déjà affectées par un lourd sentiment d’exclusion et que la violence y est quotidienne.

Dans cette lutte contre la mastérisation, qui par ailleurs met à mal la viabilité des masters recherche (et donc l’avenir de la recherche française: voir le prochain billet) et qui propose, sous prétexte non avoué d’économies, d’offrir à nos enfants des enseignants dont on n’aura pas vérifié les compétences et qui, pour certains, ne seront même plus professeurs, je vous propose une nouvelle version de mes croquants, dont je suis plutôt fière, afin de prendre des forces.

croquants aux pistaches et aux abricots secs

Croquants aux abricots et aux pistaches:

  • 3 oeufs
  • 150g de sucre
  • 400g de farine T 80 (ou autre!)
  • 4 bonnes poignées de pistaches non salées
  • 10 abricots secs (bios, c’est meilleur! Ils ne sont pas huilés et pas resucrés)

Mettez à gonfler les abricots secs dans de l’eau tiède pendant une dizaine de minutes.

Battez les oeufs et le sucre. Ajoutez la farine tamisée. Mélangez bien, afin d’obtenir une boule de pâte (qui peut être un peu collante, ce n’est pas grave). Ajoutez les abricots coupés en morceaux et les pistaches. Divisez la pâte en deux boules puis confectionnez deux boudins que vous disposez sur une plaque farinée. Enfournez à 180°C pendant environ une demi-heure. C’est prêt lorsque les boudins commencent à blondir.

Sortez alors du four puis, avec un bon couteau, coupez le boudin en tranches, laissez refroidir et stockez dans une boîte hermétique.

Une réserve d’énergie pour défendre l’école républicaine (vous êtes au courant des accords Vatican, entérinés par décret? A l’Ecole publique, nos enfants pourront recevoir des cours d’enseignants formés… par le Vatican. Quid de la laïcité?)

photo très vite!

Comments (1)

Et maintenant… Que vais-je faire?

Question lancinante qui me trotte musicalement dans la tête.

Chers amis lecteurs ou passants d’un clic, j’ai ENFIN une grande nouvelle à vous annoncer. Après quatre ans et demi de gestation (oui, c’est digne d’un pachyderme, comme l’ont fait gentiment remarquer mes petits étudiants picards), j’ai déposé ma thèse. Oui, oui… Vous avez bien lu! Son petit nom est un peu compliqué, je ne sais pas si je peux vous le donner.  Je ne l’ai pas encore pesée, comme pour les nouveaux-nés, mais je peux déjà vous dire qu’elle fait 655 pages, avec les annexes (pauvre jury!). Pour ceux que cela intéresse, la soutenance aura lieu le mercredi 17 juin 2009, en Sorbonne. Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à vous manifester (au cas où j’oublierais certains dans le mail d’invitation). Les soutenances sont publiques, tout le monde peut venir (pis j’aurai besoin de soutien: cinq heures sous la mitraille! Oups! Je n’aurais pas dû dire que cela durait cinq heures…).

religieuse violette

Après avoir laissé passer mon anniversaire, délaissé la cuisine et n’avoir pas assez tourné à mon goût à la ronde des obstinés, je vais pouvoir rattraper un peu de temps. Par conséquent, je reprends le cap des recettes militantes et m’efforce de vous expliquer au plus vite les raisons de la grève des universités, qui dure depuis plus de trois mois, face à un gouvernement sourd et irresponsable. J’insiste sur le fait que ce n’est absolument pas un mouvement corporatiste, tout le monde est concerné. Je commencerai par le démantèlement de l’école républicaine (dont une bonne part porte le doux nom de « masterisation »), dont nous refusons de nous rendre complices.

Pour l’instant, je profite des beaux jours (j’ai découvert que nous étions au printemps, qu’il y avait des fleurs et des petits oiseaux), tout en me promenant avec une pancarte ridicule proposant aux passants et à mes compagnons de train / métro / RER / bus de leur expliquer les raisons d’une grève qui dure et qui n’est pas honnêtement relayée par les media traditionnels (sauf France inter et France culture, oui, Hélène). Super efficace aussi, comme technique, dans les vide-greniers printaniers.

En attendant, un lien utile: Sauvons l’Université. Et quelques explications par Yoric.

C’était un billet pour donner des nouvelles à tous ceux (très nombreux, je le sais), qui se demandaient où j’étais passée.

Comments (3)

La ronde infinie des obstinés

J’ai bien des recettes en réserve, mais pas trop le temps de les mettre en ligne (surtout depuis que je sais que – roulement de tambour… – je soutiendrai effectivement ma thèse en juin). Ouf!

Il est toutefois des causes fondamentales pour l’avenir de notre société. La semaine dernière, j’ai fait une parenthèse dans mes 70h de travail hebdomadaires pour participer à une lecture publique de Gargantua (parce que nous ne sommes pas fatigués). Parmi les très nombreuses actions de l’université en grève (nous commençons la huitième semaine!!!) toujours pas  honnêtement relayées (sauf sur Radio France et Libération), nous entamons aujourd’hui La Ronde infinie des obstinés, place de Grève à Paris (place de l’Hôtel-de-ville). Parce que nous sommes déterminés.

Venez vous joindre à la

Ronde infinie des obstinés

à l’initiative de l’université Paris 8

Sous le nom de « Ronde infinie des obstinés », nous organisons la marche permanente de tous ceux qui, à un titre ou à un autre, estiment que l’idée même d’Education Nationale, d’université, d’enseignement et de recherche est mise à mal par les réformes actuelles. Non, l’université n’est pas une entreprise ni le savoir une marchandise.

Lundi 16 mars 2009, un ultimatum a été lancé publiquement place de l’Hôtel de Ville de Paris Une première ronde a réuni une soixantaine de personnes qui ont tourné pendant 1h, en guise d’avertissement. (Le film de cette action est ici et un autre ).

Si le gouvernement ne répond pas à cet appel d’ici le 23 mars à midi, la ronde se mettra en marche, jour et nuit, en place de grève (parvis de l’Hôtel de Ville de Paris).

Cette action inédite et lancinante est à la mesure de notre détermination. Cette ronde est un lieu de partage, de débats et de palabre, de réflexion, de résistance.

Nous appelons tous les citoyens solidaires à venir se joindre à la ronde infinie des obstinés.

Venez quand bon vous semble. Vous pouvez aussi signaler votre participation individuellement ou collectivement sur une tranche horaire particulière à : http://www.doodle.com/dwgnpdqdf2qg2cki

Plus de renseignements sur Sauvons l’Université, et surtout sur le blog consacré à l’action.

Comments (1)

« Newer Posts · Older Posts »