Après l’envie d’Italie, le retour d’Italie!

Pour vous rendre tous fous de jalousie: je viens de passer une très jolie petite semaine de vacances à Venise avec mon fiancé. Et outre le kilogramme de tomates séchées, les 700 g de parmesan et la bouteille de lemoncello que nous avons rapportés, nous avons lesté notre sac d’un paquet de riz pour faire… du risotto.

Je vous explique : j’adore le risotto, j’en rêve à longueur d’année mais… j’oublie toujours d’acheter le riz « spécial risotto », que l’on ne trouve pas si aisément en France. En revanche (allez savoir pourquoi !), mes neurones se sont reconnectés dans le Cannareggio et nous avons acheté le fameux paquet de riz. Vous rendez-vous compte ? douze heures et demie dans le train de nuit pour un paquet de riz (oui, juste pour le paquet de riz, parce que Venise, hein…) et même pas capable de penser à la bouteille d’huile d’olive !

Pour ce risotto du week-end entre amoureux avant de reprendre les cours (et de voir repartir mon cher et tendre dans sa fac berruyère), je me suis inspirée de la version vodka (une version lemoncello ne m’inspirait pas vraiment confiance) d’une copine, Sophie, et j’y ai ajouté quelques morceaux de tomates confites (piochées subrepticement dans le pot du billet précédent).

risotto à la vodka

Russ-otto :

  • 150 g de riz pour risotto

  • 1/2 L de bouillon (j’utilise du bouillon de légumes, sans sel, que j’ai trouvé au magasin bio. J’ai mis du temps à le trouver, mais je l’ai trouvé ! J’en ai assez de ces aliments beaucoups trop salés et rendent tout immangeable. Bon, je piquerai ma diatribe une autre fois… et je vous prouverai que l’on peut aisément manger savoureux sans ajouter de sel)

  • 1 oignon rouge pas trop gros

  • 1/2 gousse d’ail

  • 1 verre de vin blanc

  • 1 bonne cuiller à soupe de vodka (qui a complètement débordé au-dessus de ma casserole: il y en avait bien deux, et ce n’en était pas plus mauvais !)

  • Quelques tomates séchées et confites dans l’huile (d’olive)

  • poivre

Emincez les oignons, écrasez l’ail et faites-les fondre dans un fond d’huile (d’olive!). Quand tout a bien fondu, ajoutez le riz jusqu’à ce qu’il devienne translucide. Couvrez alors le riz d’une partie du bouillon et d’un peu de vin blanc (pas plus d’un tiers). Quand le riz a absorbé le bouillon, recouvrez-le à nouveau d’une partie du bouillon (et de vin blanc). Renouvelez l’opération jusqu’à ce qu’il ne vous reste plus de bouillon. Retirez le risotto du feu avant qu’il ait entièrement absorbé le bouillon afin qu’il reste bien crémeux. N’oubliez pas d’ajoutez la vodka avant la fin ! Très importante, la vodka… hic !

C’est le moment d’y intégrer le poivre, les tomates séchées ainsi que le parmesan rapé (qui sale le plat) et de ne pas tout dévorer trop vite afin de prendre une photographie du méfait. N’oubliez pas le verre de vin blanc pour accompagner votre risotto. Hic ! (bis)

Attention, la menace plane… Quand j’aurai trouvé de l’encre de seiche, je m’attaque au risotto alla nera, mon rêve… (dont m’a privé mon Cobaye à Venise, parfaitement dégoûté à l’idée de manger une mixture noire et des bouts de seiche – mais si je le fait de mes petites mains blanches (de craie), il le mangera peut-être !) . Vous êtes prévenus !

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8 commentaires »

  1. Sophie said

    Intéressante, ta version du risotto à la vodka… Je vais voir ce qu’on peut en faire, en gardant quand même la touche provençale. Sinon, si tu veux une base pour le risotto alla nera, j’ai ce qu’il te faut, ma tante m’ayant offert un super livre de recettes de risotto divers et variés (mais je t’en avais peut-être déjà parlé). Quant à l’encre de seiche, je crois qu’on peut en trouver à la poissonerie… Ah oui, et pour le riz italien, tu peux trouver de l’arborio au Monoprix, pour des prix raisonnables. Ca rend très bien avec des olives… Je te raconterai.
    Bisous et bon courage pour la semaine qui vient…

  2. merci pour cette ballade ultra montaine

  3. Hey! Quel plaisir de te lire à nouveau et d’avoir de tes nouvelles ma ptite Pernette! Et merci pour la réponse bien plus qu’encourageante!!!! 😉
    J’ai adoré ce ptit billet! « Russ’otto », « Hic ».. Je devrais essayer à la Vodka (mon dernier risotto en date: poires et gorgonzola.. ds un prochain billet!). Je suis plutôt habituée à faire des pâtes au saumon et à la Vodka (hic) et j’adooore ça!
    J’attends avec impatience ta diatribe (il n’y a que ça de vrai!!!) et que la menace du risotto alla nera soit mise à exécution! Oh et puis honte à ton fiancé.. je remettrais en cause le mariage moi s’il ne voulait pas de risotto à l’encre de seiche (tiens, tiens, c’est peut être bien pour ça que je suis une éternelle célibataire?!!!)
    Biz et bon dimanche!!!!

  4. pernette said

    Claire: un fiancé, cela se convertit… Il suffit d’avoir les bons arguments et surtout les bons ingrédients (beaucoup d’amour, cela sert aussi)! Et si je lui ai fait manger des pommes de terres noires, un risotto noir ne devrait pas être si terrible (bon, je m’aventure un peu car les fruits de mer et lui, cela fait deux. Je lui dirait que c’est un maquereau à la poêle acheté à la halle aux poissons… Ou que j’ai brûlé la sauce… Un truc du genre…).
    Franchement, c’est assez dur comme cela de trouver l’homme idéal 😉

  5. Hélène said

    Question bête, mais tu utilises quelle vodka? Parce que j’ai déjà essayé la vodka russe dans la cuisine et j’ai trouvé que, une fois l’alcool évaporé, il ne restait à peu près aucun goût. Mais il faudrait que j’essaye un risotto à ta façon, pour voir.

    Pour le risotto ala nera, il va sans dire que je partage ton rêve… C’est vraiment dommage d’être allée à Venise sans en profiter! Je n’ai pas trouvé d’encre de sèche à Lille mais il semblerait que la solution est peut être d’acheter une sèche entière avec l’encre chez le poissonier et de s’en servir pour faire le plat. Comme j’ai désormais un bon poissonier, je compte lui faire la commande un de ces jours.

    Merci pour ce blog fort alléchant!

  6. pernette said

    J’ai bel et bien utilisé de la vodka russe, avec une belle étiquette en cyrillique. En fait, comme j’ajoute la vodka en fin de cuisson, elle conserve tout l’alcool… et tout son goût. En revanche, je ne suis pas certaine que le petit Gabriel apprécie de téter du lait à la vodka…
    Pour le risotto alla nera, malheureusement, je m’entendais toujours répondre: « risotto per due! ». Dé-pri-mant. Mais comme à Paris on trouve de tout, pourvu que l’on cherche au bon endroit, je devrais parvenir à trouver de l’encre de seiche.
    Depuis, j’ai lu le risotto pera e gorgonzolla de Claire, sur Les Nourritures terrestres (lien dans la liste à droite): je sens que je ne vais pas tarder à m’y risquer…

  7. samuel fontenit said

    et le risotto au melon avec du porto blanc vous connaissez?c’est sublimement bon

  8. pernette said

    Cette dernière proposition est bien alléchante: dès que la saison du melon arrive, je tente l’expérience ! Merci pour cette jolie suggestion.
    Pernette.

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