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Quand François s’empare de ma cuisine: peut-on être deux sur un blog de cuisine ?

Souvenez-vous (pour ceux qui étaient là…). Au mois de mai, je publiai mes premières recettes sur ce blog et je commençai par une recette des muffins de Charlotte. Depuis, le cobaye de Charlotte s’est également installé aux fourneaux (quoique… je l’y avais déjà vu auparavant) et m’envoie régulièrement des bouts de recettes à expérimenter. Comme il ne m’envoie pas les photos, il me faut les refaire pour les publier… Dure tâche, vous l’imaginez ! Non pas parce que ces innovations seraient mauvaises, nauséabondes ou improbables… Non. Plutôt parce que je ne suis jamais parvenue à suivre une recette à l’identique : je n’ai pas les bons ingrédients, quelque chose ne me plaît pas (en général, cela a trait à la quantité de matière grasse ou de sucre), j’ai oublié la moitié des courses, j’ai été enlevée par des extra-terrestres qui m’ont convaincue que le texte original était codé et qu’il fallait donc substituer certains ingrédients à d’autres…

J’ai cependant repris les choses en main : ce soir, j’ai enfin confectionné la dernière recette commise par François (qui devrait songer à ouvrir une section « cuisine » dans son blog: la cuisine des elfes, la cuisine des fées, la cuisine de Rabelais, la cuisine de Crane…). Ce soir, je vous présente…….. (roulement de poireaux)…… le gratin de saumon et poireaux à la franciscaine (tadaaaaaaaa!).

Je vous livre son message :

« Encore une recette que j’ai inventée, que je trouve très bonne, et que je te donne à diffuser après essai. Les quantités sont un peu au pif, tu ajusteras si nécessaire. » (ça commence bien : des quantités au pif, qu’on me demande d’ajuster. Tu prends des risques, mon gaillard !)

Et de conclure:

« Ce qui est proprement génial avec cette recette, c’est l’alliance inattendue carvi/parmesan/gingembre. Je suppose que tu peux faire des variations avec d’autres poissons et d’autres légumes. « 

Quelques grains de sable (par bonheur restés hors du plat) se sont cependant glissés dans cette recette si bien rôdée. En particulier, ce qui faisait l’intérêt de cette recette selon François a été parfaitement maltraité: mon morceau de gingembre, si beau, si frais dans mon souvenir… était tout rabougri (séjour trop long au réfrigérateur); pas de graines de carvi à l’horizon. Par chance, nous avions du parmesan, beaucoup de parmesan (je vous renvoie à mon précédent billet sur mon retour d’Italie). Bref, je vous livre ce qui reste de la recette, qui était cependant très bonne, quoique réalisée avec les épices du bord.

gratin à la franciscaine

Gratin de saumon et de poireaux à la franciscaine :

(Heureusement que Rabelais n’était pas dominicain… Je n’aurais pas eu le droit de changer la recette sans passer devant l’Inquisition – « Nobody expects the Spanish Inquisition ! »)

  • 3 poireaux (je n’en avais que deux – un et demi en fait vue la taille du deuxième poireau. J’ai complété avec des blancs de poireaux surgelés)
  • 2 bons filets de saumon
  • 2-3 cuillers à café de graines de carvi (6-7 bonnes pincées de graines de cumin pour moi)
  • 2 cuillers à café de gingembre hâché (1/2 cuiller à café de gingembre en poudre, mais on peut en mettre plus)
  • 2-3 cuillers à soupe de parmesan rapé (5 cuillers pour moi)
  • 2-3 oeufs (j’en ai mis deux)
  • 25 cL de crème légère
  • un peu d’huile de pépin de raisin (huile d’olive: on fait avec ce qu’on a !)

Faites fondre les blancs de poireau dans un peu d’huile avec le gingembre. Ajoutez le saumon coupé en dés et une partie des graines de carvi (ou de cumin) en fin de cuisson.

Battez les oeufs, ajoutez la crème et le parmesan (j’ai ajouté un peu de lait car il me manquait un peu de crème).

Disposez la fondue de poireaux au saumon dans un plat à gratin et recouvrez de l’appareil. Passez au four pendant une demi-heure (je rappelle que mon four – à gaz – n’a ni thermostat ni indication de température. Je dirais à four moyen mais pas trop chaud).

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Retour d’escapade

Ouf ! Je m’absente cinq jours et, en rentrant, je découvre une explosion de commentaires ! Merci à tou(te)s pour vos gentils messages et pour l’intérêt que vous portez à mes élucubrations. J’avoue que, ces derniers jours, je n’ai pas vraiment été originale en cuisine. Non que nous ne nous soyons pas fait plaisir, mais disons que nous avons recyclé nos bons vieux classiques ou dégusté des salades toutes simples. Par exemple, j’ai proposé une variante de ma tarte aux courgettes (elle est déclinable à volonté…), une autre pour le pain (je vais ajouter une mise à jour sous cette entrée), confectionné des tuiles aux raisins secs qui, faute de verre doseur ou de balance, étaient plus moelleuse que croquantes mais que je n’ai malheureusement pas photographiées (ce sera pour une autre fois).

Par conséquent, je vous propose aujourd’hui une vieille recette que j’aime à me faire de temps en temps et qui est une assez bonne solution quand je reçois du monde à déjeuner et que je n’ai pas d’inspiration. Il s’agit de papillotes de poisson. Rien de plus simple… et de plus savoureux. Par principe, je n’utilise pas de papier aluminium pour cuisiner mes papillotes. Le papier sulfurisé est une excellente alternative: on peut le refermer sans difficulté avec une agrafeuse ou un fil noué à chaque bout, ce qui donne de gros bonbons au moment de servir.

papillote de filet d'empereur

Papillotes de filets d’empereurs aux petits légumes :

Pour 2 personnes :

  • 2 filets d’empereurs (frais ou surgelés)
  • 1 carotte
  • 1 belle courgette
  • échalotte
  • 2 feuilles de laurier, du thym, du romarin (frais de préférence, c’est encore meilleur !)
  • 1 citron confit salé
  • tomates séchées
  • huile d’olive
  • vinaigre balsamique

Lavez soigneusement les légumes. Découpez la courgette en tranches assez fines et la carottes en très petits cubes.

Emincez l’échalote et faites-la revenir doucement dans une poêle avec de l’huile d’olive. Quand elle est bien fondue, ajoutez un bouchon ou deux de vinaigre balsamique et faites caraméliser. Réservez.

Sur une feuille de papier sulfurisé suffisamment grande pour contenir l’ensemble des ingrédients, déposez une couche de tranches de courgettes, pas plus grande que le filet d’empereur. Disposez le filet d’empereur dessus, puis ajoutez un demi-citron confit (pas plus), coupé en morceaux, la feuille de laurier, deux tomates séchées coupées en morceaux, de l’échalote, une partie de la carotte. Encadrez le filet de rondelles de courgettes, disposées verticalement sur le pourtour, ajoutez un filet d’huile d’olive et recouvrez enfin l’ensemble de rondelles de courgettes. Rabattez le papier sulfurisé et tordez-le aux deux bouts, comme pour refermer un gros bonbon. Agrafez au bout, et éventuellement sur le dessus si le papier baille.

Répétez l’opération pour le deuxième filet. Disposez vos papillotes sur un plat et enfournez à 180°C pour environ 25 minutes (en fonction de la taille du filet).

La version filet de truite et romarin frais, tout simplement, est divine… Et n’hésitez pas à varier les poissons…

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Un souvenir de vacances…

Comme j’ai repris la route de la bibliothèque intensive, je n’ai plus l’occasion de cuisiner le midi, si ce n’est pour me faire des tupperwares divers et variés et, je l’avoue, le soir, je suis trop exténuée pour avoir des idées… Heureusement, j’ai gardé en réserve quelques recettes des vacances. Et, ce soir, ce sont des filets de rouget aux légumes cuits à la vapeur (les légumes, pas les rougets, hein ?) que je vous présente. Diététique et savoureux, que demander de mieux?

rougets

Filets de rougets aux légumes-vapeur :

Pour deux gros appétits :

  • 8 petits rougets frais, découpés en filets (soit 16 petits filets)
  • 6 petites pommes de terre
  • 2 belles courgettes
  • 4 brins de romarin frais
  • de l’huile d’olive

Nettoyez bien les pommes de terre et les courgettes, mais conservez la peau. Faites cuire les pommes de terre à la vapeur avec les brins de romarin. Ajoutez vers la fin des courgettes coupées en quatre dans le sens de la longueur.

Quand les légumes sont presque cuits, passez rapidement les filets de rouget à l’eau afin d’ôter toute écaille persistante. Chauffez une poêle avec un filet d’huile d’olive et disposez les filets de rouget, côté peau sur la poêle. Le feu doit être assez doux. Laissez cuire jusqu’à ce que la chair, qui était translucide au départ, soit blanche. Retournez alors les filets et faites encore cuire une petite minute. Disposez vos filets et vos légumes dans une assiette (vous pouvez éplucher vos pommes de terre maintenant) et arrosez d’une filet d’huile d’olive. C’est prêt !

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La Nuit des musées

Ce soir, c’est la nuit des musées. Pour grignoter entre amis avant de prendre d’assaut l’exposition Rembrandt au musée d’art et d’histoire du judaïsme, j’ai opté pour les makis. C’est tout simple à faire et ils rencontrent toujours un franc succès. Seul inconvénient: je ne peux désormais plus me rendre dans les restaurants « japonais » de la rue Monsieur le Prince…

Makis au saumon:

Pour 30 bouchées:

  • 2 verres de riz gluant
  • du vinaigre de riz
  • 2 pavés de saumon (ou des filets). Pour ma part, je les achète dans un célèbre magasin de surgelés qui vend de nombreux produits bruts. Mieux vaut du poisson surgelé pour éviter les mauvaises surprises.
  • 1 avocat
  • 1/2 concombre
  • sauce soja (de préférence bio, afin d’éviter le soja transgénique)
  • wasabi (on en trouve à un prix honnête – de 2,50 à 3 euros – dans les magasins asiatiques, sous la forme d’un petite boite de poudre. Il suffit alors d’y ajouter un peu d’eau)
  • 5 feuilles d’algues pour makis

Faites cuire le riz. En fin de cuisson, ajoutez trois bonnes cuillers à soupe de vinaigre de riz. Faites cuire jusqu’à évaporation de l’eau de cuisson.

Pendant ce temps, faites décongeler le poisson dans l’eau froide et épuchez l’avocat et le concombre et découpez tous les ingrédients en bâtonnets.

Munissez-vous alors d’une petite natte spéciale makis (également au magasin asiatique). Sans cette natte, l’opération serait périlleuse… Si, si… Croyez-en mon expérience! Déposez une feuille d’algue sur la natte et étalez-y du riz en conservant une bande suffisamment large vers le haut.

Déposez, vers le bas, les bâtonnets de saumons préalablement recouverts d’un peu de wasabi, le concombre et l’avocat.

Viens maintenant la délicate opération du roulage de maki, qui se fait à partir du bas, en appuyant délicatement et régulièrement afin de bien tasser l’ensemble. Bravo! Vous venez d’obtenir de jolis rouleaux, qu’il ne vous reste plus qu’à découper en six bouchées à l’aide un bon couteau dont vous aurez humecté la lame d’un mélange d’eau et de vinaigre.

Les makis se dégustent avec de la sauce soja mélangée à du wasabi – et des baguettes bien sûr!

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