J’ai reçu ce matin, entre mes deux cours à la fac, un mail paniqué (oui… bon… je dramatise un peu…) de Clairechen : il paraît que je vais recevoir un deuxième blogcolis. Chouette! Bon, ne nous réjouissons pas trop vite, c’est par erreur qu’il arrive dans mes pénates. Il est en fait destiné à Marion qui, par chance, est également parisienne (il traîne de ces horreurs sur la blogosphère… des Parisiennes… pfffui !).
En attendant de recevoir mon joyeux non-blogcolis (sur le modèle du “joyeux non-anniversaire” de Lewis Carroll), je suis allée voir le blog de Marion et je n’ai pas été déçue. Elle propose de jolies recettes, épicées d’un humour ravageur. En particulier, elle a rendu public ce qui me faisait moi-même rire depuis un certain temps : les mots-clefs farfelus qui égarent les internautes sur un blog culinaire. Je garde l’idée.
En ce moment, le grand record est détenu par des étudiants qui pianotent…
“Commentaire de Mignonne allons voir si la rose”
et qui tombent… sur la recette du karkadé ! Déçus ?
Aaaahhhh ! Je vous vois déjà, les yeux écarquillés et paniqués. Pas d’ode à l’horizon! (tiens, un élément de commentaire : il s’agit d’une ode, un genre que Ronsard adapte du modèle pindarique dans sa grande entreprise de renouvellement de la poésie française) et Cassandre a cédé la place à Pernette (mais on reste dans le XVIe siècle, pas de panique !).
Alors soyons clairs : oui, vous êtes sur le blog d’une prof de lettres – qui travaille sur le XVIe siècle, qui plus est. Alors un conseil de pro : laissez tomber la recherche frénétique d’un commentaire à recopier sur la toile ; buvez un bon coup de karkadé et mettez-vous au boulot. Et plus vite que ça !!!
Mais comme je suis d’un naturel généreux, voici un petit portrait de Ronsard pour vous soutenir dans cette terrible entreprise.

Sacrebleu !





