Archive pour mai, 2008

Le Rubicon

Non, je ne fais pas du saut à la perche au-dessus d’un filet d’eau; je ne patauge pas plus dans le même filet d’eau, telle César (de toute façon, c’est plutôt un ras-de-marée de copies en ce moment). Mon Rubicon, depuis un an c’est la machine à pain.

L’an dernier, j’ai fait mon premier pain, grâce à Anne. Il s’agissait d’un pain sans pétrissage car je n’ai pas beaucoup de robots ménagers et autres ustensiles perfectionnés. Et puis je suis un peu fainéante, de sorte que le pétrissage m’avait toujours rebutée jusqu’à ce que je tombe sur cette merveilleuse recette. Depuis, j’en fais toutes les semaines, mon cobaye s’y est mis et, moi qui ne mangeais pas vraiment de pain auparavant, je m’y suis résignée avec plaisir, réintégrant la race des “mangeurs de pains” tant contée par Homère…

Dans le même temps où je faisais mes premiers pains, l’un de mes lecteurs – semble-t-il assidu – (et ami!), me proposa une machine à pain qui dormait au fond d’un placard. Enthousiaste (malgré les difficultés de mon homme qui tenait bien à me rappeler que nous n’avions pas tant de place que cela dans notre petit appartement parisien), j’acceptais. Sauf que… la machine était allemande et sans mode d’emploi.

Je suis velléitaire… J’ai donc longuement contemplé la machine, je l’ai rangée, regardée de temps en temps en me disant que j’étais ridicule et qu’il faudrait bien que je l’exploite. Il faut dire que c’était la première machine à pain que je rencontrais et elle n’était pas bien bavarde (il faut dire aussi que mon allemand est sacrément rouillé et qu’elle n’avait pas fait “français première langue” à l’école). Et puis aujourd’hui, je me suis dit qu’il serait temps que je dépasse mes insuffisances. Je suis donc retournée chez Anne, et j’ai bavé devant le longue liste de recettes de pain qu’elle propose. J’ai commencé doucement, avec un pain à l’ancienne tout simple.

Pas folle, j’ai également cherché le mode d’emploi de la machine sur internet. Je n’ai pas trouvé celui du modèle précis et je me suis contentée du mode d’emploi d’une machine de la même marque. Je me suis dit qu’on devait mettre les ingrédients dans le même ordre. Et puis, toujours pas folle (quoique…), j’ai fait cuire mon pain dans mon four habituel. Je n’ai employé la machine que pour les premières étapes. Chaque chose en son temps! D’autant que le pain carré, bof! Ce sera pour les matins où je voudrai du pain chaud au réveil…

Zut, ma levure de boulanger déshydratée est périmée depuis longtemps!

pain à l'ancienne

Pain à l’ancienne d’Anne :

  • 185g de farine T 55 (Anne donne T 65)
  • 40g de semoule fine
  • 150 mL d’eau tiède
  • 3/4 de cuiller à café de levure de boulanger déshydratée (oups!!! j’ai mal lu, j’en ai mis 3/4 de sachet… en même temps, comme elle est périmée, cela ne montera pas de toute façon… Je me demande ce que cela va donner au niveau du goût…)
  • je n’ai pas mis le sel mais c’est une question de goût. Pour les gens normalement constitués, 1/2 cuiller à café de sel

Mettez tous les ingrédients dans le bon ordre et dans la machine (vous avez vu mon beau zeugme ? – je révise pour corriger les rattrapages des 1res années qui ne vont pas tarder…). Choisissez le programme “Teig” en appuyant sur la touche “Wahl” (oui, bon, le programme “pâte”, quoi!). Laissez travailler la machine.

Battez-vous avec le pâton qui colle pour ôter le gaz, formez une boule, laissez reposer 5 minutes puis étirez et déposez dans une caissette à cuisson (cela tombe bien, il m’en reste une du dernier pain acheté chez le boulanger, en bois blanc). Laissez lever à nouveau 30 minutes et enfournez à four chaud (il paraît que c’est 250°C – mais vous savez que mon four n’a ni indication de température, ni thermostat…) pendant 15 minutes puis à 210°C (tu parles, comme si je pouvais le mesurer!) pendant un quart d’heure.

Laissez refroidir sur une grille.

Euh… Il a plutôt une bonne tête (je vous mets vite la photo), mais je n’ai pas encore goûté…

Mise à jour un peu tardive du 19 mai 2008 : il était bon !

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Les Saisons

Bon, le coup de blues du précédent billet s’est un peu atténué, j’en ai fini avec les copies sur lesquelles j’ai pesté, grogné, griffonné des dessins débiles pour marquer mes joies (petit bonhomme qui saute) ou mes colères (tête de mort par exemple – mais pas seulement!).

Pour les Parisiennes et les Parisiens, j’en profite pour annoncer la tenue d’un concert: le Choeur de Chambre de la Cité, dont je fais partie, chantera les Saisons de Haydn à l’église Saint-Germain-des-Prés. Je compte donc sur vous, mes très nombreux lecteurs (oui, toi qui cherches la recette du pain sans pétrissage! et toi, en quête d’une idée de menu pou ta pendaison de crémaillère! et encore toi, qui t’es fourvoyé ici, en quête d’un commentaire tout prêt du poème de Ronsard “Mignonne allons voir si la rose…”) pour réserver votre mardi 17 juin 2008 au soir afin de nous écouter.

Les solistes sont Noriko Urata, Jacky Cunha et Matthieu Léocrat. Nous serons accompagnés par l’orchestre lyrique de Paris et notre chef de choeur est ma merveilleuse – et déjantée (et c’est un compliment chez moi) Anne-Marie Liénard.

Pour ceux qui achètent leurs places avant le 5 juin, le prix des places est de 10, 15 et 21 euros (selon les catégories). Après cette date, il faudra compter 13, 18 et 25 euros. Renseignements et commandes au numéro suivant: 01 42 72 79 93 (et laissez un message en cas d’absence!). Vous pouvez également me laisser un commentaire si vous souhaitez que je vous envoie le bon de commande.

Bon, j’essaie de vous mettre l’affiche en pdf, mais cela ne marche pas des masses. J’y travaille!

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Un joyeux bloganniversaire!

Eh oui ! Aujourd’hui, c’est mon bloganniversaire. J’ai entrepris de tenir ce blog il y a un an parce que je croulais sous le travail… et cela n’a pas changé! C’est même pire en fait, mais c’était prévu.

Vendredi, j’ai dit au revoir à mes étudiants. Je les reverrai pour les partiels, mais cela me fait vraiment quelque chose. A la fin de chaque semestre, je suis toute triste de les quitter, mais cette année s’ajoute le fait qu’il y a de très grandes chances que je ne sois plus dans cette fac l’an prochain. Je ne sais pas où j’enseignerai, dans quelles conditions, à quel niveau. Je ne sais même pas si j’aurai un poste (précaire de toute façon) en fac. Les temps sont durs, et les certains liens dans la colonne de droite témoignent de l’inquiétude, voire du désespoir du monde universitaire. Mais je ne suis pas là pour cela.

Je suis là pour fêter dignement mon bloganniversaire, et à cette occasion, je vous présente mes gâteaux secs à la farine de noix. Comme j’ai utilisé de la farine de blé et de la farine de noix en quantités égales, le goût de ces gâteaux est un peu fort. Nous, nous aimons (si j’en crois la chute vertigineuse des stocks à l’heure du goûter), mais vous pouvez doser plus légèrement la farine de noix.

Pour ceux qui ne connaissent pas, la farine de noix est obtenue à partir des tourteaux qui restent après extraction de l’huile sous la meule. Elle n’est pas obtenue directement à partir de noix concassées ou mixées, comme on pourrait le penser.

petits gâteaux à la farine de noix

Gâteaux secs à la farine de noix :

  • 3 oeufs
  • 250g de farine de blé blanche
  • 250g de farine de noix
  • 150g de sucre roux
  • 75g de beurre ramolli

Mélangez tous les ingrédients. Etalez la pâte ainsi obtenue sur 4-5 millimètres et découpez de petites gâteaux aux emporte-pièces. Disposez les gâteaux ainsi obtenus sur une plaque farinée et enfournez à 180°C. Ôtez du four dès qu’ils commencent à roussir sur les bords (le plus tôt possible).

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