Et maintenant… Que vais-je faire?

Question lancinante qui me trotte musicalement dans la tête.

Chers amis lecteurs ou passants d’un clic, j’ai ENFIN une grande nouvelle à vous annoncer. Après quatre ans et demi de gestation (oui, c’est digne d’un pachyderme, comme l’ont fait gentiment remarquer mes petits étudiants picards), j’ai déposé ma thèse. Oui, oui… Vous avez bien lu! Son petit nom est un peu compliqué, je ne sais pas si je peux vous le donner.  Je ne l’ai pas encore pesée, comme pour les nouveaux-nés, mais je peux déjà vous dire qu’elle fait 655 pages, avec les annexes (pauvre jury!). Pour ceux que cela intéresse, la soutenance aura lieu le mercredi 17 juin 2009, en Sorbonne. Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à vous manifester (au cas où j’oublierais certains dans le mail d’invitation). Les soutenances sont publiques, tout le monde peut venir (pis j’aurai besoin de soutien: cinq heures sous la mitraille! Oups! Je n’aurais pas dû dire que cela durait cinq heures…).

religieuse violette

Après avoir laissé passer mon anniversaire, délaissé la cuisine et n’avoir pas assez tourné à mon goût à la ronde des obstinés, je vais pouvoir rattraper un peu de temps. Par conséquent, je reprends le cap des recettes militantes et m’efforce de vous expliquer au plus vite les raisons de la grève des universités, qui dure depuis plus de trois mois, face à un gouvernement sourd et irresponsable. J’insiste sur le fait que ce n’est absolument pas un mouvement corporatiste, tout le monde est concerné. Je commencerai par le démantèlement de l’école républicaine (dont une bonne part porte le doux nom de « masterisation »), dont nous refusons de nous rendre complices.

Pour l’instant, je profite des beaux jours (j’ai découvert que nous étions au printemps, qu’il y avait des fleurs et des petits oiseaux), tout en me promenant avec une pancarte ridicule proposant aux passants et à mes compagnons de train / métro / RER / bus de leur expliquer les raisons d’une grève qui dure et qui n’est pas honnêtement relayée par les media traditionnels (sauf France inter et France culture, oui, Hélène). Super efficace aussi, comme technique, dans les vide-greniers printaniers.

En attendant, un lien utile: Sauvons l’Université. Et quelques explications par Yoric.

C’était un billet pour donner des nouvelles à tous ceux (très nombreux, je le sais), qui se demandaient où j’étais passée.

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3 commentaires »

  1. Hélène said

    En voilà une superbe nouvelle! Je parle de la thèse bien sur parce que pour la grève de l’université… Belle idée de se promener avec une pancarte pour expliquer aux gens, courageuse et probablement assez efficicace si beaucoup s’y mettent.
    Au cas où tu aurais un peu (mais juste un peu) de temps pour les expériences culinaires et un lilas encore fleuri sous la main, je te conseille le clafoutis aux pommes et au lilas : tu fais un simple clafoutis aux pommes mais en utilisant du lait dans lequel tu as fait macérer des fleurs de lilas au moins 12 heures avant et que tu filtres. C’est vraiment pas mal. Je vais me dépécher d’en faire un deuxième avant que mon lilas ne fâne définitivement.

  2. Papillon said

    Je l’ai deja dit a ton homme, et je te le repete : felicitations pour la these !

  3. pernette said

    Merci à toutes les deux!
    Sur la pancarte en bandoulière, en l’occurrence, cela se passe plutôt bien , sauf exception rare (des gens qui pestent sans écouter et pour certains, officiellement encartés à l’UMP: ces cas se comptent, en trois mois et pour deux enpancatés, sur les doigts d’une seule main). Deux constats: 1) nos concitoyens ne sont absolument pas au courant de ce qui se passe et ne sont pas conscient que les réformes contre lesquelles se battent les universités (qui ne se réduisent pas à 8 ou 10 irréductibles) touchent directement tous les Français et leur avenir proche et plus lointain 2) beaucoup de réactions positives de soutien, ce dont nous ne nous rendons pas nécessairement compte, en paranoïaques complexés que nous sommes. Cette pancarte me fait un bien fou au moral, car je me rends compte du soutien global que nous rencontrons, alors que je m’attendais à beaucoup d’agressivité et de violence verbale. Il a fallu du courage au début (d’autant que je suis timide), mais très rapidement plus du tout.
    Côté cuisine: pas de lila à l’horizon, hélas!
    Bon, et il serait temps que je remplisse mes obligations et que j’explique les réformes comme promis. Mais c’est que cela prend beaucoup de temps, la grève active (doublée d’une préparation de colloque en tant qu’organisatrice – bah oui, les universitaires sont des feignasses! – et d’une soutenance de thèse).

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