Archive pour septembre, 2007

Une “rescapée des fabulettes” aux fourneaux

Vendredi soir, nous avons eu la chance d’assister au concert-jubilé d’Anne Sylvestre. Je fais partie de ces “rescapés des fabulettes” et “amoureux d’la p’tite Josette” qu’elle évoque dans son dernier album, mais j’ai découvert ses autres chansons (l’essentiel de sa carrière) il y a un peu plus de dix ans et je ne me lasse pas de son amour des mots drôles et doux-amers à la fois. Elle m’accompagne à toutes les étapes de la vie entre coups de gueule et bruit de grelot. Je doute qu’il reste encore des places pour les prochains concerts, car elle a un public très fidèle (la salle a fini debout), mais si vous avez l’occasion de vous y rendre ou de découvrir ses chansons, sautez sur l’occasion !

La période n’est pas facile pour la création culinaire ! Je recycle plus que je ne cherche. Mais la semaine dernière, j’ai lu sur le blog de Touriya une recette de briouat qui me tentait bien et qui associait figues fraîches, chèvre et miel. De quoi séduire les papilles les plus difficiles… Je l’ai vite testée – et adoptée ! Et aujourd’hui, je l’ai adaptée en remplaçant les figues par des myrtilles. A décliner selon les envies pour des entrées fines et savoureuses !

briouat chèvre myrtilles

Briouat de Touriya :

  • feuilles de bricks
  • figues (ou myrtilles: dans ce cas, n’hésitez pas à être généreuse, mais attention au jus)
  • petits chèvres frais
  • miel de châtaignier
  • ras-el-hanout (mélange d’épices typiquement marocain que l’on trouve, sous forme plus fade, dans tous les supermarchés)

Sur une feuille de brick, déposez une figue ou une demi-figue (selon sa taille), un (ou un demi) chèvre frais, une pointe de miel et une pincée de ras-el-hanout. Pliez la feuille de brick (en triangle par exemple). Répétez l’opération autant de fois que nécessaire et enfournez l’ensemble une dizaine de minutes à 180°C.

Et vous, avec quel fruit tenterez-vous l’expérience ?

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Mignonne, allons voir si la rose…

Il y a quelques semaines, David et moi avons rendu visite à des amis à Tours, Charlotte et François. Charlotte venait d’acheter du karkadé, c’est-à-dire des fleurs d’hibiscus à infuser, mais elle ne savait pas exactement comment les préparer. Je me suis dit que la recette pourrait vous intéresser également, d’autant que c’est l’occasion de compléter la collecte de Birgit.

karkadé3

Le karkadé est la boisson nationale en Egypte. Et comme l’Egypte est un grand pays du cinéma (et du feuilleton-sitcom) dans le monde arabe, sa couleur est célèbre – mais son goût l’est beaucoup moins. Attention, cela ne se dose pas comme un thé ou comme de la verveine en feuilles. Le goût est très fort et il faut le sucrer.

Le karkadé se boit chaud ou froid. Dans ce dernier cas, on le boit coupé avec du jus d’orange. Cela donne une boisson très rafraîchissante. Un délice quand vient l’été!

Dernier détail, qui a son importance : le karkadé est, paraît-il, un hypotenseur. Parfait pour se détendre ou pour une beuverie, le soir, entre amis ;-) . Vous n’aurez pas d’insomnie !

karkadé2

karkadé chaud :

  • 25 cL d’eau
  • 2 cuillers à café de fleurs d’hibiscus
  • 2-3 carrés de sucre
  • un baton de cannelle
  • noix de muscade
  • 1 gousse de vanille si vous en avez

Portez l’eau à ébullition. Dans une petite théière, déposez les fleurs d’hibiscus, les épices, la vanille et le sucre. Versez-y l’eau et laissez infuser cinq à dix minutes. Pour une meilleure saveur, vous pouvez verser le karkadé dans un petit verre et en reverser le contenu dans la théière à cinq reprises au moins.

A servir dans de petits verres à thé.

karkadé froid :

  • 50 cL d’eau
  • 3-4 cuillers à café de fleurs d’hibiscus
  • 25 cL de jus d’orange

Portez l’eau à ébullition et versez-la dans la théière dans laquelle vous aurez déposé les fleurs d’hibiscus. Laissez infuser une dizaine de minutes. Versez le karkadé dans une bouteille, laissez refroidir puis complétez avec le jus d’orange (2/3 de karkadé pour 1/3 de jus d’orange). Mettez la bouteille au réfrigérateur une heure ou deux et dégustez.

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IGM (Immigration Génétiquement Modifiée)

Bonjour à tous !

C’est toujours la rentrée, mes billets se font donc plus rares. Pire, aujourd’hui, je ne vous parlerai pas de cuisine, je me contenterai de vous indiquer deux liens qui, malgré leur intitulé, ne portent pas sur la recherche:

http://dutherenverseauborddelatable.wordpress.com/2007/09/18/la-rentree-des-chercheurs/

et, plus directement:

http://tmp.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1625

J’ai signé la pétition, question de conscience. Tout le monde peut le faire, il n’est pas besoin d’être chercheur.

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Non, ce n’est pas encore Halloween !

Je sais, je me suis faite désirer ces derniers jours (ou pas…). Comme pour tout le monde, c’est la rentrée. Et le week-end, nous parcourons les vide-greniers afin de compléter l’ameublement de notre nouvel appartement. Ce samedi, nous avons déterré… une jolie commode! Pas de panique, je ne l’ac-commode-rai pas au four dans les prochains jours…

J’adore le mois de septembre ! C’est la saison des courges et autres patissons… Alors le week-end dernier, au marché, j’ai craqué pour un potimarron. Je peux faire plein de choses avec, cela m’amuse beaucoup. Mais je n’ai pas cédé à la facilité : pas de tarte salée (ce sera pour plus tard). J’ai opté pour un potimarron farci.

potimarron farci entier

Pour la farce, je n’aime pas la chair à saucisse que l’on trouve habituellement dans le commerce. Trop grasse. J’ai donc décidé de mélanger du veau et du… cheval ! La chair du cheval est très savoureuse (pour ceux que cela ne dérange pas) et le veau est maigre. C’est un peu long à cuire, bien nourrissant, mais je suis plutôt satisfaite du résultat. Et c’est toujours plus original que les tomates farcies !

potimarron farci coupé

Potimarron farci :

  • 1 potimarron
  • 150g de chair à farcir de veau (plus maigre que la chair à saucisses)
  • 150g de cheval haché (la viande a un goût plus prononcé)
  • 1 oeuf
  • un peu de pain dur si vous en avez
  • origan
  • thym, romarin

Faites cuire le potimarron dans de l’eau bouillante pendant une demi-heure environ. Sortez le potimarron (sans vous brûler) et évidez-le délicatement. Séparez les graines, retenues dans la partie fibreuse et la chair. Vous pourrez faire griller les graines si votre potimarron est bio et les déguster par exemple en apéritif. Ôtez également une partie de la chair, sans percer la peau du légume. Coupez la chair en petits morceaux et mêlez-la à la viande de veau et de cheval. Ajoutez les herbes et l’oeuf battu (et éventuellement le pain humecté dans l’oeuf). Farcissez le potimarron et enfournez à 200°C, 3/4 d’heure – une heure.

Bon appétit !

Et bientôt… la photo!

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La cuisine des fleurs

Il y a quelques semaines, j’ai découvert la proposition de Birgit, cuisiner avec des fleurs. J’avais déjà esquissé quelques pas sur ce chemin périlleux pour une citadine de mon acabit avec ma tarte au citron et fleurs de lavande. J’avais beaucoup apprécié à l’époque ce petit plus apporté par la saveur des fleurs de lavande. Je me suis dit que c’était l’occasion de récidiver et j’ai profité de mon escapade “technique” en Charente Maritime cette semaine (peut-être saurez-vous un jour pourquoi) pour rapporter des roses trémières et des fleurs de chèvrefeuille du jardin. Restait le principal point : comment les accommoder ?

tuiles roses trémières 1

J’ai pensé à une recette de ma Môman, un classique de mon enfance, les tuiles. En fait, sa recette est plutôt moelleuse, mais pour ma part, j’aime bien. Conformément à mes habitudes, il s’agit d’une version peu sucrée. J’y ai ajouté des pétales de roses trémières sur les unes, des fleurs de chèvrefeuille sur les autres. Résultat ? Un léger parfum sucré et subtil. La version chèvrefeuille est, de mon point de vue, plus savoureuse, en particulier si vous dégustez ces tuiles chaudes.

tuiles roses trémières 2

Tuiles fleuries :

  • 60 g de farine grise (T 110)
  • 60 g de beurre (salé de préférence)
  • 1 cuiller à soupe de miel
  • 2 oeufs
  • fleurs de chèvrefeuille ou pétales de roses trémières

Battez les oeufs. Faites fondre le beurre et le miel puis intégrez-les à la farine.

Sur une plaque, déposez des petits tas de pâte, bien espacés. Parsemez-les de pétales de roses trémières ou de fleurs de chèvrefeuille. Enfournez à four chaud (200°C) et surveillez. Sortez les tuiles lorsqu’elles commencent à roussir sur les bords.

tuiles chèvrefeuille

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Petite escapade au pays du thé (1)

Maintenant que mon article est rendu et avant de me sauver en urgence en Charente-Maritime pour quelques jours (non, pas de détente en perspective, hélas !), je me suis dit que je vous avais caché un élément essentiel de ma vie. Non, ce n’est pas mon cobaye à visage humain ni Pascaline, notre nouvelle tortue en peluche trop craquante pour qu’on lui résiste. Il s’agit de ce qui accompagne ces petits gâteaux, tartes et autres goûters que je vous présente depuis trois mois: le thé.

Connaissez-vous la publicité pour cette boisson du petit-déjeuner composée pour moitié de chicorée et pour moitié de café ? Un homme se lève le matin, échevelé, hirsute, bougon, avec de petits nuages et des éclairs noirs qui lui flottent au-dessus de la tête comme dans les bandes dessinées. Quoi qu’il fasse, les nuages reviennent : douche, habillage, préparation du petit-déjeuner (le tout sur une petite musique lancinante). Et puis vient le moment où il trempe les lèvres dans son bol, les petits nuages disparaissent et le reste de la famille peut enfin entrer dans la cuisine. Le beau temps est revenu. Eh bien ça, c’est tout moi le matin ! – et le reste de la journée. Je suis une accroc, une droguée, une hyper-dépendante du thé et je n’ai absolument pas l’intention d’entrer en cure de désintoxication !

Mais pas n’importe quel thé, attention ! Pas ces horribles petits sachets qui vous proposent (vous balancent à la figure) une boisson acre, amère, vite écoeurante. Non, pas ce vomitif immonde ! Je vous parle d’un thé qui déploie ses arômes subtiles sans vous agresser et qui vous procure le bien-être tant attendu de la pause-au-milieu-du-boulot.

Petite escapade au pays du thé :

Il existe différents procédés de fabrication du thé (cf. Wikipedia pour plus de précisions):

  • Les thés blancs sont des thés dont les feuilles sont restées à l’état naturel. Elles sont juste subi un flétrissage et une dessication. Ce sont les thés les plus délicats à obtenir, donc les plus chers (à part les thés jaunes, dont je ne parlerai pas car je ne les connais pas). De mon point de vue, ils nécessitent une longue pratique du thé pour être pleinement appréciés. Température d’infusion : 70°C-80°C.

  • Les thés verts sont des thés non fermentés. On dit couramment qu’ils sont plus riches en théine que les thés noirs, mais ce n’est pas sûr. Pour des raisons chimiques, leur effet est plus rapide et ponctuel (cf. admirable-tea). Température d’infusion : 80°C environ pour les thés chinois, plus variable pour les thés japonais.

  • Les thés noirs ont subi une fermentation complète. On les appelle également thés rouges, à ne pas confondre avec le roïboos, un buisson d’Afrique du Sud sans aucun rapport avec le thé, que les hérétiques nomment depuis quelques années “thé rouge”. Certains thés noirs sont fumés, ce qui leur confère un goût très particulier (pour les connaisseurs, de mon point de vue. Ce sera trop fort pour un néophyte). Température d’infusion : 95°C.

  • Les thés Wu Long (ou Oolong) n’ont subi qu’une fermentation partielle. Ils sont pauvres en théine et peuvent être consommés en fin de journée ou le soir. Température d’infusion : 95°C.

Pas de préparation du thé sans théière ! L’idéal serait d’avoir une théière par thé, mais tout le monde n’a pas les moyens (ni la place) d’entretenir une telle collection. On peut se contenter d’une théière par couleur de thé et en garder une pour les thés parfumés. Il existe, grosso modo, deux types de théières. Les théières à mémoire et… les amnésiques.

  • Les théières à mémoires sont en terre cuite (la meilleure est la Yixing). Il faut absolument l’utiliser pour un seul type de thé (la mienne sert au Wulong). Ces théières se bonifient avec le temps car elles se culottent, c’est-à-dire que leur fond se couvre de tanin, de sorte que les arômes se développent beaucoup plus au fil des utilisations. Attention : il est essentiel d’appliquer à la lettre les règles d’entretien qui valent pour les théières en général: lavage à l’eau claire et c’est tout. Pas de liquide vaisselle ou d’autre produit détergent. Vous en retrouveriez le goût dans vos infusions et ne parviendrez pas à vous en débarrasser.

  • Les théières “amnésiques” (le terme est de moi) sont toutes les autres : fonte, métal, porcelaine, terre cuite vernissée, verre… Lavez-les également à l’eau claire et conservez le dépôt de tanin, même si vous trouvez cela laid. Votre thé n’en sera que meilleur.

Pour ceux qui craignent l’effet excitant de la théine, deux solutions existent: on peut laisser infuser le thé plus longtemps, car le tanin neutralise la théine (mais le goût du thé en sera renforcé) ou bien ébouillanter très rapidement le thé et jeter cette première eau avant de le faire effectivement infuser. La théine se déploie en effet au tout début de l’infusion.

Et surtout, par pitié, ne sucrez pas votre thé !!! Vous en gâcherez tout l’arôme. Croyez-moi, vous vous habituerez vite. Un thé de qualité n’est pas un Lipton Yellow, il ne nécessite pas que l’on cache son goût pour parvenir à le boire…

Voici mes thés préférés, que je décline selon le temps, l’heure ou les envies (non, je n’ai aucune action chez ces marques. Juste la carte de fidélité du Palais des thés. Malheureusement, Kusmi n’en propose pas…)

Je suis plutôt une amatrice de thés noirs, natures ou parfumés, mais je suis très exigeante pour ces dernier: le parfum ne doit surtout pas masquer l’arôme du thé.

qimen hao ya

Parmi les thés noirs, je suis une grande fan de Qimen (ou Keemun): c’est un thé noir très fin qui a un arôme chocolaté naturel dont je ne me lasse pas.

yixing de madame Aï Di

Ces dernières semaines, la maison mère du Palais des thés (rue Vieille du Temple, à Paris) était fermée pour travaux et la boutique près de chez moi n’avait plus de Qimen Hao Ya. Je me suis donc laissée tenter par un nouveau thé, le Yixing de madame Aï Di, d’une autre boutique, le Temple du thé (Paris 20e), qui s’était déplacée par bonheur sur mon marché. Il s’agit d’un Yixing qui a un arôme assez proche du Qimen mais avec un fond plus terreux. Un délice!

butterfly of Taïwan

Pour les fins d’après-midi ou pour le soir, je m’offre parfois un petit Wu Long du Palais des thés, le Butterfly of Taïwan, qui possède sa propre théière et qui s’enrichit à chaque nouvelle infusion (un de ces jours, je vous présenterai ma “collection” de théières). C’est un thé très parfumé qui, de mon point de vue, développe bien les caractéristiques du Wu Long. Il est assez surprenant à la première gorgée pour ceux qui n’ont jamais goûté de thé semi-fermenté, mais je n’ai jamais entendu que des soupirs de satisfaction…

Vient maintenant le tour des thés parfumés. Là, je deviens particulièrement exigeante. De nombreux fabricants étouffent complètement le goût du thé avec des arômes qui me semblent artificiels. Un petit conseil si vous devez choisir un thé parfumé : évitez à tout prix les thés dont le parfum est beaucoup trop prononcé et fruité (ou fleuri) à sec. Il sera beaucoup trop fort une fois le thé infusé.

Le pire thé parfumé que je connaisse est le thé aux fruits rouges. Impossible de m’en faire avaler, jusqu’à ce que je rencontre par hasard…

saint-petersbourg

… le Saint-Petersbourg de Kousmichoff (Kusmi pour les intimes). J’ai découvert ce thé dans un salon de thé à Bourges, le Rendez-vous de George Sand. J’avais choisi ce thé au nez, sans en regarder la composition (sinon, je ne l’aurai pas pris) et j’ai été ravie. Ce n’est qu’après que je me suis aperçue qu’il s’agissait d’un thé aux fruits rouges. J’en fais des consommations folles.

earl grey fleurs bleues

L’Earl Grey aux fleurs bleues de Mariage Frères a son charme également. L’Earl Grey est un mélange assez classique qui tire son nom du Lord Charles Grey, comte de Falodon. Le thé est aromatisé avec de la bergamote. Mariage frère y joint des fleurs de bleuets qui donnent une saveur très délicate à ce thé que j’affectionne particulièrement à l’heure… du thé !

kashmir

Pour les grands froids (grand succès cet été), j’apprécie la chaleur du Thé du Kashmir Tchaï de Kousmichoff, qui mêle des clous de girofle, de la cannelle, et bien d’autres épices sur une base de thé noir.

prince vladimir

Plus fruité, mais tout aussi idéal pour les grands froids est le thé Prince Vladimir de Kousmichoff, qui allie épices et agrumes avec délicatesse sur une base de thé noir.

Un de mes classiques de la BnF est le Thé des concubines du Palais des thés. C’est également un classique de la maison de thé. Il s’agit un mélange de thé noir et de thé vert auquel sont jointes des notes florales de rose sur un fond légèrement caramélisé.

Bon, ce poste est déjà long. Je poursuivrai plus tard, avec entre autres les thés glacés et bien d’autres richesses de mon placard. A bientôt !

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