Birgit a récidivé… et moi aussi! Rappelez-vous… L’été dernier, Birgit nous proposait de cuisiner avec les fleurs. Son initiative a connu un succès certain et, profitant de la saison nouvelle (encore en cours de détermination, mais notre équipe scientifique vous tiendra au courant dès que les résultats des analyses seront connus), elle a récemment relancé le défi.
J’ai donc profité du petit jardin de ma petite maison de famille dans une petite station balnéaire de (petite) Charente Maritime durant cette dernière petite semaine passée dans ma petite maison dans une petite station, etc… A notre arrivée, la glycine croulait sous les grappes de fleurs et, après une nécessaire petite vérification sur internet, afin de ne pas nous empoisonner, j’ai saisi mes ciseaux et cueilli quelques grappes. Mal m’en a pris! Imaginez une très chaude soirée d’une journée caniculaire (eh oui, nous en avons eu une…). Imaginez la pauvre Pernette, encore innocente, armée de ses ciseaux, profiter des tous derniers (et rares) rayons du soleil pour faire le plein de victuailles et revenir avec un bol grouillant de bestioles noires à carapaces bien kératinées (le soleil, le soleil…), presque aussi nombreuses que les enfants de Priam… Horreur!
Après un moment de saisissement, j’ai pris mon courage à deux mains, le taureau par les cornes, les bestioles par les pattes… Mais comme ces petites se défendaient bec (en ont-elles véritablement un?) et ongle (ça, c’est pour la kératine!), il m’a fallu changer de stratégie. Me remémorant les plus grandes batailles des plus célèbres généraux grecs et romains, je fomentais une ruse digne d’Ulysse (ndlr: j’ai un peu forcé sur le pineau, cette semaine, vous vous en rendez compte…): Hannibal (qui était carthaginois, comme chacun le sait) avait ses éléphants, j’avais mon eau vinaigrée. Un peu de repos: les bêtes qui le pouvaient, de se réfugier sur des îlots végétaux, prêtes à être cueillies, celles qui ne le pouvaient pas, de trouver une mort cruelle dans la noyade… Une petite inspection dans chaque fleur (oui, chaque) et j’emportai la victoire.
Moralité: A cueillette au grand jour au frais, pas de vilaine bêbête… (ndlr: songer à réduire la dose de pineau la prochaine fois…)
Et tout cela pour quoi? un gâteau aux fleurs de glycine, qui a l’intérêt de proposer une texture assez humide et un parfum léger franchement pas désagréable.

Glycine-cake :
- 1 pot de yoghourt
- 2 pots de farine grise
- 2 cuillers à soupe de miel au goût assez neutre
- 1/2 pot d’huile
- 1 sachet de levure
- 1 bon bol de fleurs de glycine
Mélangez les ingrédients. Intégrez les glycine en dernier. Versez l’appareil dans un moule à cake (ou dans des moules à muffins) et enfournez à 180°C pour une bonne demi-heure. Le gâteau est cuit quand un couteau, glissé dans la préparation, ressort sec.
