Un nouvel an pas comme les autres (ou pas)

Je suis de retour… sur la blogosphère et en France ! Je ne m’attarderai pas à vous souhaiter à toutes et à tous une belle année, pleine de nouvelles recettes, ingrédients bizarres, épices en tous genres et emporte-pièces plus fous les uns que les autres. Je suis certaine que d’autres l’ont déjà fait. Passons aux choses sérieuses.

Pour commencer, et comme je n’aime pas faire comme les autres, je ne vous parlerai pas de ce que j’ai concocté pour le réveillon de Noël ou pour le nouvel an, tout simplement parce que je ne me suis pas mise aux fourneaux. Le 24 au soir, dans l’Atlas, nous avons dégusté une bonne soupe aux légumes marocaines et profité de quelques brochettes sauvées de l’Aïd. Et le 31… voici ce que nous avons fait subir à nos papilles :

plateau repas

Comment ça, cela ne vous tente pas ?! Bon, d’accord, comme nous ne nous sommes pas souhaités une bonne année dans l’Orlybus mais au chaud chez nous, j’ai fait quelques blinis à la dernière minute pour accueillir un peu de saumon fumé, soigneusement mis de côté dix jours plus tôt à côté de la bûche glacée. Et surtout, pour accompagner le dessert, un bon thé à la menthe fraîche, achetée la veille au souk.

Vous l’avez compris, nous étions au Maroc. Mais attention, pas Maroc-plage ou Maroc-toutous. Non. Nous, nous prenons les taxis collectifs sur les routes de montagne, nous crapahutons dans lesdites montagnes comme des chèvres sur les arganiers et nous nous effondrons, le midi, devant une boîte de sardines à l’huile pour deux, fourrées dans un bout de (bon) pain et quelques olives à côté. Ou bien devant un tagine aux oignons et aux légumes ayant mijoté toute la matinée sur ses braises dans une petite gargote de rien du tout (ça, c’est pour les jours où nous sommes en zone civilisée). Bref, amateurs de spa et de séjour gastronomique s’abstenir (quoique… pour ce type de tagine, bien meilleurs que dans les restaurants officiels, c’est à revoir…).

Au Maroc, l’une des grandes traditions, désormais bien connues, est le thé à la menthe. Dès qu’un invité arrive à la maison, dès que l’on rencontre un ami dans la rue ou que l’on bavarde quelque temps avec lui, c’est l’heure du thé à la menthe. Parfois, dans les coins reculés où la menthe n’arrive pas, on la remplace par de l’absinthe (appelée chibaa) ou même par du thym (expérimenté chez un paysan de Aït Mansour : cardiaques s’abstenir). La version menthe reste la meilleure, surtout si elle contient peu de thé. En revanche, contrairement aux habitudes occidentales, c’est un thé très sucré. Je me rappelle, il y a une quinzaine d’années, avoir vu faire le thé chez une famille d’une façon qui aurait fait pâlir un diététicien malgré le soleil qui tombe à la verticale. Car dans une théière d’un demi-litre, j’ai vu de mes yeux vus entrer un pain de sucre entier. Non qu’il entrât immédiatement dans la théière, deux fois plus petite que lui : la maîtresse de maison le faisait tourner pour qu’il fonde peu à peu. Mais je vous confirme qu’au final, nous avons bien bu un pain de sucre à la menthe !

Je vous livre ici une façon de préparer le thé à la menthe. J’utilise systématiquement de la menthe fraîche car je trouve que la menthe séchée à un goût très différent et je n’aime pas le résultat. Quant au thé à la menthe du commerce, à réserver aux amateurs de chewing-gums.

Pour la théière, préférez une théière en métal argenté. Les théières en terre cuite ou en céramique donnent un résultat très différent et un peu fade à mon goût.

thé à la menthe

Thé à la menthe :

pour une théière d’un demi-litre.

  • 1 petite cuiller à café de thé vert type « gunpowder »
  • 1 botte de menthe (de quoi remplir la théière)
  • 4-5 sucres (à doser en fonction du goût: là, j’annonce un dosage en baisse par rapport aux critères officiels, mais cela reste bien évidemment bien sucré et pas très diététique)
  • facultatif: pignons, eau de fleur d’oranger.

Faire bouillir l’eau. Ebouillantez la théière, videz l’eau. Déposez le thé vert dans la théière, versez un peu d’eau bouillante afin de nettoyer le thé et surtout afin de lui ôter un peu de son amertume. Videz à nouveau l’eau. Ajoutez la menthe (ne lésinez pas sur les quantités) et le sucre (ne lésinez pas non plus sur les quantités censuré). Ajoutez l’eau et laissez infuser trois minutes.

C’est l’étape de l’oxygénation du thé : versez du thé dans un verre et videz le verre dans la théière. Répétez l’opération plusieurs fois. Goûtez jusqu’à ce que le résultat vous convienne.

On peut ajouter dans le verre à thé une feuille de menthe fraîche, quelques pignons de pin ou encore une pointe de fleur d’oranger – mais, ça, c’est la version de luxe.

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2 commentaires »

  1. Léopold said

    Bon ben alors c’est moi qui me dévoue: bonne année, pleine de recettes et ingrédients bizarres! 😀

    Content que votre voyage se soit bien passé et que vous soyiez de retour parmi nous!

  2. $ha said

    wahhh ils se sont pas foulés pour le 31!!!!
    le thé à la menthe me rappelle quand je suis allée en Tunisie!

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