Il a neigé à Van…

La terre a tremblé, et je n’ai pas souhaité en parler sur le moment. Parce que j’ai souvent trouvé cela indécent ou vain, un peu voyeur aussi. Maladroit, certainement.
Mais il y a deux mois et demi à peine, nous étions à Van. Il y a deux mois et demi, le dimanche qui précédait Ramadan, nous avons partagé avec une famille kurde adorable un pique-nique dominical au pied de la citadelle, le kale. C’était dans un jardin municipal, juste à côté de la vieille ville de Van, rasée par l’histoire sanglante (Van fut une importante ville arménienne où le génocide a laissé des traces poignantes au pied du kale).

Le matin, nous partîmes pour Yedi Kilesi… à pied. Le guide nous disait gaillardement que le village kurde et son église arménienne étaient à sept kilomètres de la ville, indiquant une très vague direction et suggérant de rentrer à pied. Qu’à cela ne tienne! Nous devions pouvoir y aller également à pied, malgré les 40°C.
Nous partîmes avec un peu moins d’eau que d’habitude (7 kilomètres, ce n’était rien!). Il fallut déjà trouver la bonne route, puis sortir de la ville. Ce fut long… Chacun nous disait que le village était loin, qu’il fallait une voiture (oui, nous avons fait de grands progrès en turc cette année). Nous n’en tînmes pas compte. Après de trèèèès nombreux kilomètres sous une chaleur torride, passe un tracteur qui nous prend en stop, chacun sur une roue. Il nous dépose peu de temps après à un croisement et nous indique la route de gauche… celle qui monte dru, dans la montagne!
Ai-je précisé qu’aucune voiture ne nous avait dépassés depuis que nous étions sortis de la ville?
Nous nous lançons donc dans l’ascension, après avoir remercié le conducteur du tracteur et son comparse. Une voiture (la seule de l’excursion) nous rattrape et nous prend en stop. Deux Stambouliotes profitaient de leur week-end pour visiter les environs de Van où ils étaient en mission. Nous atteignons le village reculé: quelques maisons de torchis, des moutons et des chèvres, des femmes qui lavent la laine fraîchement tondue… et l’église, ses fresques paléochrétiennes, des croix arméniennes qui parsèment les murs… Le gardien de l’église nous offre à chacun un verre de lait de chèvre que nous n’osons refuser. Les Stambouliotes boivent leur verre sans ciller. Nous buvons, plus inquiets, en nous disant que nous prendrons quelques médicaments ensuite.
Nous redescendîmes, grâce aux bons offices des Stambouliotes qui nous déposèrent dans le centre-ville de Van. Nous repartîmes pour la vieille ville et le kale, sur le bord du lac. Arrivant près du kale, nous repérons un jardin municipal (Atatürk, bien sûr, comme tout jardin qui se respecte). Nous étions dimanche et de nombreuses familles pique-niquaient, avec un petit barbecue et le samovar à leur côté, sous les arbres. Le soleil était plombant, il était temps de déjeuner. Nous pénétrons dans le jardin en nous enfonçant un peu, afin de ne pas nous asseoir trop près des familles qui, nous le savions désormais, ne manqueraient pas de nous inviter. Nous ne souhaitions pas profiter indûment de leur générosité. Nous nous posons donc dans un coin plus calme. À peine assis, nous sommes toutefois abordés par un jeune garçon qui nous propose timidement de nous joindre à sa famille. Nous ne pouvions pas refuser. Nous avons ainsi passé un large midi dominical avec un famille adorable: les trois filles et le garçonnet avec nous, le père au barbecue, la mère entre le petit groupe et le père… Quelques passes de volley-ball, ponctuées de complicité féminine (ah les hommes et le volley!) et de ballon atterrissant dans le barbecue du baba qui restait imperturbable…
Nous repartîmes pour l’ascension du kale, avec quelques brochettes et piments pour le soir (vous ai-je dit qu’il fallait le saler abondamment afin d’en rehausser le goût?), touchés par ce pique-nique généreux.

Dans quel état est Van? L’église de Yedi Kilesi est-elle encore debout? Comment vivent les habitants du village, sans leurs maisons?

Où est cette famille aujourd’hui? Toute la famille se porte-t-elle bien? Ont-ils encore un toit?

Hier, il a neigé à Van…

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Des boulangers au pays de Burada…

Lors de notre périple, nous avons parcouru de trèèèèès nombreux kilomètres (plus de 4500, sans l’avion) et rencontré beaucoup de monde. L’hospitalité n’est pas un vain mot dans ce pays, comme le précédent billet le soulignait déjà. Oui, mais quel pays?

La question se pose, et je ne prétends pas y répondre. Pour faire court, après la chute de l’empire ottoman, le traité de Sèvres (1920) prévoyait la création d’un état kurde. Mais dès 1923, le traité de Lausanne, à l’origine de la création de nombreux pays du Moyen-Orient, laisse de côté les aspirations des Kurdes en préférant miser sur la jeune république turque qui se constituait alors. Le XXe siècle a été ponctué par les revendications, pas toujours pacifiques, voire terroristes, des Kurdes à l’existence d’un état indépendant ou autonome (c’est ce qui existe en Irak) ou, tout simplement, à la reconnaissance d’une culture (et d’une langue) kurde. De fait, jusqu’à très récemment, la langue kurde n’était pas autorisée en Turquie et une très large part de la population n’avait donc par exemple pas accès aux media.

Nous avons pu constater combien les sentiments de la population kurde vis-à-vis de la Turquie pouvait être variés dans la région. C’est ainsi qu’à Bitlis, à l’Ouest du lac de Van, nous avons assisté à une conversation mémorable. Un homme nous explique qu’ici, nous sommes au Kurdistan, qu’il est kurde, que son voisin est kurde, que le voisin de son voisin est kurde… Voisin du voisin qui lui répond que non, lui, il est turc. La suite (en turc) donne en substance:

– Mais non, tu es kurde!

– Bah, non, je suis né en Turquie, je suis turc.

– Tu fais ch… T’es kurde: tes parents sont kurdes, tu parles le kurde…

– Je suis de culture kurde, mais je suis turc.

– Espèce de néo-nazi! (se tournant vers nous et le désignant du doigt) C’est un néo-nazi!

(Nous regardons le bout de nos pieds)

(le même, reprenant) sale néo-nazi!

– communiste, maoïste!

Et moi de vanter alors, en turc (sommaire), la beauté des lieux et du temps…

– Bitlis çok, çok güzel! Hem de Bugün sicak… Burada çok güzel!

Et tout le monde d’éclater de rire…

Le mot est sorti: « Burada » (ici). Cela a été notre mot-clef du voyage, pour désigner le pays où nous voyagions, lorsqu’on nous demandait si on aimait notre voyage, si c’était beau. Ne sachant pas à qui nous parlions – un Turc? un Kurde militant? un Kurde « intégré »? – nous ne prenions pas de risque… Oh oui, ici, c’est très beau. Et les gens sont très gentils!

Donc, au pays de Burada, les gens sont très gentils. En particulier (mais pas seulement), les boulangers sont extraordinaires. Je ne compte pas le nombre de fois où, passant devant un firini (ce sont en fait des i sans point: prononcer » feu(re)uneu »), un four, nous sommes repartis avec un pain tout chaud, sans avoir rien demandé – parfois, même, sans nous être initialement arrêtés. Ou bien, comme à Diyardakir (le deuxième i est encore sans point), où nous allons acheter du pain (cela nous arrivait, parfois) et où nous repartons sans avoir rien déboursé. « C’est pour nous », disent-il, en s’inclinant légèrement, la main sur le coeur. Des boulangers  (kurdes) de Diyarbakir (la ville a été connue, dans les années 90, particulièrement sanglantes, comme étant le fief du PKK) ont même fait mieux: lors de notre second passage, avant de prendre un bus de nuit vers Erzurum, nous avons même été nourris, et de façon royale! Thé, délicieux caviar d’aubergine chaud et pain lui aussi sorti du four. Nous n’avons pas tout de suite compris ce qui nous arrivait. Et quand nous avons malgré tout voulu leur acheter un pain, pour le voyage, le pain brûlant, tout juste sorti du four, nous a été une nouvelle fois offert (S’en est quand même suivi une séance photos).

Avec une telle générosité, nous nous sommes régulièrement trouvés avec des restes de pain durci. Nous n’avons pas eu le coeur de le jeter. Nous l’avons rapporté en France pour en faire… du pudding.

Pudding aux fruits secs

  • 150g de pain dur
  • 1/2 L de lait
  • 2 oeufs
  • 50g de sucre intégral (le sucre normal fonctionne très bien aussi)
  • 2 bonnes poignées d’amandes coupées en 3-4 morceaux
  • 2 bonnes poignées de raisins secs bien nettoyés et mis à gonfler dans du rhum
  • 3 cuillers à soupe de gingembre confit coupé en petits morceaux

Coupez (tant bien que mal) le pain du en petits morceaux (dans la mesure du possible). Versez le lait bien chaud sur le pain et laissez gonfler, jusqu’à ce que le pain se délite (y aller à la main si nécessaire)., pour obtenir un mélange homogène et pâteux. Selon le type de pain utilisé, il faut laisser tremper plus ou moins longtemps (plus le pain est blanc, plus c’est rapide). Ajoutez le sucre et les oeufs, puis les fruits secs (et le rhum restant!). Versez dans un moule (je le prends assez petit car nous aimons le pudding épais, à la maison) et enfournez à 180° (à four chaud) pour une quarantaine de minutes.

Photos… Vous savez!

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Les bonnes résolutions

Qui sait? Après une longue absence sur ce blog, peut-être parviendrai-je à mieux tenir le journal de mes essais culinaires de l’année. Au moins ne devrai-je plus, l’an prochain, passer ma vie dans les trains à courir d’un bout à l’autre de la France.

Il me semble que la meilleure manière de reprendre le fil de ce blog est de lier à nouveau cuisine et petites expériences de la vie. Et à ce sujet, nous rentrons tout juste d’un voyage sac à dos et transports locaux en Anatolie orientale ou Kurdistan turc. Pour ceux qui voudraient visualiser notre périple, nous avons voyagé dans les zones qui apparaissent en orange et en rouge sur le site du ministère des Affaires étrangères. Nous avions déjà approché cette zone l’an dernier (nous nous étions contenté de la zone orange, ce qui nous avait déjà occasionné quelques regards paniqués de la part d’amis, avant notre départ – « mais ils sont fous / suicidaires! » – ou, plus pragmatique, de la part de ma chef de département – « on compte sur vous pour les cours à la rentrée: ne vous faites pas enlever! ») mais cette année, je rêvais de voir deux sites: les ruines de la ville arménienne d’Ani, exactement située à la frontière avec l’Arménie, sur un site désolé et profondément émouvant, ainsi que le légendaire lac de Van (plutôt du côté de la frontière avec l’Iran).

Nous avons atterri à Antalya, ville que nous n’affectionnons guère, particulièrement en été: la ville est bondée de touristes, elle ne présente pas de grand intérêt à part la vieille ville de Kaleci, qui frise le Montmartre turc et le musée aux tarifs absolument prohibitifs (en revanche, les sites archéologiques des alentours valent le détour (outre les classiques Aspendos, Pergé et consorts, j’ai un véritable attachement pour Termessos, qui doit être la ville grecque la mieux conservée au monde et dont le site, difficilement accessible, est largement épargné par les groupes de toutous en shorts qui, pour une fois, suivent l’exemple d’Alexandre le Grand et renoncent à la prendre d’assaut. L’autre site, isolé et très touchant, est l’ancienne cité de Selgé, que nous avons visitée l’an dernier sans prendre la mesure des conditions d’acheminement et de logement et qui, pour ces raisons, a donné son nom au « plan Selgé », c’est-à-dire au plan foireux pour lequel on se demande comment cela se finira, juste quand il est trop tard pour faire demi-tour – je vous raconterai cela une autre fois – mais c’était génial).

Nous avons donc atterri à Antalya, que nous avons immédiatement quittée, rejoignant directement l’Otogar (la gare routière – oui, le turc a un côté langage SMS – nouvelle orthographe pour les nombreux mots qu’il emprunte au français). L’objectif était de prendre un bus de nuit pour une destination encore libre, quelque part loin vers l’Est, en fonction des bus qui partiraient encore. Nous arrivons à l’otogar à 17h50, avisons que deux bus partent pour Malatya à 18h, fonçons vers les guichets des compagnies. Au premier guichet, point de vendeur, mais un monsieur du guichet voisin s’adresse à nous, comme cela arrive couramment. Nous lui disons que nous partons pour Malatya, il nous embarque vers un autre guichet, par derrière, nous dit que c’est le dernier bus, fait établir les billets, me les met dans la main… et nous annonce que le bus part… à 21h! Mais, bredouillons-nous (en anglais), il y en a un à 18h – Il est plein! Bon. Juste avant de régler, je regarde quand même le billet. Sage précaution! Nous serions partis pour Göreme, c’est-à-dire pour la Cappadoce, région ultra-touristique  (très belle) dans laquelle nous ne souhaitions pas nous rendre. In extremis, il nous entraîne vers un autre guichet, où la vendeuse passe un coup de fil en urgence L’homme nous entraîne au pas de course vers les bus, puis à la sortie de l’otogar. Nous suivons sans savoir exactement où se trouve le bus, et donc où nous allons,. Nous finissons par atteindre le poste de contrôle de la gare, où l’homme nous fourre dans notre bus (le dernier!) qui nous attendait avant une longue route de 14h. En revanche, nous n’avions pas de place réellement attribuée, de sorte qu’on nous a fait changé de place à plusieurs reprises dans la nuit, au fur et à mesure que le bus se remplissait…

Au petit matin, nous arrivons à Malatya, ville peu fréquentée par les voyageurs mais qui mérite que l’on s’y arrête (sauf si l’on est diabétique!). C’est la ville des abricots, et nous en avons profité. Dès l’hôtel, on nous offre quelques abricots: à ce moment, inconscients de ce qui nous attendait, nous en profitons pleinement. Nous mettons à profit l’après-midi pour visiter la ville et son bazar, ce qui nous vaut de nombreuses sucreries offertes (mûres blanches séchées – « dut » en turc -, pâte d’abricots aux pistaches de Gaziantep, aussitôt renommée par nos soins « çok güzel » – « très bon », mais la traduction française ne rend pas compte de la saveur de cette expression constamment utilisée dans le pays -, « atom » (boule de pâte d’abricot plus proche d’une confiture épaisse, roulée dans les pistaches et autres fruits secs), abricots séchés au soleil (de grandes étendues d’abricots en cours de séchage sont ménagées dans le bazar) et, bien sûr, abricots frais.

Le lendemain, nous partons pour Battalgazi, l’ancienne Malatya: le village s’est construit dans les ruines de l’ancienne ville et on peut rencontrer un minaret de mosquée ou un tombeau de saint au milieu des champs d’abricotiers. Passons sur les 40°C à l’ombre (quand il y en a). Nous nous promenons donc, passons devant une petite école coranique, à la grande joie des enfants, saluons un vieux monsieur qui nous propose… des abricots, qu’il cueille sur les arbres qu’il possède au pied de sa maison. Non pas un, ni deux, ni dix abricots… Non, plutôt trois kilos, dans un grand sac plastique (poşeta) Nous pique-niquons sur le bords d’un champ. Plus loin, une famille trie des abricots au pied d’un arbre, comme partout dans le village. La mère vient jusqu’à nous et nous propose de venir voir leur travail. Je la suis donc, mon époux finit par nous rejoindre et ils finissent par nous inviter à déjeuner. L’histoire se finit par un gros sac de six kilos au moins d’abricots, qu’il a fallu transporter, avec les trois autres jusqu’à Malatya puis dans notre périple en bus.

Pourquoi cette longue narration? Parce que la générosité et l’accueil des habitants ont été exceptionnels pendant tout notre voyage, comme lors du précédent, et parce que la recette  que je vous propose est celle d’un plat servi lors de ce repas mémorable. Il s’agit du çaçik (prononcer tchachik), une sorte de soupe froide qui, comme son nom l’indique, rappelle le tzaziki de l’ennemi voisin  de l’Ouest. Ce plat est servi en accompagnement d’autres plats (nous l’avons testé en rentrant avec une bonne pizza maison, tomate-viande de boeuf) mais il se mange très bien tout seul.

çaçik

Les proportions sont un peu au pif, comme souvent dans la cuisine quotidienne

  • 1/2 concombre
  • 400g de fromage blanc épais ou de yoghourt grec (le yoghourt turc se ne trouve pas aisément en France)
  • 1/2 verre d’eau
  • 1 cuiller à soupe d’huile d’olive
  • 5-6 grandes feuilles de menthe fraîche taillée finement.
  • sel pour ceux qui le souhaitent

Râpez le concombre finement et le mettre à égoutter dans une passoire (je ne mets pas de sel pour le faire dégorger car je n’aime pas le sel, pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris. En revanche, on peut le presser pour faire couler l’eau plus vite). Mélanger au yoghourt, ajouter les autres ingrédients et laissez reposer un peu au frais.

C’est prêt!

Et comme je suis la reine des promesses difficilement tenues: photos bientôt! (là, j’ai un article à rendre – déjà!).

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Quand reviennent les frimas…

Je viens de me faire tirer les oreilles à la bibliothèque, pour fainéantise blogesque. Il faut avouer que lorsque je cuisine, j’ai rarement la possibilité de prendre mes plats en photo dans de bonnes conditions (car mine de rien, photographier un plat, c’est franchement compliqué, surtout en lumière artificielle), je suis rarement chez moi (boulot en province, comme d’habitude) et je n’ai pas encore la vocation de prendre en photo mes bentos.

Certains l’ont compris, j’adore me faire des pizze. S’il y a quelque chose qui me réconforte et me fait du bien, dans ma vie trépidante, c’est bien la pizza (les origines italiennes que je n’ai pas – ou les origines argentines de mon cobaye…). J’ai presque toujours à la maison une bouteille de purée de tomate, mais parfois elle vient à manquer. Dans ce cas, j’ai quelques astuces, dont une bien nourrissante et de mon point de vue savoureuse. Je remplace la tomate par… des haricots rouges! Et c’est ce que j’ai fait hier, en ayant par ailleurs recours à mes fonds de tiroir / réfrigérateur / congélateur.

Pizza aux haricots rouges

Pour la pâte à pizza, voir la recette ici.

  • une boîte de haricots kidney
  • fromage frais de vache (ou de chèvre)
  • 7-8 tranches de courgette (précoupées et cougelées de cet été)
  • 4 tranches d’aubergine grillée (de cet été également – vive le congélo!)
  • 1 oeuf frais
  • graines de cumin

Etalez la pâte. Rincez les haricots rouges, égouttez-les et écrasez-les (à la fourchette ou au presse-purée). Disposez la purée de haricots rouges sur la pâte puis ajoutez les tranches de courgette et d’aubergine, cassez l’oeuf au milieu, n’oubliez pas trois ou quatre cuillers de fromage frais et parsemez de graines de cumin (1/2 cuiller à café, pas plus).

Enfournez à chaud (180°C) pour une vingtaine de minutes (à surveiller, selon le four – le mien rend l’âme, alors tout est un peu plus compliqué).

Bon, photo prise… un jour mise…

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Reprise progressive d’activité

C’est la rentrée! Bien évidemment, elle arrive trop tôt après des vacances trop courtes, mais nous avons malgré tout pu faire une petite virée en Turquie, et plus particulièrement en Anatolie orientale que d’aucuns nomment le Kurdistan turc. Il faut croire que la gastronomie turque a laissé des traces dans mes réflexes culinaires puisqu’en rentrant, je me suis jetée sur les aubergines de mon cher producteur.

J’espère avoir le temps, un de ces jours, de vous conter quelques anecdotes sur ce magnifique voyage de trois semaines, où nous avons traversé l’Euphrate et pataugé dans le Tigre, rencontré des personnes d’une gentillesse impensable sous nos latitudes et vécu quelques situations des plus cocasses. En attendant, une recette d’aubergines farcies, tant qu’il y en a au marché. La photo n’est pas jolie car prise le soir sous lumière artificielle… et elle arrive bientôt!

Aubergines farcies:

Pour 2 personnes:

  • 1 grosse aubergine (si possible tigrée, voire blanche: elle sera plus douce)
  • 1 toute petite courgette
  • 200g d’excellente chair à saucisse (mon boucher est meilleur ouvrier de France, et cela se sent!) ou d’agneau haché.
  • 1 grosse poignée de pignons
  • quelques feuilles de menthe

Lavez et coupez en deux l’aubergine dans le sens de la longueur. Creusez  l’aubergine, sans la percer. Récupérez une partie de la chair (1 poignée) et coupez-la en tout petits morceaux. Lavez et coupez également en petits morceaux la courgette. Mélangez les morceaux d’aubergine et de courgette avec la chair à saucisse ou la viande hachée (on peut aussi ajouter des morceaux de tomates mais attention au jus). Ajoutez les pignons et remplissez les deux moitiés d’aubergine avec cette préparation.

Déposez les deux moitiés d’aubergine dans un plat allant au four. Couvrez avec un papier sulfurisé et enfournez dans un four préchauffé à 180°C. Laissez cuire pendant 40 minutes environ. Au moment du service, décorez de feuilles de menthe et dégustez.

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En passant…

Je sais que j’ai bien déserté ce blog, mais je vous assure que je n’ai pas été oisive. Outre les cours et la recherche habituels, j’étais, ces derniers mois, prise dans ces aventures (euphémisme) que d’autres partagent. J’étais donc prise dans la campagne (non pas « à la campagne », ce serait trop reposant).

J’ai aussi fêté un anniversaire important et – allez savoir pourquoi! – les cadeaux se sont partagés entre cuisine et livres (parfois les deux en même temps). J’ai donc pu tester de nouvelles choses, comme la tarte « salée » à la rhubarbe (qui est plutôt fondée sur un sucré-salé, parfaite pour pique-niquer. Attention, il faut s’y prendre bien en avance ou, mieux, la veille au soir.

Tarte fraîcheur à la rhubarbe et au gingembre de Fannie Denault:

Pour la pâte:

  • 240g de farine de blé T110
  • 1 cuiller à café de gingembre moulu
  • 100 mL d’huile d’olive
  • 50 mL d’eau froide (la recette originale donne 100 mL, mais c’est beaucoup trop. Si vous tenez à cette quantité, prévoyez environ 25g de farine en plus)
  • 1 cuiller à soupe de miel liquide (j’ai pris du miel de châtaignier, qui a un goût assez prononcé, ce qui n’est pas pour me déplaire)

Pour l’appareil:

  • 500g de rhubarbe coupée en tronçons
  • 200 mL de lait (lait de soja dans la recette originale)
  • 1 cuiller à soupe de fécule de maïs
  • 240 g de fromage de chèvre crémeux (j’ai pris des chèvres frais)
  • 1 cuiller à café de gingembre moulu

Préchauffez le four à 190°C (th. 6-7)

Dans un saladier, mélangez la farine et le gingembre. Faites un puits et versez-y les reste des ingrédients. Mélangez.

Étalez la pâte dans un moule à tarte et garnissez-la des tronçons de rhubarbe.

Battez ensemble le lait, la fécule de maïs et le fromage de chèvre. Versez l’appareil sur la pâte et la rhubarbe et saupoudrez du gingembre moulu.

Enfournez pour 50 min à 1h de cuisson. Laissez complètement refroidir puis placez la tarte au réfrigérateur pour au moins 2h. Servez bien frais.

Tiré de L’Atelier bio. Ingrédients, recettes et savoir-faire, Sète, La Plage, 2008, p. 128.

Ce que j’apprécie beaucoup dans cet ouvrage, c’est le choix de cuisiner les produits de saison. Le livre est organisé en fonction des saisons et ne propose d’utiliser que des produits effectivement compatibles. Et surtout, c’est un ouvrages de blogueuses, c’est-à-dire un ouvrage qui propose des recettes effectivement testées!

La photo est prête, mais là, je croule sous les copies et les articles à boucler.

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Régression enfantine

Je l’avoue, je vous laisse sur votre faim – enfin, ceux qui viennent encore ici. Si je ne prends pas le temps de mettre à jour ce blog (et c’est très mal, je sais), c’est que je ne prends plus trop la peine de photographier mes essais culinaires et surtout, que je ne suis presque plus chez moi. En effet, ces derniers moins, les cours, les réunions et les colloques me prennent tout mon temps, d’autant que ces dernières semaines, une certaine campagne de recrutement m’a pris beaucoup d’énergie (un peu du genre de celle de Pandore).

Mais heureusement, j’habite dans une ville assez bourgeoise qui a un merveilleux système de collecte des encombrants. C’est ainsi qu’il y a quelques mois, alors que je me rendais à la chorale, je suis devenue l’heureuse propriétaire d’un gaufrier de très bonne qualité et en parfait état, quoique datant du milieu des années 1980 (le papier de garantie était encore dans le boîte!). Et depuis, certains dimanches, nous prenons un grand plaisir à nous baffrer déguster des gaufres maison.

Gaufres maison:

Pour une douzaine de gaufres:

  • 2 oeufs
  • 300g de farine T80
  • 50g de sucre en poudre (je mets du sucre complet très brun: le sucre de canne encore humide qu’on trouve en magasin bio)
  • 75g de beurre (salé)
  • 1/2L de lait demi-écrémé
  • 1/2 sachet de levure chimique ou de poudre à lever
  • 1 cuiller à soupe d’eau de fleur d’oranger (facultatif)

Mettez la farine dans un saladier, faites-y un puit et ajoutez le sucre, le beurre fondu et les jaunes d’oeufs. Mélangez avec une cuiller en bois, puis mouillez progressivement avec du lait. Finissez au batteur afin d’obtenir une pâte bien lisse et relativement liquide. Ajoutez l’eau de fleur d’oranger et la levure. Montez les blancs en neige et incorporez-les à l’appareil.

Préchauffez le gaufrier (pour ma part, je huile légèrement les plaques). Quand le voyant du thermostat signale qu’e la température est bonne, versez une louche de pâte (pour deux gaufres rectangulaires), étalez bien sur les plaques puis refermez l’appareil. Retournez-le immédiatement et laissez cuire pendant 2 ou 3 minutes, selon l’appareil. Retournez l’appareil et laissez de nouveau cuire 2-3 minutes. C’est prêt!

Avec juste un peu de sucre glace (à base de sucre de canne), c’est divin!

En général, je fais le maximum de gaufres que je stocke ensuite au frais dans un plat recouvert d’un torchon. Je n’ai qu’à les passer rapidement dans le gaufrier à une température moindre ou au four pour avoir des gaufres chaudes (par exemple, le matin!). Si on les fait réchauffer au four, on peut y déposer des morceaux de chocolat qui fondent ainsi sur la gaufre…

Quant à la photo, elle est encore dans l’appareil (pas le gaufrier, hein?)!

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