Archive pour novembre, 2007

Quand François s’empare de ma cuisine: peut-on être deux sur un blog de cuisine ?

Souvenez-vous (pour ceux qui étaient là…). Au mois de mai, je publiai mes premières recettes sur ce blog et je commençai par une recette des muffins de Charlotte. Depuis, le cobaye de Charlotte s’est également installé aux fourneaux (quoique… je l’y avais déjà vu auparavant) et m’envoie régulièrement des bouts de recettes à expérimenter. Comme il ne m’envoie pas les photos, il me faut les refaire pour les publier… Dure tâche, vous l’imaginez ! Non pas parce que ces innovations seraient mauvaises, nauséabondes ou improbables… Non. Plutôt parce que je ne suis jamais parvenue à suivre une recette à l’identique : je n’ai pas les bons ingrédients, quelque chose ne me plaît pas (en général, cela a trait à la quantité de matière grasse ou de sucre), j’ai oublié la moitié des courses, j’ai été enlevée par des extra-terrestres qui m’ont convaincue que le texte original était codé et qu’il fallait donc substituer certains ingrédients à d’autres…

J’ai cependant repris les choses en main : ce soir, j’ai enfin confectionné la dernière recette commise par François (qui devrait songer à ouvrir une section “cuisine” dans son blog: la cuisine des elfes, la cuisine des fées, la cuisine de Rabelais, la cuisine de Crane…). Ce soir, je vous présente…….. (roulement de poireaux)…… le gratin de saumon et poireaux à la franciscaine (tadaaaaaaaa!).

Je vous livre son message :

Encore une recette que j’ai inventée, que je trouve très bonne, et que je te donne à diffuser après essai. Les quantités sont un peu au pif, tu ajusteras si nécessaire.” (ça commence bien : des quantités au pif, qu’on me demande d’ajuster. Tu prends des risques, mon gaillard !)

Et de conclure:

“Ce qui est proprement génial avec cette recette, c’est l’alliance inattendue carvi/parmesan/gingembre. Je suppose que tu peux faire des variations avec d’autres poissons et d’autres légumes.

Quelques grains de sable (par bonheur restés hors du plat) se sont cependant glissés dans cette recette si bien rôdée. En particulier, ce qui faisait l’intérêt de cette recette selon François a été parfaitement maltraité: mon morceau de gingembre, si beau, si frais dans mon souvenir… était tout rabougri (séjour trop long au réfrigérateur); pas de graines de carvi à l’horizon. Par chance, nous avions du parmesan, beaucoup de parmesan (je vous renvoie à mon précédent billet sur mon retour d’Italie). Bref, je vous livre ce qui reste de la recette, qui était cependant très bonne, quoique réalisée avec les épices du bord.

gratin à la franciscaine

Gratin de saumon et de poireaux à la franciscaine :

(Heureusement que Rabelais n’était pas dominicain… Je n’aurais pas eu le droit de changer la recette sans passer devant l’Inquisition – “Nobody expects the Spanish Inquisition !”)

  • 3 poireaux (je n’en avais que deux – un et demi en fait vue la taille du deuxième poireau. J’ai complété avec des blancs de poireaux surgelés)
  • 2 bons filets de saumon
  • 2-3 cuillers à café de graines de carvi (6-7 bonnes pincées de graines de cumin pour moi)
  • 2 cuillers à café de gingembre hâché (1/2 cuiller à café de gingembre en poudre, mais on peut en mettre plus)
  • 2-3 cuillers à soupe de parmesan rapé (5 cuillers pour moi)
  • 2-3 oeufs (j’en ai mis deux)
  • 25 cL de crème légère
  • un peu d’huile de pépin de raisin (huile d’olive: on fait avec ce qu’on a !)

Faites fondre les blancs de poireau dans un peu d’huile avec le gingembre. Ajoutez le saumon coupé en dés et une partie des graines de carvi (ou de cumin) en fin de cuisson.

Battez les oeufs, ajoutez la crème et le parmesan (j’ai ajouté un peu de lait car il me manquait un peu de crème).

Disposez la fondue de poireaux au saumon dans un plat à gratin et recouvrez de l’appareil. Passez au four pendant une demi-heure (je rappelle que mon four – à gaz – n’a ni thermostat ni indication de température. Je dirais à four moyen mais pas trop chaud).

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Le dilemme du pâtisson

C’est la saison des soupes ! Et depuis que mon cobaye m’entend pester contre ce @#* de mixeur qui ne mixe rien… il a fini par me prendre en pitié et par rentrer, un soir, avec un vrai mixeur, tout petit. Vous savez, ce truc en forme de bâton que vous plongez dans l’appareil à mixer et qui fait très bien son travail, tout seul, pendant que vous appuyez sur un bouton ? Un vrai bonheur ! Je passais une bonne demi-heure à mixer mes olives pour faire de la tapenade tellement l’ancien mixeur de mon cher et tendre était catastrophique…

Alors il a bien fallu l’étrenner, ce super-mixeur-de-la-mort-qui-tue. Et quoi de meilleur pour cela, qu’une soupe ?

Il y a quelque temps, j’ai acheté un gros pâtisson. J’avais l’intention de le farcir, comme l’année dernière, à la même époque. Mais la recherche, les cours, les courses… ont eu raison de mes bonnes intentions et mon pâtisson a fini en soupe, pour notre plus grand bonheur en ce temps pluvieux. J’y ai joint des blinis à la farine de châtaigne et aux graines de fenouil, découverts chez Cléa.

soupe_de_pâtisson

Soupe de pâtisson :

  • 1 pâtisson de taille moyenne
  • 20 cL de crème légère, légère…
  • poivre

Faites cuire le pâtisson à la vapeur. Mixez-le (j’ai gardé la peau, pour un goût plus soutenu) et ajoutez-y la crème et un peu de poivre.

Blinis à la farine de châtaigne et aux graines de fenouil :

  • 60 g de farine de châtaigne
  • 60 g de farine blanche
  • 2 oeufs
  • 120 mL de lait (Cléa indique du lait de soja, en bonne végétarienne que je ne suis pas)
  • 2 cuillers à café de graines de fenouil

Mélangez les farines, les jaunes d’oeufs et les graines de fenouil. Ajoutez-y les blancs battus en neige. Cuisez les blinis sur une poêle quelques minutes.

Ah! Et parce qu’en ce moment, à la fac, on nous demande de démontrer la valeur des études de lettres, en quantités mesurables et économiques, cette petite mise au point de Yoric. Mon informaticien préféré lance son coup de gueule (qu’il a d’ailleurs fort gourmande…).

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Après l’envie d’Italie, le retour d’Italie!

Pour vous rendre tous fous de jalousie: je viens de passer une très jolie petite semaine de vacances à Venise avec mon fiancé. Et outre le kilogramme de tomates séchées, les 700 g de parmesan et la bouteille de lemoncello que nous avons rapportés, nous avons lesté notre sac d’un paquet de riz pour faire… du risotto.

Je vous explique : j’adore le risotto, j’en rêve à longueur d’année mais… j’oublie toujours d’acheter le riz “spécial risotto”, que l’on ne trouve pas si aisément en France. En revanche (allez savoir pourquoi !), mes neurones se sont reconnectés dans le Cannareggio et nous avons acheté le fameux paquet de riz. Vous rendez-vous compte ? douze heures et demie dans le train de nuit pour un paquet de riz (oui, juste pour le paquet de riz, parce que Venise, hein…) et même pas capable de penser à la bouteille d’huile d’olive !

Pour ce risotto du week-end entre amoureux avant de reprendre les cours (et de voir repartir mon cher et tendre dans sa fac berruyère), je me suis inspirée de la version vodka (une version lemoncello ne m’inspirait pas vraiment confiance) d’une copine, Sophie, et j’y ai ajouté quelques morceaux de tomates confites (piochées subrepticement dans le pot du billet précédent).

risotto à la vodka

Russ-otto :

  • 150 g de riz pour risotto

  • 1/2 L de bouillon (j’utilise du bouillon de légumes, sans sel, que j’ai trouvé au magasin bio. J’ai mis du temps à le trouver, mais je l’ai trouvé ! J’en ai assez de ces aliments beaucoups trop salés et rendent tout immangeable. Bon, je piquerai ma diatribe une autre fois… et je vous prouverai que l’on peut aisément manger savoureux sans ajouter de sel)

  • 1 oignon rouge pas trop gros

  • 1/2 gousse d’ail

  • 1 verre de vin blanc

  • 1 bonne cuiller à soupe de vodka (qui a complètement débordé au-dessus de ma casserole: il y en avait bien deux, et ce n’en était pas plus mauvais !)

  • Quelques tomates séchées et confites dans l’huile (d’olive)

  • poivre

Emincez les oignons, écrasez l’ail et faites-les fondre dans un fond d’huile (d’olive!). Quand tout a bien fondu, ajoutez le riz jusqu’à ce qu’il devienne translucide. Couvrez alors le riz d’une partie du bouillon et d’un peu de vin blanc (pas plus d’un tiers). Quand le riz a absorbé le bouillon, recouvrez-le à nouveau d’une partie du bouillon (et de vin blanc). Renouvelez l’opération jusqu’à ce qu’il ne vous reste plus de bouillon. Retirez le risotto du feu avant qu’il ait entièrement absorbé le bouillon afin qu’il reste bien crémeux. N’oubliez pas d’ajoutez la vodka avant la fin ! Très importante, la vodka… hic !

C’est le moment d’y intégrer le poivre, les tomates séchées ainsi que le parmesan rapé (qui sale le plat) et de ne pas tout dévorer trop vite afin de prendre une photographie du méfait. N’oubliez pas le verre de vin blanc pour accompagner votre risotto. Hic ! (bis)

Attention, la menace plane… Quand j’aurai trouvé de l’encre de seiche, je m’attaque au risotto alla nera, mon rêve… (dont m’a privé mon Cobaye à Venise, parfaitement dégoûté à l’idée de manger une mixture noire et des bouts de seiche – mais si je le fait de mes petites mains blanches (de craie), il le mangera peut-être !) . Vous êtes prévenus !

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Une envie d’Italie…

Après le cours de ce matin (une colonie d’anémones de mer digérant son plancton eût été plus impliquée que mes étudiants en cette veille de vacances, malgré mes sauts, bonds et gambades devant le tableau noir), je n’ai pas eu le courage de passer l’après-midi à la bibliothèque (moi aussi j’ai des ancêtres anémones de mer, quand je veux !) : je suis ENFIN en vacances malgré les bons soins des charmantes personnes qui ont eu l’excellente idée de décaler d’une semaine nos vacances de la Toussaint à Paris 3. C’est bien pour ceux qui ont une vie de famille! Donc, si lesdits responsables de nos dates de vacances accumulent les “journées mouises” les jours qui viennent, pas de panique, c’est juste moi qui m’amuse avec une poupée vaudou…

Je suis donc rentrée déjeuner avec mon cher et tendre, qui, LUI, est en vacances (parce que dans sa fac, on leur donne les VRAIES vacances). Et j’ai découvert… ma nomination aux Thinking blogger awards! Un grand merci à Claire pour cette récompense qui me va droit au coeur (aïe ! doucement quand même !).

Voici la règle du jeu, servilement recopiée depuis la page de Claire (qui a elle-même copié sur sa voisine… Je n’ose pas imaginer le résultat de ce copiage en chaîne) :

“Les personnes récompensées doivent publier un article dans lequel elles feront apparaître à leur tour 5 blogs qu’elles apprécient, avec les liens vers ces derniers pour qu’on puisse les visiter.

Faire un lien vers ILKER pour que l’on puisse savoir d’où vient le prix… !!”

Ahaaaaahhh !!! Il me faut maintenant effectuer ce choix terrible. Qui vais-je nommer à mon tour ? (petits diablotins qui volent, tout guillerets, au-dessus de ma tête). Le choix est difficile et de nombreux blogs ont déjà été cités. Heureusement, il en reste ! Les lauréats sont… (roulement de trompettes, sonnez les tambours…)

Pour commencer, je citerai Claire, du blog “A vos papilles !“. J’apprécie beaucoup ses idées – et ses photos, bien que, je l’avoue, l’emploi du temps délirant de cette année ne me permet pas de laisser des messages comme je le souhaiterais. Alors un grand bravo à Claire !

Autre award (beurk ! trop anglais pour moi) prix attribué à… $ha, de “P’tit miam tout en couleurs“, qui a été l’une des premières à laisser un message sur mon tout jeune blog. Sa capacité à détourner les ingrédients, gâteaux et autres bonbons me fascine. J’ai un argument imparable pour lui décerner le prix : comme moi, elle est accroc à la purée d’amandes complètes. Si ce n’est pas une bonne raison !

Ensuite, parce qu’il vient de soutenir brillamment sa thèse et parce qu’il m’envoie des recettes par mail (je vais bien devoir les tester et les mettre en ligne), je vous re-présente François, d’”Ombres vertes“. Je vous en ai déjà parlé lors du Blog Day. Je ne voulais pas citer des blogs déjà évoqués ici, mais une soutenance de thèse, cela se fête ! (désolée, j’espère que j’arriverai au bout de la mienne d’ici l’an prochain : un modèle à suivre pour moi…)

Parce qu’il faut bien lui faire payer la consigne du blogcolis et tout l’arsenal de défense dudit blogcolis contre les entreprises de Pascaline (parce qu’elle me fait bien rire également avec ses mots-clefs du mois – et que je lui ai un peu piqué l’idée dernièrement…), Marion, de “Il en faut peu pour être heureux” est également l’heureuse gagnante du prix ! Je sens qu’elle ne va pas tarder à me maudire, car je sais qu’elle a autre chose à faire que répondre à ce genre de distinction.

Et parce que c’est le blog de mon Cobaye et que je suis un tantinet partiale, voici le blog “Il y a du thé renversé au bord de la table” qui raconte plein de choses bizarres en informatique mais qui nous propose à nous, profanes, tout plein d’articles de vulgarisation assez utiles du style: “pourquoi utiliser Firefox plutôt qu’Internet Expl-horreur” (jeu de mots rapporté par une copine qui l’a lu sur lephare.be. J’ai adoré) ou “pourquoi la loi Dadvsi est parfaitement inacceptable”. Vous savez ? des trucs qui nous concernent au quotidien, nous qui utilisons régulièrement nos ordinateurs afin de mettre à jour nos blogs, lire nos mails, consulter tel ou tel site, chercher le commentaire tout prêt d’un poème de Ronsard (non, ça, ce n’est pas bien. Compris ?)… Attention, les derniers articles sont incompréhensibles à toute personne normalement constituée, mais n’hésitez pas à remonter dans les anciens billets. Et je fais pression pour qu’il propose à nouveau quelque chose d’accessible. De toute façon, j’ai des arguments culinaires…

tomates séchées 1

Et pour Claire, parce qu’elle défend sa rital(at)itude, une petite recette italienne, de la part de celle qui s’apprête à partir en vacances (ENFIN ! – ah non, je l’ai déjà dit. Et alors !!!) en Italie. (et pas de panique pour ton cours : tu trouveras la bonne tenue sans vider ta garde-robe, ton cours sera au point, tout se passera bien, sois toi-même et détendue – dans la mesure du possible… Un jour, je te raconterai toutes mes bêtises de prof, comme la fois où, à la recherche d’une craie j’ai sauté accroupie, en jupe portefeuille, devant une classe de premières années. Un moment d’anthologie !)

Peut-être la gourmandise vous pousse-t-elle, régulièrement, à passer devant le rayon “tomates séchées confites”. Le problème est que, en France :

  • c’est cher (une bonne vingtaine d’euros le kilogramme)
  • ce n’est pas aussi bon qu’en Italie
  • elles sont le plus souvent à l’huile de tournesol (je vous renvoie à Claire pour l’huile d’olive, tralala)

Vous savez quoi ? On peut faire bien meilleur chez soi ! Bon, un préalable est nécessaire : trouver les tomates archi-sechées. Jusqu’à il y a peu de temps, je pensais que c’était impossible en France, mais j’en ai récemment vu en vente à Paris, dans une épicerie arabe d’Aligre (6 euros les 500g, c’est moins cherros, non ?).

tomates séchées 2

Tomates confites :

  • tomates séchées (de quoi remplir votre pot)
  • vinaigre blanc
  • huile d’olive
  • ail
  • thym, romarin (ou cumin… n’hésitez pas à varier)

Dans une casserole d’eau bouillante, versez une cuiller à soupe de vinaigre blanc (vous pouvez également ajouter un peu de vin blanc). Immergez-y les tomates séchées, préalablement rincées et laissez bouillir cinq minutes. Rincez bien à l’eau courante puis disposez dans votre pot avec une demi-gousse d’ail réduite en purée, les feuilles de thym et de romarin (ou autre). Recouvrez d’huile d’olive.

L’idéal est de laisser confire une quinzaine de jours. Je conserve mon pot au réfrigérateur.

Ces tomates séchées sont merveilleuses dans des muffins aux légumes, dans du pain (avec des olives noire, c’est à tomber par terre, je ne vous raconte pas tous les bleus que j’accumule…), en antipasti (à l’apéro pour les non-italianophones), dans des pâtes (avec des pignons, un vrai bonheur !). A vous d’innover !

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