Archive pour mars, 2008

Lu’pain

L’autre jour, je suis arrivée au magasin bio cinq minutes avant la fermeture. J’ai donc fait mes courses au pas de charge… soit dans des conditions idéales pour ne pas trop réfléchir (et se raisonner) devant les rayonnages. J’ai donc rapidement saisi un paquet de farine de lupin, dont le nom me plaisait bien. Les graines de lupin m’ont toujours attirée : elles me rappellent mes versions latines, quand je me désespérais sur de bonnes vieilles comédies de Térence ou de Plaute. Les graines de lupin servaient alors de monnaie de singe et, je l’avoue, j’aimais bien l’image de ces graines de fleurs se substituant à de viles pièces de monnaies.

La farine de lupin n’est pas panifiable seule: coupée avec de la farine de blé, elle confère au pain un côté brioché qui n’est pas désagréable. J’ai beaucoup aimé son parfum et surtout sa couleur. La mie est d’un beau jaune, bien appétissante. L’un des pains était nature, et j’ai ajouté à l’autre des graines de sésames. Le pain au sésame est bon, mais je me demande si le goût des graines n’est pas trop fort et ne masque pas trop la saveur du lupin.

Attention aux allergiques : le lupin est allergène en particulier si l’arachide vous est déjà interdite !

pain à la farine de lupin

Lu’pain (sans pétrissage) :

  • 400g de farine bise (T 80)
  • 100g de farine de lupin
  • 5 cL de lait
  • 30 cL d’eau
  • 1 cuiller à soupe de miel
  • 16g de levure fraîche
  • sésame ou autres graines
  • sel pour ceux qui y tiennent

Mélangez le lait et l’eau tièdes, le miel et la levure. Laissez reposer une dizaine de minutes. Ajoutez les farines (et le sel pour les drogués), mélangez à la main, jusqu’à obtenir une pâte collante. Surtout, ne la travaillez pas trop. Couvrez et laissez reposer deux heures. Préchauffez le four en y déposant un petit récipient d’eau (pour la croûte). Farinez le plan de travail, versez la pâte levée (sans la travailler surtout!), divisez le pâton en deux et déposez sur une plaque. Enfournez à four très chaud (mon four à gaz sans thermostat est réglé au maximum) pendant une vingtaine de minutes. Le pain est cuit quand il sonne creux sous la lame d’un couteau.

Laissez-le dégazer sur le plan de travail froid. Le pain se conserve très bien dans un torchon.

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“pan pan pan, pan pan pan, belle Bérengère…”

Ah ah ! Changement de siècle pour la citation… Mais je ne devrais pas prendre les lycéens à la glue avec ce billet. En revanche, Ronsard et son “Mignonne, allons voir si la rose…” ont un succès fou en ce moment : le nombre de visites inopinées de lycéens en perdition explose depuis quelques jours. Il faut croire qu’une horrible prof de français a donné le poème en commentaire, à rendre pour le retour des vacances d’hiver et que certains s’y prennent un peu au dernier moment !

Bon, passons aux choses sérieuses, car je suis débordée en ce moment (pour changer…) !

Quand on cuisine, il y a souvent – trop souvent même – des restes. Avant de me lancer dans le gratin d’épluchures de navets ou dans la tarte aux feuilles d’artichauts, je teste ce qui a encore l’air comestible. Cette fois, le challenge portait sur des verts de poireaux dont les blancs avaient dû servir à la confection d’une tarte. Point de racisme chez moi! Pourquoi privilégier les blancs et jeter les verts? La soupe ou le bouillon, c’était trop simple. J’ai donc opté pour des raviolis vapeur aux verts de poireaux, trouvés chez Popeline. Nous étions très contents du résultat, mais il me semble qu’il y a encore un petit truc à ajouter : je ne sais pas encore quoi, mais je trouverai !

raviolis de verts de poireaux

Raviolis aux verts de poireaux :

Pour deux personnes :

  • 100g de farine
  • verts de poireaux (pas d’idée du poids, mais cela tenait, bien tassé, dans une boîte d’1L de glace. Le vert de 4 poireaux? Popeline indique 200g)
  • 2 cuillers à soupe d’huile d’olive
  • eau
  • 1 yoghourt nature
  • sel
  • 1/2 gousse d’ail
  • 1 cuiller à café de curry (2 cuillers à soupe chez Popeline)

Découpez les verts de poireaux en tout petits morceaux. Faites-les fondre doucement dans de l’huile d’olive avec le curry.

Mélangez la farine, l’huile et un peu d’eau, afin d’obtenir un pâte élastique et non collante. Etalez la pâte le plus finement possible. Découpez des carrés et disposez-y une bonne portion de verts de poireaux. Fermez les raviolis et appuyez bien sur les bords. Déposez-les dans le cuit-vapeur et faites-les cuire une vingtaine de minutes.

Pendant ce temps, mélangez le yoghourt avec une demi-gousse d’ail écrasée et un peu de sel.

Il ne vous reste plus qu’à servir vos raviolis avec le yoghourt salé. Bon appétit !

La prochaine fois, j’essaie les raviolis aux griottes!

Pour les photos, je sais que je n’assure pas trop en ce moment, mais je les mets le plus rapidement possible en ligne, même si elles ne sont pas superbes pour l’éclairage… Les photos de nuits en lumière artificielle, il y a mieux, je sais. Vivement les beaux jours !

PS : à celle qui est arrivée sur ce blog en pianotant “voilà, je me suis encore goinfrée !”, je tiens à dire que je suis extrêmement vexée. ON NE SE GOINFRE PAS CHEZ MOI !!! Non mais dites donc !

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Navet’attitude

C’est les vacances!!! A moi les grandes balades et les longues randonnées dans la verdure des Buttes Chaumont ou du Jardin du Luxembourg, humant à pleins poumons le bon air parisien… A moi… la Bibliothèque nationale pour avancer la rédaction de ma thèse, car j’aimerais bien la soutenir cette année, cette &#*%! de thèse.

Et pour bien travailler, il faut bien manger. J’ai donc décidé de partir en croisade (laïque, rassurez-vous) pour la défense et illustration d’un légume trop souvent décrié et rejeté sans pitié: le navet. Le navet, me direz-vous, je l’ai subi à la cantine, cette chose en forme de bâtonnet improbable, jaunâtre. Le navet, me confirmerez-vous, ce n’est pas bon.

Bon, reprenons les choses à zéro. Le navet en cuisine, c’est comme le navet au cinéma: il faut savoir l’accommoder comme il faut pour l’apprécier pleinement. Il faut aussi savoir le choisir: il y a navet et navet. En cuisine, c’est pareil: laissez tomber les navets en boîte, voire les navets surgelés. Délaissez les navets des bacs de supermarchés et goûtez le petit navet du maraîcher, vous verrez, c’est autre chose. Je songe sérieusement à fonder un club pour la réhabilitation du navet dans nos assiettes. Il suffit de les réintroduire dans nos assiettes progressivement et, dans un bon environnement, vous verrez, ils se reproduiront très bien.

Je vous propose donc, pour commencer (et pour aider les navetophobes à revoir leur position), le gratin de ravioles aux navets. J’avais initialement prévu d’y ajouter du saumon, et j’ai complètement oublié par la suite…

gratin de ravioles, navets et saumon

Gratin de ravioles aux navets, première action en vue de la réintroduction du navet dans nos assiettes:

Pour deux personnes.

  • 4 plaques de ravioles de Roman au comté
  • Une dizaine de navets (en fonction de leur taille – évitez les navets trop gros, ils sont plus fibreux)
  • Crème liquide (à 5%, cela marche très bien)
  • Poivre (et sel pour ceux qui y tiennent. Le sel du comté me suffit pour ma part)

Epluchez les navets et cuisez-les à la vapeur. Coupez-les en tranches pas trop fines. Dans un plat à gratin , disposez une couche de tranches de navets sur laquelle pour déposerez deux plaques de ravioles (dans mon plat, c’est parfait, cela couvre la surface). Disposez une nouvelle couche de navets, deux autres plaques de ravioles et une dernière couche de navets. Répartissez la crème sur l’ensemble (j’ai dû en mettre 15 cL). Poivrez. Vous pouvez ajouter un peu de fromage mais il me semble que le comté des ravioles suffit. Enfournez à four moyen (180°C, je dirais, mais sans garantie, faute de thermostat sur le mien) et laissez cuire une vingtaine de minutes.

Bon appétit!

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