Archive pour août, 2008

brasse coulée…

Suis en train de rédiger l’introduction. Stop. Viens de recevoir ma première partie corrigée par ma directrice. Stop. Encore plein de choses à revoir et prolonger (pas maîtrisées). Stop. Compte envoyer la troisième partie d’ici lundi. Stop. Deuxième partie de taille raisonnable mais gros désordre. Stop. Dois penser aux traductions du latin et de l’italien. Stop. Et aux annexes, actuellement au point mort. Stop. Biblio prend l’eau de partout. Stop. Envie de tout larguer. Stop.

Mais à part ça, Madame la Marquise, tout va très bien!

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Le blog d’une thésarde en fin de thèse ou comment oublier sa cuisine ?

Tout d’abord, merci à tous ceux qui prennent un peu de temps pour m’encourager: merci à vos cartes postales – pas toujours faciles à lire ;-) , à vos messages sur ce blog, à vos mails…

La brasse coulée se poursuit, et comme je n’ai pas vraiment le temps de donner des nouvelles au monde extérieur voici de quoi répondre aux interrogations de ceux qui se demandent ce que je deviens. J’ai fini la rédaction symbolique du corps du texte – maintenant, il faut tout reprendre, affiner, rendre la démonstration plus efficace… Cette dernière étape est à peu près faite pour la première partie (trois chapitres) que j’envoie illico à ma directrice. Je dois encore pas mal faire grossir de l’intérieur la deuxième partie (quelqu’un a une bonne marque de levure ?) et je peaufine la démonstration de la troisième. L’introduction pointe le bout de son nez… Bref, tout irait bien si tout ne devait pas être fini pour le 1er septembre, c’est-à-dire dans une semaine.

escalator

Pour la cuisine, vous vous en doutez, rien de nouveau. J’ai même beaucoup de mal à occuper la cuisine: pas la force, pas le courage, pas d’idées… et pas faim! Je suis en phase un peu anorexique, comme dans les grands moments de rush et d’épuisement. Mais rassurez-vous, le moral est là, les pom-pom girls et boys me soutiennent efficacement, notamment à la BnF!

Bon, j’espère vous retrouver vite! Je n’oublie pas que je vous dois la suite du feuilleton BnF et j’ai hâte de vous proposer de nouvelles recettes.

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Mais pourquoi ne publie-t-elle pas de nouvelles recettes?

Je le sais, vous vous posez tous cette lancinante question ! Pourquoi ? Parce que je passe mes journées entre quatre murs de livres et que je ne rentre que fort tard le soir, vidée, claquée, pour m’effondrer sur le canapé pendant que mon cobaye s’affaire en cuisine. Tous les jours, sauf le samedi et le dimanche où je dors, je dors, je dors…

La prof est en vacances, mais pas la chercheuse, pas la thésarde qui s’est mis le couteau sous la gorge (si cela ne me fait pas devenir végétarienne!) en affirmant, pleine de naïveté à sa directrice, par un beau matin de mai ou de juin (ch’ai pus trop, ai perdu mes neurones): “je soutiens cette année avant les qualif’”. Ce qui, une fois traduit, donne: “ma pov’ fille, t’es complètement inconsciente…”. Ce qui, une fois retraduit, ce résume par: il faut soutenir avant le 10 décembre, donc rendre la thèse à la mi-septembre, donc l’avoir rédigée grosso modo au 1er septembre, donc rédiger 300 pages en deux mois, plus les annexes, l’intro, la conclusion, la biblio, les relectures… et la recherche qui n’est pas encore tout à fait finie (pas tout-à-fait, hein?)… Les doigts dans le nez!

Je passe donc mon été à la BnF. La BnF, c’est simple: c’est l’endroit le plus compliqué du monde. C’est l’endroit qui ne respecte pas les règles qui régissent le monde, comme la géométrie euclydienne du type “le plus court chemin d’un point à un autre est la ligne droite”. Et non! A la BnF, cela ne marche pas comme cela…

Je vous présente.

Sur le parvis, pour accéder à l’entrée, Tour des Lettres, de nombreux obstacles se dressent sur le chemin du pauvre chercheur, chargé comme un baudet de son ordinateur, de son déjeuner et de ses quelques notes. Distance multipliée par deux. Nous voici à la Tour des lettres. Ah, non, encore tout une rampe à descendre. Mécanique à l’origine, la rampe est désormais recouverte d’un long tapis de feutre, qui a la fâcheuse habitude de se transformer en éponge dès qu’il pleut. Génial pour qui porte des chaussure de filles ! Au fait, je suis une fille…

escalator

Premier sas, premiers degrés en moins: un gentil gardien vous attend, vous s’assurer que vous ne transportez aucun objet interdit dans votre sac. Non, non, il ne s’agit pas de bombes, couteaux à crans d’arrêt ou autres ustensiles du même acabit. Non, ce sont les hachoirs qui sont particulièrement visés, depuis qu’une note de service a appelé, l’an dernier, les gardiens à bien surveiller le contenu des sacs car un chercheur a été surpris avec un hachoir dans les rayonnages!

Je passe ensuite au vestiaire, pour troquer mon sac à dos de lycéenne contre une sympathique valise transparente, qui sera désormais perchée sur mon épaule. Bien encombrant, bien instable, idéal quand il faut pousser et tirer les portes de la bibliothèque (cf. prochain billet). Encore faut-il les atteindre…

sas1

Descente aux enfers… La suite, au prochain épisode !

Et pour survivre à la bibliothèque, une petite recette – quand même… pompée sur la recette de cookies de Cléa, sachant que je n’ai jamais réussi à en faire des cookies. Mais dans un moule à mini-tartelettes, c’est très bon !

gâteaux chocolat blanc et pistaches

Petits gâteaux au chocolat blanc et aux pistaches promis à Vlada et finalement mangés par Trung :

  • 60g de farine T 80
  • 45g de flocons d’avoine
  • 50g de sucre complet (ça, c’est le top, cela donne un petit goût épicé assez exceptionnel !)
  • 2 cuillers à soupe de miel de forêt
  • 3 bonnes poignées de pistaches non salées (et décortiqués, si , si !)
  • 10 carrés de chocolat blanc
  • 70g de beurre
  • 25 mL de lait
  • 1/2 cuiller à café de levure

Mélangez tous les ingrédients en ajoutant en dernier le chocolat blanc coupé en petits morceaux. Remplissez le moule en silicone (taille de mini-tartelettes) Enfournez dans le four préchauffé à 180°C.

D’expérience, c’est meilleur froid – mais cela se laisse très bien manger chaud, croyez-moi !

Photos prises à la BnF. Si même les photos sont prises à la BnF, cela devient n’importe quoi !

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