La malédiction du yoghourt: ça devient n’importe quoi!

Suite de mes « aventures yaourtières », comme les appelle Dorian…
Une étude comparée des résultats selon les types de pots employés m’avait amenée à considérer que tout cela n’était qu’une question de répartition de la chaleur: la mixture contenue dans les pots en terre ressemblait plus à du yoghourt que celle qui avait séjourné dans les pots en verre. Cela avait même franchement une tête, une texture et un goût de yoghourt. Le problème est qu’il n’y avait qu’un pot de ce type…

Troisième tentative :

J’ai donc décidé de mettre de l’eau très chaude au fond de ma casserole et de faire tenir, juste au-dessus, le panier de la cocotte avec les yoghourts dedans, histoire qu’ils ne touchent pas l’eau mais d’avoir une belle étuve. Pour la préparation de « la chose », j’ai suivi la même procédure que la fois précédente (50% de lait bouilli, 50% de lait à température ambiante, puis un yoghourt battu). J’ai bien refermé la cocotte et j’ai laissé reposer cinq heures. Cette fois-ci, c’est la bonne!

… ou pas…

Cinq heures après, la préparation était liquide.

J’ai repris les choses en main. L’eau contenue au fond de la cocotte avait complètement refroidi: c’était logique, donc, que les yoghourts ne prissent point (réflexe de prof de français…). Et là, c’est franchement devenu n’importe quoi.

N’im-por-te-quoi.

Tout ça, c’est visiblement un problème de conservation de la chaleur. J’ai par conséquent eu recours à des expédients extrêmes, à des danses vaudou et à des formules inouïes depuis de longs siècles.  Une drôle de bête est alors apparue sur ma cuisinière.

troisième essai de yoghourt version polaire

Vous le voyez, j’ai surtout eu recours à une arme de choc: le châle en fourrure polaire, enroulé autour d’une cocotte-minute remplie d’eau bien chaude dans laquelle sont plongés les pots de yoghourts.

A côté de cela, j’ai vidé la moitié des pots liquides dans une boîte isotherme de camping. La mixture n’était plus très chaude, mais j’ai déposé la boîte fermée dans un sac lui aussi isotherme (à fermeture éclair: les vrais de vrais!) avec, pour lui tenir compagnie… une bouillotte bien chaude! Histoire de comparer les résultats, je n’avais plus rien à perdre…

Résultat le lendemain matin: enfin quelque chose qui ressemble à du yoghourt! Alors, pas encore parfaits, certes, ils ont eu un peu chaud, cette fois, mais parfaitement mangeables, pas glaireux (mais pas parfaitement fermes encore). Enfin, ceux de la cocotte en tenue de ski ont eu chaud. Ceux de la boîte de camping aurait aimé avoir un peu plus chaud, ils étaient un peu liquides, mais parfaitement mangeables.

Quatrième tentative :

Les yoghourts ratés de la semaine précédentes dormaient au fond du réfrigérateur. L’un avait servi à deux pains, un autre à un gâteau. Et le reste s’ennuyait ferme. Je me suis dit qu’il était peut-être possible de les rattraper, malgré la visquosité de la bête… J’ai donc vidé mes pots, battu l’ensemble, réparti dans les pots, repassé à la cocotte, les pieds (et le corps) dans l’eau bouillante. J’ai emmitoufflé ma cocotte, et le lendemain matin… des yoghourts! Vi! Bon, pas mal de petit lait, de petites peaux, parfois un peu granuleux, mais globalement crémeux, un peu acides comme j’aime et… bons. Je tiens le bon bout!

La prochaine fois, c’est la bonne! J’y crois!

Photos très vite!

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