Archive for petits gâteaux gourmands

Régression enfantine

Je l’avoue, je vous laisse sur votre faim – enfin, ceux qui viennent encore ici. Si je ne prends pas le temps de mettre à jour ce blog (et c’est très mal, je sais), c’est que je ne prends plus trop la peine de photographier mes essais culinaires et surtout, que je ne suis presque plus chez moi. En effet, ces derniers moins, les cours, les réunions et les colloques me prennent tout mon temps, d’autant que ces dernières semaines, une certaine campagne de recrutement m’a pris beaucoup d’énergie (un peu du genre de celle de Pandore).

Mais heureusement, j’habite dans une ville assez bourgeoise qui a un merveilleux système de collecte des encombrants. C’est ainsi qu’il y a quelques mois, alors que je me rendais à la chorale, je suis devenue l’heureuse propriétaire d’un gaufrier de très bonne qualité et en parfait état, quoique datant du milieu des années 1980 (le papier de garantie était encore dans le boîte!). Et depuis, certains dimanches, nous prenons un grand plaisir à nous baffrer déguster des gaufres maison.

Gaufres maison:

Pour une douzaine de gaufres:

  • 2 oeufs
  • 300g de farine T80
  • 50g de sucre en poudre (je mets du sucre complet très brun: le sucre de canne encore humide qu’on trouve en magasin bio)
  • 75g de beurre (salé)
  • 1/2L de lait demi-écrémé
  • 1/2 sachet de levure chimique ou de poudre à lever
  • 1 cuiller à soupe d’eau de fleur d’oranger (facultatif)

Mettez la farine dans un saladier, faites-y un puit et ajoutez le sucre, le beurre fondu et les jaunes d’oeufs. Mélangez avec une cuiller en bois, puis mouillez progressivement avec du lait. Finissez au batteur afin d’obtenir une pâte bien lisse et relativement liquide. Ajoutez l’eau de fleur d’oranger et la levure. Montez les blancs en neige et incorporez-les à l’appareil.

Préchauffez le gaufrier (pour ma part, je huile légèrement les plaques). Quand le voyant du thermostat signale qu’e la température est bonne, versez une louche de pâte (pour deux gaufres rectangulaires), étalez bien sur les plaques puis refermez l’appareil. Retournez-le immédiatement et laissez cuire pendant 2 ou 3 minutes, selon l’appareil. Retournez l’appareil et laissez de nouveau cuire 2-3 minutes. C’est prêt!

Avec juste un peu de sucre glace (à base de sucre de canne), c’est divin!

En général, je fais le maximum de gaufres que je stocke ensuite au frais dans un plat recouvert d’un torchon. Je n’ai qu’à les passer rapidement dans le gaufrier à une température moindre ou au four pour avoir des gaufres chaudes (par exemple, le matin!). Si on les fait réchauffer au four, on peut y déposer des morceaux de chocolat qui fondent ainsi sur la gaufre…

Quant à la photo, elle est encore dans l’appareil (pas le gaufrier, hein?)!

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Je suis de retour (jusqu’à la prochaine fois…)

Chers lecteurs qui n’avez pas déserté ce blog,

J’ai un peu complètement disparu ces derniers temps. Non que je n’aie pas cuisiné, ni lu d’autres blogs culinaires… Alors oui, j’ai déserté. Je vous explique.

L’an dernier, je n’ai cessé de chercher des excuses à mon silence, en me cachant derrière ma thèse, en me disant qu’après, j’aurais plus de temps. J’ai fini par rendre ma thèse, et même par la soutenir. J’ai même obtenu un nouveau poste d’un an à la fac, un peu plus loin – en m’éloignant encore un peu plus de la maison. Tout se passe bien, là-bas… mais voilà, j’y suis la moitié de la semaine (j’en profite pour partager mes gâteaux sur place, sinon je ne serais pas moi-même…) et quand je rentre, je suis un chouia fatiguée et surtout, je dois reprendre en main la maison, laissée au bon soin de mon cher et tendre époux qui n’a rien d’une fée du logis (même si je l’entends déjà pester à la lecture de ce billet). Pis, je dois préparer mes cours et continuer la recherche (en particulier, publier ma thèse, et c’est du boulot!).

Cet hiver, parmi les douceurs emportées dans ma nouvelle fac d’adoption et partagées avec les collègues qui ne tiennent pas trop à leur ligne (mais c’est toujours mieux que de l’industriel, hein? D’ailleurs, il paraît que j’ai minci…), le pain d’épices de madame super-plus. La recette de base est prise dans le très bon Chocolat et Zucchini de Clothilde Dusoulier (mon cadeau d’anniversaire de l’an dernier, quand je suais sang et eau sur mon manuscrit de thèse…). J’ai un peu adapté en optant pour moitié farine de seigle, moitié farine de blé et ajouté des fruits secs. Comme j’aime bien ce qui a un goût très prononcé, je ne lésine pas sur le gingembre, mais pour accompagner un foie gras aux figues, comme nous l’avons fait pour le nouvel an, la dose de quatre-épices, sans fruits confits et fruits secs, est préférable.

Pain d’épices réconfortant, à partager au boulot et à la bibliothèque:

(à préparer au moins 24h à l’avance)

  • 350 mL de lait
  • 4 cuillers à soupe de miel de châtaignier
  • 2 cuillers à soupe de mélasse
  • 120g de farine de blé bise (T 80)
  • 120g de farine de seigle
  • 2 cuillers à café de levure chimique
  • 1 cuiller à café de bicarbonate de soude (pas plus, sinon, ce sera un peu amer)
  • 2 cuillers à café de quatre-épices
  • 1 cuiller à café de cannelle moulue
  • 1 cuiller à café de gingembre en poudre
  • 4 cuillers à soupe de gingembre confit et d’écorces d’orange confites coupés en petits cubes
  • 2 poignées d’amandes en morceaux grossiers (pas entières, pas en poudre: on peut écraser des amandes sous un verre par exemple). Des noisettes, cela marche bien aussi
  • et pour le plaisir, des morceaux de dattes par exemple, en option et en fonction des envies (en même temps, le reste aussi!)

Dans une casserole, faire fondre le miel et la mélasse dans le lait, à feu doux. Pendant ce temps, mélanger les farines, les épices, la levure et le bicarbonate de soude. Laissez un peu refroidir le mélange de lait, miel et mélasse et versez-le progressivement dans le mélange de farine, en battant bien. Vous obtenez une pâte assez liquide.

Ajoutez les morceaux de fruits confits roulés dans un peu de farine (pour qu’ils ne tombent pas tous au fond du pain d’épices) ainsi que les fruits secs.

Tapissez un moule à cake de papier sulfurisé et versez la pâte.

Enfournez dans le four préchauffé à 180°C, pendant une quarantaine de minutes, en surveillant de temps en temps (le pain d’épices est cuit quand une lame de couteau glissée etc, etc…).

Quand le pain est refroidi, emballez-le dans un torchon et cachez-le au moins jusqu’au lendemain.

Un jour, photo! (sinon, je ne pourrai décidément pas mettre ce blog à jour…)

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Mais pourquoi ne publie-t-elle pas de nouvelles recettes?

Je le sais, vous vous posez tous cette lancinante question ! Pourquoi ? Parce que je passe mes journées entre quatre murs de livres et que je ne rentre que fort tard le soir, vidée, claquée, pour m’effondrer sur le canapé pendant que mon cobaye s’affaire en cuisine. Tous les jours, sauf le samedi et le dimanche où je dors, je dors, je dors…

La prof est en vacances, mais pas la chercheuse, pas la thésarde qui s’est mis le couteau sous la gorge (si cela ne me fait pas devenir végétarienne!) en affirmant, pleine de naïveté à sa directrice, par un beau matin de mai ou de juin (ch’ai pus trop, ai perdu mes neurones): « je soutiens cette année avant les qualif' ». Ce qui, une fois traduit, donne: « ma pov’ fille, t’es complètement inconsciente… ». Ce qui, une fois retraduit, ce résume par: il faut soutenir avant le 10 décembre, donc rendre la thèse à la mi-septembre, donc l’avoir rédigée grosso modo au 1er septembre, donc rédiger 300 pages en deux mois, plus les annexes, l’intro, la conclusion, la biblio, les relectures… et la recherche qui n’est pas encore tout à fait finie (pas tout-à-fait, hein?)… Les doigts dans le nez!

Je passe donc mon été à la BnF. La BnF, c’est simple: c’est l’endroit le plus compliqué du monde. C’est l’endroit qui ne respecte pas les règles qui régissent le monde, comme la géométrie euclydienne du type « le plus court chemin d’un point à un autre est la ligne droite ». Et non! A la BnF, cela ne marche pas comme cela…

Je vous présente.

Sur le parvis, pour accéder à l’entrée, Tour des Lettres, de nombreux obstacles se dressent sur le chemin du pauvre chercheur, chargé comme un baudet de son ordinateur, de son déjeuner et de ses quelques notes. Distance multipliée par deux. Nous voici à la Tour des lettres. Ah, non, encore tout une rampe à descendre. Mécanique à l’origine, la rampe est désormais recouverte d’un long tapis de feutre, qui a la fâcheuse habitude de se transformer en éponge dès qu’il pleut. Génial pour qui porte des chaussure de filles ! Au fait, je suis une fille…

escalator

Premier sas, premiers degrés en moins: un gentil gardien vous attend, vous s’assurer que vous ne transportez aucun objet interdit dans votre sac. Non, non, il ne s’agit pas de bombes, couteaux à crans d’arrêt ou autres ustensiles du même acabit. Non, ce sont les hachoirs qui sont particulièrement visés, depuis qu’une note de service a appelé, l’an dernier, les gardiens à bien surveiller le contenu des sacs car un chercheur a été surpris avec un hachoir dans les rayonnages!

Je passe ensuite au vestiaire, pour troquer mon sac à dos de lycéenne contre une sympathique valise transparente, qui sera désormais perchée sur mon épaule. Bien encombrant, bien instable, idéal quand il faut pousser et tirer les portes de la bibliothèque (cf. prochain billet). Encore faut-il les atteindre…

sas1

Descente aux enfers… La suite, au prochain épisode !

Et pour survivre à la bibliothèque, une petite recette – quand même… pompée sur la recette de cookies de Cléa, sachant que je n’ai jamais réussi à en faire des cookies. Mais dans un moule à mini-tartelettes, c’est très bon !

gâteaux chocolat blanc et pistaches

Petits gâteaux au chocolat blanc et aux pistaches promis à Vlada et finalement mangés par Trung :

  • 60g de farine T 80
  • 45g de flocons d’avoine
  • 50g de sucre complet (ça, c’est le top, cela donne un petit goût épicé assez exceptionnel !)
  • 2 cuillers à soupe de miel de forêt
  • 3 bonnes poignées de pistaches non salées (et décortiqués, si , si !)
  • 10 carrés de chocolat blanc
  • 70g de beurre
  • 25 mL de lait
  • 1/2 cuiller à café de levure

Mélangez tous les ingrédients en ajoutant en dernier le chocolat blanc coupé en petits morceaux. Remplissez le moule en silicone (taille de mini-tartelettes) Enfournez dans le four préchauffé à 180°C.

D’expérience, c’est meilleur froid – mais cela se laisse très bien manger chaud, croyez-moi !

Photos prises à la BnF. Si même les photos sont prises à la BnF, cela devient n’importe quoi !

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Un joyeux bloganniversaire!

Eh oui ! Aujourd’hui, c’est mon bloganniversaire. J’ai entrepris de tenir ce blog il y a un an parce que je croulais sous le travail… et cela n’a pas changé! C’est même pire en fait, mais c’était prévu.

Vendredi, j’ai dit au revoir à mes étudiants. Je les reverrai pour les partiels, mais cela me fait vraiment quelque chose. A la fin de chaque semestre, je suis toute triste de les quitter, mais cette année s’ajoute le fait qu’il y a de très grandes chances que je ne sois plus dans cette fac l’an prochain. Je ne sais pas où j’enseignerai, dans quelles conditions, à quel niveau. Je ne sais même pas si j’aurai un poste (précaire de toute façon) en fac. Les temps sont durs, et les certains liens dans la colonne de droite témoignent de l’inquiétude, voire du désespoir du monde universitaire. Mais je ne suis pas là pour cela.

Je suis là pour fêter dignement mon bloganniversaire, et à cette occasion, je vous présente mes gâteaux secs à la farine de noix. Comme j’ai utilisé de la farine de blé et de la farine de noix en quantités égales, le goût de ces gâteaux est un peu fort. Nous, nous aimons (si j’en crois la chute vertigineuse des stocks à l’heure du goûter), mais vous pouvez doser plus légèrement la farine de noix.

Pour ceux qui ne connaissent pas, la farine de noix est obtenue à partir des tourteaux qui restent après extraction de l’huile sous la meule. Elle n’est pas obtenue directement à partir de noix concassées ou mixées, comme on pourrait le penser.

petits gâteaux à la farine de noix

Gâteaux secs à la farine de noix :

  • 3 oeufs
  • 250g de farine de blé blanche
  • 250g de farine de noix
  • 150g de sucre roux
  • 75g de beurre ramolli

Mélangez tous les ingrédients. Etalez la pâte ainsi obtenue sur 4-5 millimètres et découpez de petites gâteaux aux emporte-pièces. Disposez les gâteaux ainsi obtenus sur une plaque farinée et enfournez à 180°C. Ôtez du four dès qu’ils commencent à roussir sur les bords (le plus tôt possible).

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Gâteau épique

Birgit a récidivé… et moi aussi! Rappelez-vous… L’été dernier, Birgit nous proposait de cuisiner avec les fleurs. Son initiative a connu un succès certain et, profitant de la saison nouvelle (encore en cours de détermination, mais notre équipe scientifique vous tiendra au courant dès que les résultats des analyses seront connus), elle a récemment relancé le défi.

J’ai donc profité du petit jardin de ma petite maison de famille dans une petite station balnéaire de (petite) Charente Maritime durant cette dernière petite semaine passée dans ma petite maison dans une petite station, etc… A notre arrivée, la glycine croulait sous les grappes de fleurs et, après une nécessaire petite vérification sur internet, afin de ne pas nous empoisonner, j’ai saisi mes ciseaux et cueilli quelques grappes. Mal m’en a pris! Imaginez une très chaude soirée d’une journée caniculaire (eh oui, nous en avons eu une…). Imaginez la pauvre Pernette, encore innocente, armée de ses ciseaux, profiter des tous derniers (et rares) rayons du soleil pour faire le plein de victuailles et revenir avec un bol grouillant de bestioles noires à carapaces bien kératinées (le soleil, le soleil…), presque aussi nombreuses que les enfants de Priam… Horreur!

Après un moment de saisissement, j’ai pris mon courage à deux mains, le taureau par les cornes, les bestioles par les pattes… Mais comme ces petites se défendaient bec (en ont-elles véritablement un?) et ongle (ça, c’est pour la kératine!), il m’a fallu changer de stratégie. Me remémorant les plus grandes batailles des plus célèbres généraux grecs et romains, je fomentais une ruse digne d’Ulysse (ndlr: j’ai un peu forcé sur le pineau, cette semaine, vous vous en rendez compte…): Hannibal (qui était carthaginois, comme chacun le sait) avait ses éléphants, j’avais mon eau vinaigrée. Un peu de repos: les bêtes qui le pouvaient, de se réfugier sur des îlots végétaux, prêtes à être cueillies, celles qui ne le pouvaient pas, de trouver une mort cruelle dans la noyade… Une petite inspection dans chaque fleur (oui, chaque) et j’emportai la victoire.

Moralité: A cueillette au grand jour au frais, pas de vilaine bêbête… (ndlr: songer à réduire la dose de pineau la prochaine fois…)

Et tout cela pour quoi? un gâteau aux fleurs de glycine, qui a l’intérêt de proposer une texture assez humide et un parfum léger franchement pas désagréable.

glycine_cake

Glycine-cake :

  • 1 pot de yoghourt
  • 2 pots de farine grise
  • 2 cuillers à soupe de miel au goût assez neutre
  • 1/2 pot d’huile
  • 1 sachet de levure
  • 1 bon bol de fleurs de glycine

Mélangez les ingrédients. Intégrez les glycine en dernier. Versez l’appareil dans un moule à cake (ou dans des moules à muffins) et enfournez à 180°C pour une bonne demi-heure. Le gâteau est cuit quand un couteau, glissé dans la préparation, ressort sec.

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Petite pause entre les cours et les copies…

Vous l’aurez remarqué, j’agrémente bien peu ce blog depuis quelques semaines. Non que je ne cuisine pas. Mais je n’ai absolument pas le temps d’écrire le moindre billet (d’ailleurs, là, je devrais corriger un monceau de copies. Au boulot!). J’ai pourtant fêté mon anniversaire, passé une journée aux fourneaux, mais vous n’en verrez rien: je n’ai même pas eu le temps de prendre la moindre photo avant que une horde d’invités ne se jettent sur les petits fours (bon, j’exagère…).

Mais j’ai quand même de quoi vous faire patienter jusqu’à ma prochaine période de verve culino-bloguesque. J’ai ramené de Charente Maritime il y a un peu moins d’un an de la farine de noisettes et de la farine de noix – qui seront très bientôt périmées. Rien ne sert de stocker, il faut manger à point, me direz-vous. C’est sur cette parole de la sagesse populaire que je me suis décidée à tester ces deux farines. Avant les gâteaux secs, qui ne sauraient tarder (sans plaque de four, c’est bricolage improbable à chaque fournée…), voici de petits gâteaux aux noisettes et à l’orange (variante sur les cakes à l’orange, châtaigne et raisins de Corinthe proposés ci-dessous).

cakes aux noisettes et orange

Cakes aux noisettes et à l’orange:

  • 1 pot de yoghourt
  • 2 oeufs
  • 2 pots de farine T 80
  • 1 pot de farine de noisettes
  • 1 pot de cassonade complète brune
  • 1/2 pot d’huile
  • 4 gouttes d’huile essentielle d’orange douce (pas plus de cinq en tout cas: la sixième, qui s’est éhontément glissée malgré mes précautions, était franchement de trop)
  • 1 sachet de levure (pour les âmes sensibles: cette recette a été réalisée avant le Seder)

Suivez bien les instructions, c’est extrêmement compliqué. Préchauffez le four à 180°C. Mélangez tous les ingrédients afin d’obtenir une pâte lisse. Versez la pâte dans un moule à cake ou dans de petits moules en silicones. Enfournez 20 à 40 minutes selon le four, le moule, l’inclinaison des étoiles par rapport à la lune et le bouquin que vous êtes en train de lire. C’est cuit lorsque la lame d’un couteau introduite au coeur du gâteau ressort sèche, selon les règles de la sagesse culinaire ancestrale.

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« Un liquide d’ambre s’est répandu »

Depuis quelque temps déjà, je lorgne du côté des huiles essentielles : tout d’abord, parce que je suis une grosse insomniaque qui ne veut pas prendre de somnifères et qui cherche désespérément un moyen de dormir. Ensuite, parce que certaine huiles essentielles peuvent être utilisées en cuisine et remplacent ainsi avantageusement les arômes artificiels.

Après une longue période d’épuisement et de surmenage, de manque d’imagination culinaire voire de profond manque d’appétit (aisément visible sur ce blog où les billets se faisaient rares), une fin d’après-midi, alors qu’un ami devait passer prendre le thé, l’envie de cuisiner m’est revenue… et les idées aussi! J’ai donc envoyé en urgence mon cher cobaye acheter de l’huile essentielle d’orange douce que j’ai associée au petit goût de la châtaigne et à quelques raisins de Corinthe (bios, s’il-vous-plaît, afin d’éviter le sucre et la graisse ajoutés) pour une nouvelle version du fameux gâteau au yoghourt. Résultat: des petits cakes qui se marièrent joliment avec un thé Qimen Hao Ya.

cake orange châtaigne

Cakes à l’orange, châtaigne et raisins de Corinthe :

  • 1 yoghourt
  • 2 oeufs
  • 2 pots (de yoghourt, une fois vidés) de farine blanche
  • 1 pot de farine de châtaigne
  • 1 pot et demi de cassonade complète brune
  • 1sachet de levure
  • 1/2 pot d’huile
  • 4 gouttes d’huile essentielle d’orange amère bio
  • raisins de Corinthe (bios, sinon, réduisez le sucre)

Mélangez tous les ingrédients, dans l’ordre que vous préférez (en général, yoghourt, oeufs, farine, sucre, huile puis levure, et enfin huile essentielle et raisins secs – mais chacun ses manies !). Versez la pâte dans un moule à cake ou dans des moules à muffins et enfournez une vingtaine de minutes à 180°C. C’est cuit quand la lame d’un couteau glissée dans le gâteau ressort sèche.

Les gâteaux (j’ai choisi le format muffins) sont meilleurs quand ils sont encore chauds ou le lendemain, après avoir passé la nuit dans une boîte au réfrigérateur.

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