Archive pour novembre, 2008

Le Messie

Petite parenthèse musicale au milieu de tous ces yoghourts: la chorale à laquelle j’appartiens, le Choeur de Chambre de la Cité, chantera au mois de décembre Le Messie de Haendel. Le concert se tiendra à l’église Saint-Etienne-du-Mont dans le quartier latin, à Paris, les vendredi 12 décembre à 20h30 et dimanche 14 décembre à 15h.

Les solistes sont Diana Higbee (soprano), Damien Ferrante (alto), Andrew Sinclair (ténor) et Matthieu Lecroart (baryton basse) et nous serons dirigés par notre chère chef(taine) de choeur Anne-Marie Liénard.

Vous pouvez réserver directement auprès du Choeur de Chambre de la Cité: 01 42 72 79 93 ou à la FNAC (0892 683 622).

Il existe trois tarifs: 25 euros, 18 euros et 13 euros. Et en vous y prenant tôt (et en me contactant), le prix des places descend à 21, 15 et 10 euros).

Pour entendre ce que donne une thésarde de lettres hors de sa cuisine ou de sa salle de cours, vous voyez ce qui vous reste à faire!

Rhaaaa… Mon yoghourt de ce matin, il était super bon!

Laisser un commentaire

La malédiction du yoghourt: ça devient n’importe quoi!

Suite de mes “aventures yaourtières”, comme les appelle Dorian…
Une étude comparée des résultats selon les types de pots employés m’avait amenée à considérer que tout cela n’était qu’une question de répartition de la chaleur: la mixture contenue dans les pots en terre ressemblait plus à du yoghourt que celle qui avait séjourné dans les pots en verre. Cela avait même franchement une tête, une texture et un goût de yoghourt. Le problème est qu’il n’y avait qu’un pot de ce type…

Troisième tentative :

J’ai donc décidé de mettre de l’eau très chaude au fond de ma casserole et de faire tenir, juste au-dessus, le panier de la cocotte avec les yoghourts dedans, histoire qu’ils ne touchent pas l’eau mais d’avoir une belle étuve. Pour la préparation de “la chose”, j’ai suivi la même procédure que la fois précédente (50% de lait bouilli, 50% de lait à température ambiante, puis un yoghourt battu). J’ai bien refermé la cocotte et j’ai laissé reposer cinq heures. Cette fois-ci, c’est la bonne!

… ou pas…

Cinq heures après, la préparation était liquide.

J’ai repris les choses en main. L’eau contenue au fond de la cocotte avait complètement refroidi: c’était logique, donc, que les yoghourts ne prissent point (réflexe de prof de français…). Et là, c’est franchement devenu n’importe quoi.

N’im-por-te-quoi.

Tout ça, c’est visiblement un problème de conservation de la chaleur. J’ai par conséquent eu recours à des expédients extrêmes, à des danses vaudou et à des formules inouïes depuis de longs siècles.  Une drôle de bête est alors apparue sur ma cuisinière.

troisième essai de yoghourt version polaire

Vous le voyez, j’ai surtout eu recours à une arme de choc: le châle en fourrure polaire, enroulé autour d’une cocotte-minute remplie d’eau bien chaude dans laquelle sont plongés les pots de yoghourts.

A côté de cela, j’ai vidé la moitié des pots liquides dans une boîte isotherme de camping. La mixture n’était plus très chaude, mais j’ai déposé la boîte fermée dans un sac lui aussi isotherme (à fermeture éclair: les vrais de vrais!) avec, pour lui tenir compagnie… une bouillotte bien chaude! Histoire de comparer les résultats, je n’avais plus rien à perdre…

Résultat le lendemain matin: enfin quelque chose qui ressemble à du yoghourt! Alors, pas encore parfaits, certes, ils ont eu un peu chaud, cette fois, mais parfaitement mangeables, pas glaireux (mais pas parfaitement fermes encore). Enfin, ceux de la cocotte en tenue de ski ont eu chaud. Ceux de la boîte de camping aurait aimé avoir un peu plus chaud, ils étaient un peu liquides, mais parfaitement mangeables.

Quatrième tentative :

Les yoghourts ratés de la semaine précédentes dormaient au fond du réfrigérateur. L’un avait servi à deux pains, un autre à un gâteau. Et le reste s’ennuyait ferme. Je me suis dit qu’il était peut-être possible de les rattraper, malgré la visquosité de la bête… J’ai donc vidé mes pots, battu l’ensemble, réparti dans les pots, repassé à la cocotte, les pieds (et le corps) dans l’eau bouillante. J’ai emmitoufflé ma cocotte, et le lendemain matin… des yoghourts! Vi! Bon, pas mal de petit lait, de petites peaux, parfois un peu granuleux, mais globalement crémeux, un peu acides comme j’aime et… bons. Je tiens le bon bout!

La prochaine fois, c’est la bonne! J’y crois!

Photos très vite!

Laisser un commentaire

C’est du yoghourt (ou pas) ! A l’aide !!!!

L’avantage de se marier, c’est que l’on fait une liste de mariage qui permet de recevoir quelques cadeaux utiles comme… la cocotte-minute! Très pratique pour cuire plein de bonnes choses vite, bien et bon… Sauf que la première chose à laquelle j’ai pensé, c’est que je pourrais faire… des yoghourts maison! Il y a quelques années, j’ai vu faire des yoghourts à la cocotte. Je les ai même goûtés: ils étaient, dans mon souvenir, fermes et meilleurs que ceux du commerce.

Pourquoi des yoghourts maison? Tout d’abord, nous en faisons une consommation délirante à la maison… et les pots en plastique ne sont pas recyclables. Ensuite, je n’ai pas confiance dans les ingrédients des yoghourts industriels. Enfin, notre marque habituelle est devenue aqueuse et beuarkh! Et les yoghourts encore bons sont franchement chers…

Première tentative:

Comme je vous l’annonçais dans mon précédent billet, je me suis lancée le week-end dernier dans l’aventure. Voici comment j’ai procédé: j’ai pris un litre de lait demi-écrémé bio, un yoghourt bio à date de péremption lointaine et j’ai suivi les conseils glanés sur la toile. Sauf que je n’ai pas de thermomètre… J’ai également renoncé au lait en poudre (pas bon, le lait en poudre! bouh! savez-vous comment cela s’obtient?)

J’ai donc fait bouillir mon lait, attendu qu’il refroidisse à environ 45°C (j’ai trempé mon doigt tout propre dans le lait au bout de vingt minutes et j’ai estimé une température “agréable” et “un peu plus chaude que le doigt”). Pendant ce temps, j’ai mis un peu d’eau dans ma cocotte et fait monter la pression. J’ai battu mon yoghourt dans le lait, versé la préparation dans les pots en verre, vidé l’eau de la cocotte, disposé mes pots, fermé la cocotte que j’ai laissée hors du feu pendant cinq heures.

Résultat: des yoghourts complètement liquides. Bon, me dis-je, ils doivent encore passer la nuit au réfrigérateur. Le lendemain matin… Yoghourts liquides et visqueux. Ratés! Grrrr…

L’un des pots a servi à faire le pain. Faut pas perdre!

deuxième essai de yoghourt

Deuxième tentative (hier):

J’ai cette fois-ci utilisé du lait entier et un yoghourt bio mais à 0% (beurk! mais ce n’est pas moi qui ai fait les courses). Je me suis dit que le problème de la dernière fois était peut-être lié à la température du lait, trop faible. J’ai donc changé de méthode et fait bouillir 1/2L de lait. J’ai mélangé le yoghourt à l’autre 1/2 L de lait. J’ai mélangé les deux parts de lait et versé la préparation dans les pots en verre. que j’ai disposés dans la cocotte, mise sous pression avec son fond d’eau, puis vidée et refermée.

Résultat: Au bout de cinq heures, mes yoghourts étaient aussi liquides que les précédents.

J’ai donc tenté de les rattraper (ce ne pouvait plus être une température trop basse, je craignais, pour le coup, qu’elle fût trop chaude). J’ai versé 1,5 L d’eau dans la cocotte. Pendant ce temps, j’ai fait chauffer la même quantité d’eau à la bouilloire et je l’ai ajoutée dans la cocotte. L’eau arrivait au tiers des pots. J’ai couvert et laissé reposer cinq autres heures et je suis partie chanter.

Resultat (bis): A mon retour… les yoghourts semblaient bien avoir pris. Youpi!!!!!!!

Résultat (ter): Ils passent la nuit au réfrigérateur, je goûte le matin. Le premier quart, à la surface, n’était pas mal du tout. Bonne texture, bon goût. La couche du dessous était en revanche toute visqueuse et vite écoeurante. Quant au fond du pot, un peu granuleux d’aspect mais pas au goût. Problème: le visqueux était toujours là! Beurk!

J’en appelle à vos conseils éclairés: quelqu’un(e) a-t-il/elle une idée de ce que je pourrais faire – sans avoir recours au lait en poudre, qui ne m’inspire décidément pas confiance? Pitié!!!! Je déteste perdre la nourriture et je ne sais plus quoi faire de ces demi-yoghourts visqueux! Je ne peux pas faire dix pains et autant de gâteaux au yoghourt! (en plus, moi pas avoir envie de gâteau au yoghourt en ce moment, je suis contrariante…).

Au secours!!!

PS: merci à Catherine de m’apporter des pots de verre avec couvercles pour que je puisse emmener les yoghourts maison à la BnF ou à la fac! Encore faut-il que je parvienne à mettre quelque chose de comestible là-dedans…

Mise à jour du 8 novembre: en fait, les résultats diffèrent selon le type de pot. Le résultat évoqué tient pour les pots en verre. En revanche, pour le pot en terre, la texture était bonne (type yoghourt brassé – ce que je ne préfère pas, hélas!) jusqu’au fond où, là, l’aspect granuleux était également présent. Je pense que c’est une partie qui a trop chauffé car plongée dans l’eau. Je vais donc tenter d’adapter la chaleur et sa répartition, naturellement meilleure dans un pot en terre que dans un pot en verre. La suite au prochain numéro…

Commentaires (2)

Tarte et tisane (presque) autarciques

Retour d’escapade en Bretagne. C’est que, après un été à aligner des pages à la Bibliothèque nationale, enchaîné avec une reprise des cours dans une nouvelle fac, de nouveaux cours à donner (donc à préparer) et déjà des copies à corriger (les prochaines arrivent dans dix jours, et là, cela va être du lourd…), j’avais bien besoin d’un bon bol d’air et d’un coin tranquille où me reposer (un peu) et travailler (encore). J’ai pas mal travaillé (pour ajouter “du moelleux” à mon développement, comme dirait ma directrice), même s’il y a encore beaucoup à faire (plus les articles, notices, colloques auxquels je participe et, c’est nouveau, que j’organise) mais j’aurais bien aimé un peu plus de vacances.

Sauf que… quand on part loin de tout, sur une jolie petite île bretonne en hors-saison, que l’on est adepte de certaines habitudes un peu bio ou tout simplement pas courantes et qu’on oublie une partie des rations de survie, il faut trouver des alternatives! Le drame a été découvert le premier soir: nous avions oublié… la tisane! Misère, enfer et damnation! Comment envisager de bonnes vacances sans tisanes?! Nous pourrions bien sûr en acheter au mini supermarché à une demi-heure à pied, au bourg, mais bon, les sachets, ça pollue et pis, c’est moins bon que les fleurs et feuilles en vrac!

tisane fleurie

Qu’à cela ne tienne! Le premier soir, nous avons grappillé des fleurs de chèvrefeuille sur une haie voisine pas trop entretenue. Peu de chances de pesticides, c’était l’idéal. Un peu plus tard dans le séjour, ce sont les roses trémières qui ont fini dans la théière. Et quitte à exploiter les ressources naturelles de la campagne groisillonne, nous avons poursuivi sur notre lancé et renoncé à acheter des fruits (surtout, encore une fois, importé du continent au mini supermarché): l’île grouille de pommiers plus ou moins retournés à l’état sauvage qui voient leurs fruits pourrir tranquillement à leur pied. Personne ne semble s’en soucier! Nous avons donc fait provision de pommes, pas trop mangées par les vers, et profité ainsi des nombreuses tartes aux pommes qui s’offraient à nous! Je l’avoue, nous ne sommes pas parvenus à ramasser ou cueillir de la farine et de l’huile sous les rochers et sur le bord des chemins.

Juste comme cela, pour dire que les plus simples et petits plaisirs sont les meilleurs…

Et là, je teste les yoghourts maison, à la cocotte-minute. Résultat demain matin. Je vous tiens au courant!

Laisser un commentaire