Archive for entrées et pique-niques

Les bonnes résolutions

Qui sait? Après une longue absence sur ce blog, peut-être parviendrai-je à mieux tenir le journal de mes essais culinaires de l’année. Au moins ne devrai-je plus, l’an prochain, passer ma vie dans les trains à courir d’un bout à l’autre de la France.

Il me semble que la meilleure manière de reprendre le fil de ce blog est de lier à nouveau cuisine et petites expériences de la vie. Et à ce sujet, nous rentrons tout juste d’un voyage sac à dos et transports locaux en Anatolie orientale ou Kurdistan turc. Pour ceux qui voudraient visualiser notre périple, nous avons voyagé dans les zones qui apparaissent en orange et en rouge sur le site du ministère des Affaires étrangères. Nous avions déjà approché cette zone l’an dernier (nous nous étions contenté de la zone orange, ce qui nous avait déjà occasionné quelques regards paniqués de la part d’amis, avant notre départ – « mais ils sont fous / suicidaires! » – ou, plus pragmatique, de la part de ma chef de département – « on compte sur vous pour les cours à la rentrée: ne vous faites pas enlever! ») mais cette année, je rêvais de voir deux sites: les ruines de la ville arménienne d’Ani, exactement située à la frontière avec l’Arménie, sur un site désolé et profondément émouvant, ainsi que le légendaire lac de Van (plutôt du côté de la frontière avec l’Iran).

Nous avons atterri à Antalya, ville que nous n’affectionnons guère, particulièrement en été: la ville est bondée de touristes, elle ne présente pas de grand intérêt à part la vieille ville de Kaleci, qui frise le Montmartre turc et le musée aux tarifs absolument prohibitifs (en revanche, les sites archéologiques des alentours valent le détour (outre les classiques Aspendos, Pergé et consorts, j’ai un véritable attachement pour Termessos, qui doit être la ville grecque la mieux conservée au monde et dont le site, difficilement accessible, est largement épargné par les groupes de toutous en shorts qui, pour une fois, suivent l’exemple d’Alexandre le Grand et renoncent à la prendre d’assaut. L’autre site, isolé et très touchant, est l’ancienne cité de Selgé, que nous avons visitée l’an dernier sans prendre la mesure des conditions d’acheminement et de logement et qui, pour ces raisons, a donné son nom au « plan Selgé », c’est-à-dire au plan foireux pour lequel on se demande comment cela se finira, juste quand il est trop tard pour faire demi-tour – je vous raconterai cela une autre fois – mais c’était génial).

Nous avons donc atterri à Antalya, que nous avons immédiatement quittée, rejoignant directement l’Otogar (la gare routière – oui, le turc a un côté langage SMS – nouvelle orthographe pour les nombreux mots qu’il emprunte au français). L’objectif était de prendre un bus de nuit pour une destination encore libre, quelque part loin vers l’Est, en fonction des bus qui partiraient encore. Nous arrivons à l’otogar à 17h50, avisons que deux bus partent pour Malatya à 18h, fonçons vers les guichets des compagnies. Au premier guichet, point de vendeur, mais un monsieur du guichet voisin s’adresse à nous, comme cela arrive couramment. Nous lui disons que nous partons pour Malatya, il nous embarque vers un autre guichet, par derrière, nous dit que c’est le dernier bus, fait établir les billets, me les met dans la main… et nous annonce que le bus part… à 21h! Mais, bredouillons-nous (en anglais), il y en a un à 18h – Il est plein! Bon. Juste avant de régler, je regarde quand même le billet. Sage précaution! Nous serions partis pour Göreme, c’est-à-dire pour la Cappadoce, région ultra-touristique  (très belle) dans laquelle nous ne souhaitions pas nous rendre. In extremis, il nous entraîne vers un autre guichet, où la vendeuse passe un coup de fil en urgence L’homme nous entraîne au pas de course vers les bus, puis à la sortie de l’otogar. Nous suivons sans savoir exactement où se trouve le bus, et donc où nous allons,. Nous finissons par atteindre le poste de contrôle de la gare, où l’homme nous fourre dans notre bus (le dernier!) qui nous attendait avant une longue route de 14h. En revanche, nous n’avions pas de place réellement attribuée, de sorte qu’on nous a fait changé de place à plusieurs reprises dans la nuit, au fur et à mesure que le bus se remplissait…

Au petit matin, nous arrivons à Malatya, ville peu fréquentée par les voyageurs mais qui mérite que l’on s’y arrête (sauf si l’on est diabétique!). C’est la ville des abricots, et nous en avons profité. Dès l’hôtel, on nous offre quelques abricots: à ce moment, inconscients de ce qui nous attendait, nous en profitons pleinement. Nous mettons à profit l’après-midi pour visiter la ville et son bazar, ce qui nous vaut de nombreuses sucreries offertes (mûres blanches séchées – « dut » en turc -, pâte d’abricots aux pistaches de Gaziantep, aussitôt renommée par nos soins « çok güzel » – « très bon », mais la traduction française ne rend pas compte de la saveur de cette expression constamment utilisée dans le pays -, « atom » (boule de pâte d’abricot plus proche d’une confiture épaisse, roulée dans les pistaches et autres fruits secs), abricots séchés au soleil (de grandes étendues d’abricots en cours de séchage sont ménagées dans le bazar) et, bien sûr, abricots frais.

Le lendemain, nous partons pour Battalgazi, l’ancienne Malatya: le village s’est construit dans les ruines de l’ancienne ville et on peut rencontrer un minaret de mosquée ou un tombeau de saint au milieu des champs d’abricotiers. Passons sur les 40°C à l’ombre (quand il y en a). Nous nous promenons donc, passons devant une petite école coranique, à la grande joie des enfants, saluons un vieux monsieur qui nous propose… des abricots, qu’il cueille sur les arbres qu’il possède au pied de sa maison. Non pas un, ni deux, ni dix abricots… Non, plutôt trois kilos, dans un grand sac plastique (poşeta) Nous pique-niquons sur le bords d’un champ. Plus loin, une famille trie des abricots au pied d’un arbre, comme partout dans le village. La mère vient jusqu’à nous et nous propose de venir voir leur travail. Je la suis donc, mon époux finit par nous rejoindre et ils finissent par nous inviter à déjeuner. L’histoire se finit par un gros sac de six kilos au moins d’abricots, qu’il a fallu transporter, avec les trois autres jusqu’à Malatya puis dans notre périple en bus.

Pourquoi cette longue narration? Parce que la générosité et l’accueil des habitants ont été exceptionnels pendant tout notre voyage, comme lors du précédent, et parce que la recette  que je vous propose est celle d’un plat servi lors de ce repas mémorable. Il s’agit du çaçik (prononcer tchachik), une sorte de soupe froide qui, comme son nom l’indique, rappelle le tzaziki de l’ennemi voisin  de l’Ouest. Ce plat est servi en accompagnement d’autres plats (nous l’avons testé en rentrant avec une bonne pizza maison, tomate-viande de boeuf) mais il se mange très bien tout seul.

çaçik

Les proportions sont un peu au pif, comme souvent dans la cuisine quotidienne

  • 1/2 concombre
  • 400g de fromage blanc épais ou de yoghourt grec (le yoghourt turc se ne trouve pas aisément en France)
  • 1/2 verre d’eau
  • 1 cuiller à soupe d’huile d’olive
  • 5-6 grandes feuilles de menthe fraîche taillée finement.
  • sel pour ceux qui le souhaitent

Râpez le concombre finement et le mettre à égoutter dans une passoire (je ne mets pas de sel pour le faire dégorger car je n’aime pas le sel, pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris. En revanche, on peut le presser pour faire couler l’eau plus vite). Mélanger au yoghourt, ajouter les autres ingrédients et laissez reposer un peu au frais.

C’est prêt!

Et comme je suis la reine des promesses difficilement tenues: photos bientôt! (là, j’ai un article à rendre – déjà!).

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En passant…

Je sais que j’ai bien déserté ce blog, mais je vous assure que je n’ai pas été oisive. Outre les cours et la recherche habituels, j’étais, ces derniers mois, prise dans ces aventures (euphémisme) que d’autres partagent. J’étais donc prise dans la campagne (non pas « à la campagne », ce serait trop reposant).

J’ai aussi fêté un anniversaire important et – allez savoir pourquoi! – les cadeaux se sont partagés entre cuisine et livres (parfois les deux en même temps). J’ai donc pu tester de nouvelles choses, comme la tarte « salée » à la rhubarbe (qui est plutôt fondée sur un sucré-salé, parfaite pour pique-niquer. Attention, il faut s’y prendre bien en avance ou, mieux, la veille au soir.

Tarte fraîcheur à la rhubarbe et au gingembre de Fannie Denault:

Pour la pâte:

  • 240g de farine de blé T110
  • 1 cuiller à café de gingembre moulu
  • 100 mL d’huile d’olive
  • 50 mL d’eau froide (la recette originale donne 100 mL, mais c’est beaucoup trop. Si vous tenez à cette quantité, prévoyez environ 25g de farine en plus)
  • 1 cuiller à soupe de miel liquide (j’ai pris du miel de châtaignier, qui a un goût assez prononcé, ce qui n’est pas pour me déplaire)

Pour l’appareil:

  • 500g de rhubarbe coupée en tronçons
  • 200 mL de lait (lait de soja dans la recette originale)
  • 1 cuiller à soupe de fécule de maïs
  • 240 g de fromage de chèvre crémeux (j’ai pris des chèvres frais)
  • 1 cuiller à café de gingembre moulu

Préchauffez le four à 190°C (th. 6-7)

Dans un saladier, mélangez la farine et le gingembre. Faites un puits et versez-y les reste des ingrédients. Mélangez.

Étalez la pâte dans un moule à tarte et garnissez-la des tronçons de rhubarbe.

Battez ensemble le lait, la fécule de maïs et le fromage de chèvre. Versez l’appareil sur la pâte et la rhubarbe et saupoudrez du gingembre moulu.

Enfournez pour 50 min à 1h de cuisson. Laissez complètement refroidir puis placez la tarte au réfrigérateur pour au moins 2h. Servez bien frais.

Tiré de L’Atelier bio. Ingrédients, recettes et savoir-faire, Sète, La Plage, 2008, p. 128.

Ce que j’apprécie beaucoup dans cet ouvrage, c’est le choix de cuisiner les produits de saison. Le livre est organisé en fonction des saisons et ne propose d’utiliser que des produits effectivement compatibles. Et surtout, c’est un ouvrages de blogueuses, c’est-à-dire un ouvrage qui propose des recettes effectivement testées!

La photo est prête, mais là, je croule sous les copies et les articles à boucler.

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Fan(es) de carottes !

Je poursuis sur ma lancée « Rien ne se perd, tout se cuisine! ». A l’occasion d’un pique-nique très professionnel (les présents le confirmeront) au jardin du Luxembourg, j’ai tenté une nouvelle expérience afin de goûter ces petites choses que l’on écarte régulièrement en cuisinant et qui finissent malheureusement à la poubelle. Après les verts de poireaux, j’ai testé… les fanes de carottes!

Pour l’occasion, j’ai mixé les fanes avec un fromage de chèvre frais pour obtenir une crème à dipper à l’aide de bâtonnets de… carottes, bien sûr! Autre possibilité, testée le lendemain avec les restes: on peut intégrer la crème à des pommes de terres sautées, en fin de cuisson. Petit goût chlorophyllé et légèrement amer pas mauvais du tout!

creme_fanes_carottes

Crème fan de carottes :

  • 200g de chèvre frais
  • les fanes de 6 belles carottes
  • 1 cuiller à soupe d’huile d’olive

Détachez les fanes de carottes de la tige principale et mixez-les avec 200g de fromage de chèvre frais et 1 cuiller à soupe d’huile d’olive. C’est prêt, et c’est meilleur préparé la veille !

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« pan pan pan, pan pan pan, belle Bérengère… »

Ah ah ! Changement de siècle pour la citation… Mais je ne devrais pas prendre les lycéens à la glue avec ce billet. En revanche, Ronsard et son « Mignonne, allons voir si la rose… » ont un succès fou en ce moment : le nombre de visites inopinées de lycéens en perdition explose depuis quelques jours. Il faut croire qu’une horrible prof de français a donné le poème en commentaire, à rendre pour le retour des vacances d’hiver et que certains s’y prennent un peu au dernier moment !

Bon, passons aux choses sérieuses, car je suis débordée en ce moment (pour changer…) !

Quand on cuisine, il y a souvent – trop souvent même – des restes. Avant de me lancer dans le gratin d’épluchures de navets ou dans la tarte aux feuilles d’artichauts, je teste ce qui a encore l’air comestible. Cette fois, le challenge portait sur des verts de poireaux dont les blancs avaient dû servir à la confection d’une tarte. Point de racisme chez moi! Pourquoi privilégier les blancs et jeter les verts? La soupe ou le bouillon, c’était trop simple. J’ai donc opté pour des raviolis vapeur aux verts de poireaux, trouvés chez Popeline. Nous étions très contents du résultat, mais il me semble qu’il y a encore un petit truc à ajouter : je ne sais pas encore quoi, mais je trouverai !

raviolis de verts de poireaux

Raviolis aux verts de poireaux :

Pour deux personnes :

  • 100g de farine
  • verts de poireaux (pas d’idée du poids, mais cela tenait, bien tassé, dans une boîte d’1L de glace. Le vert de 4 poireaux? Popeline indique 200g)
  • 2 cuillers à soupe d’huile d’olive
  • eau
  • 1 yoghourt nature
  • sel
  • 1/2 gousse d’ail
  • 1 cuiller à café de curry (2 cuillers à soupe chez Popeline)

Découpez les verts de poireaux en tout petits morceaux. Faites-les fondre doucement dans de l’huile d’olive avec le curry.

Mélangez la farine, l’huile et un peu d’eau, afin d’obtenir un pâte élastique et non collante. Etalez la pâte le plus finement possible. Découpez des carrés et disposez-y une bonne portion de verts de poireaux. Fermez les raviolis et appuyez bien sur les bords. Déposez-les dans le cuit-vapeur et faites-les cuire une vingtaine de minutes.

Pendant ce temps, mélangez le yoghourt avec une demi-gousse d’ail écrasée et un peu de sel.

Il ne vous reste plus qu’à servir vos raviolis avec le yoghourt salé. Bon appétit !

La prochaine fois, j’essaie les raviolis aux griottes!

Pour les photos, je sais que je n’assure pas trop en ce moment, mais je les mets le plus rapidement possible en ligne, même si elles ne sont pas superbes pour l’éclairage… Les photos de nuits en lumière artificielle, il y a mieux, je sais. Vivement les beaux jours !

PS : à celle qui est arrivée sur ce blog en pianotant « voilà, je me suis encore goinfrée ! », je tiens à dire que je suis extrêmement vexée. ON NE SE GOINFRE PAS CHEZ MOI !!! Non mais dites donc !

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Enfin la pendaison de crémaillère !

Voilà ! J’ouvre un blog et je ne suis pas capable, ensuite, de le tenir à jour… Il faut bien avouer que cette semaine fut coriace : suite de la rentrée universitaire, avec cette année un double temps plein; constitution de dossiers scientifiques, thèse et pendaison de crémaillère. Je n’ai pas été bien originale pour cette pendaison, mon emploi du temps ne me l’a pas permis. J’ai donc réemployé des « classiques-qui-marchent-à-tous-les-coups » et testé quelques recettes plébiscitées sur d’autres blogs, en particulier sur ceux de Lavande et de la Turtle. Globalement, je me suis consacrée à la partie salée, abandonnant le sucré aux amis. Peu de photos, malheureusement, cela m’est complètement sorti de la tête et je n’ai pu taquiner de l’appareil photo que le lendemain.

tartelettes de tapenade

Au menu, nous avions donc:

  • des tartelettes de tapenade verte ou noire, de crème d’artichaut ou de poivron (j’ai déjà chanté ces tartinades dans d’autres billets). Pour les tapenade, tartelette à base de farine d’épeautre, pour la crème d’artichaut et la crème de poivron, tartelette à la farine de blé intégrale T 150.
  • une crème de potimarron et noix de cajou à « dipper » avec de petits crackers maison à la farine de châtaigne, subtilisés sur le beau site de Lavande. C’était l’occasion de découvrir la purée de noix de cajou et je n’ai pas été déçue. Il m’a fallu une grande force de volonté pour ne pas finir le pot à la petite cuiller. Autre découverte: la farine de châtaigne, que je lorgnais depuis longtemps – mais je suis parfois frileuse en cuisine… J’ai peur de proposer une catastrophe ! En fait, la farine de châtaigne apporte un goût sucré tout délicat que je compte exploiter désormais sous de nouvelles formes. A moi les nouveaux horizons !
  • des muffins aux légumes, déjà déclinés sur ce blog et vite engloutis malgré leur nombre

Et pour le sucré, j’ai commis le fameux fondant au chocolat « tuerie » découvert sur le site de la Turtle mais qui circule sur la blogosphère depuis quelque temps. Le format « muffins » était idéal, mais tous n’ont pas pu y goûter…

Comme il n’y avait pas assez de chocolat, Judith a gentiment apporté un délicieux gâteau au chocolat et crème de marron, soutenu par le gâteau au chocolat de Cécile, derrière lesquels se profilaient les deux boîtes de chocolats de Laurence et de Guillaume. Il était un foie…

creme de potimarron

Crème de potimarron à la noix de cajou et ses crackers de châtaigne :

  • 250g de potimarron cuit
  • 1 cuiller à soupe de purée de noix de cajou
  • du curry, mais pas trop
  • 1 verre de farine de châtaigne
  • 1 verre de farine blanche
  • graines de sésame
  • 6 cuillers à soupe d’huile d’olive
  • 1 verre d’eau

Mélanger le potimarron en purée, la purée de cajou et le curry. Conserver au frais.

Dans un saladier, mélangez la farine, les graines de sésame, l’huile et l’eau. Etalez la pâte finement et découpez-la afin d’obtenir les crackers. Enfournez sur une plaque à 180°C et surveillez de près. Laissez refroidir.

Vous remarquerez sur la photo que mon Cobaye commence à avoir des goûts de luxe : il m’a réclamé des crackers en forme de pomme… Pourri gâté !

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Une « rescapée des fabulettes » aux fourneaux

Vendredi soir, nous avons eu la chance d’assister au concert-jubilé d’Anne Sylvestre. Je fais partie de ces « rescapés des fabulettes » et « amoureux d’la p’tite Josette » qu’elle évoque dans son dernier album, mais j’ai découvert ses autres chansons (l’essentiel de sa carrière) il y a un peu plus de dix ans et je ne me lasse pas de son amour des mots drôles et doux-amers à la fois. Elle m’accompagne à toutes les étapes de la vie entre coups de gueule et bruit de grelot. Je doute qu’il reste encore des places pour les prochains concerts, car elle a un public très fidèle (la salle a fini debout), mais si vous avez l’occasion de vous y rendre ou de découvrir ses chansons, sautez sur l’occasion !

La période n’est pas facile pour la création culinaire ! Je recycle plus que je ne cherche. Mais la semaine dernière, j’ai lu sur le blog de Touriya une recette de briouat qui me tentait bien et qui associait figues fraîches, chèvre et miel. De quoi séduire les papilles les plus difficiles… Je l’ai vite testée – et adoptée ! Et aujourd’hui, je l’ai adaptée en remplaçant les figues par des myrtilles. A décliner selon les envies pour des entrées fines et savoureuses !

briouat chèvre myrtilles

Briouat de Touriya :

  • feuilles de bricks
  • figues (ou myrtilles: dans ce cas, n’hésitez pas à être généreuse, mais attention au jus)
  • petits chèvres frais
  • miel de châtaignier
  • ras-el-hanout (mélange d’épices typiquement marocain que l’on trouve, sous forme plus fade, dans tous les supermarchés)

Sur une feuille de brick, déposez une figue ou une demi-figue (selon sa taille), un (ou un demi) chèvre frais, une pointe de miel et une pincée de ras-el-hanout. Pliez la feuille de brick (en triangle par exemple). Répétez l’opération autant de fois que nécessaire et enfournez l’ensemble une dizaine de minutes à 180°C.

Et vous, avec quel fruit tenterez-vous l’expérience ?

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L’arrière petit-cousin de la demi-soeur du beau-frère des gazpachos de Claire

Dans un précédent message, Claire P. des Nourritures terrestres proposait, si le soleil daignait montrer le bout d’un rayon ce week-end, un échange de recettes: elle s’engageait à tester mon mille-feuille figues-aubergines (attention à ne pas trop le sucrer !) et je me lançais dans ses gazpachos. Comme je n’ai aucun avenir en politique, j’ai relevé le défi et tenu (partiellement) mon engagement. Bon, je n’ai pas tout-à-fait suivi sa recette : j’ai oublié le concombre au marché, mon basilic, assailli par les cochenilles, rend l’âme, j’ai craqué sur une botte de thym frais et j’ai légèrement changé les proportions. Chassez le naturel…

gazpacho

 

Gazpachos pas très académiques :

  • 1 poivron rouge
  • 4 tomates
  • huile d’olive
  • 1/2 gousse d’ail
  • thym frais

Faire fondre les lamelles de poivron dans l’huile d’olive, à la poêle. Mixez-les avec les tomates, l’ail et le thym (à doser en fonction de votre goût). Réservez au frais pendant au moins deux heures.

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