J’ai un cuit-vapeur! Mon rêve depuis des années, afin de me faire des courgettes et autres légumes à la vapeur (c’était ça ou une cocotte-minute). Bon, mon autre rêve, depuis un peu moins d’années, c’est une machine à pain, mais comme toujours, il faut avoir de la place.
Ma rencontre avec LE cuit-vapeur qui trône désormais dans ma cuisine est d’un romanisme absolu. “Et leurs yeux se rencontrèrent…” au détour d’un vide-grenier… de la puériculture, auquel j’étais (pour une fois) par hasard. Neuf, rutilant, fier et droit… mais si seul, il m’attendais, là – et je l’ai emmené. Nous l’avons étrenné ce soir, alors que nous achevions les restes du congélateur, c’est-à-dire aujourd’hui les filets de rouget (d’autant que désormais, nous aurons une vraie poissonnerie près de chez nous), accompagnés de courgettes et poivrons également cuits à la vapeur. Cela fait plaisir de retrouver des légumes fondants et non tout flasques, imbibés d’eau et sans saveur (cela me rappelle les formules de chimie: “tel gaz est inodore, incolore et sans saveur”). Même mes courgettes parisiennes avaient ainsi un peu de goût. Mais je n’ai rien fait d’exceptionnel pour l’occasion. J’apprends à m’en servir. En revanche, j’ai préparé en dessert une tarte à la rhubarbe (oui, il y en avait aussi au congélateur, alors que c’est la saison: mais allez trouver de la bonne rhubarbe à un prix raisonnable à Paris!).
Cela faisait longtemps que j’avais envie d’en faire une, mais je voulais trouver un moyen d’adoucir un peu l’acidité du fruit. L’idée m’est venue ce soir: en tapissant la pâte de poudre d’amandes. Et tant que nous y étions, pourquoi ne pas en faire profiter la pâte? Qu’à cela ne tienne! Me rappelant que Charlotte m’avait parlé de pâtes à tarte à la purée d’amandes, je me suis dit que c’était l’occasion d’essayer (je suis allée sur le site de Satoriz, mais je n’ai laissé reposer au réfrigérateur qu’une petite heure). Et je ne regrette pas: la pâte était délicieuse: une pâte extrêmement parfumée, qui se tenait très bien et dont la saveur se mariait parfaitement avec l’acidité de la rhubarbe. En revanche, mon appareil était trop liquide chaud (car nous nous sommes jetés dessus au dessert), mais froid, il se tenait mieux. J’aurais pu y ajouter un oeuf pour obtenir une sorte de flan, plus présentable “à chaud”. La poudre d’amande a bien joué son rôle d’éponge à jus. La rhubarbe, certainement parce qu’elle était encore en partie surgelée, aurait gagné à cuire un peu plus pour être plus fondante, mais franchement, nous nous sommes régalés. Et demain, version froide au petit-déjeuner!

Tarte à la rhubarbe et aux amandes:
- 1 verre de farine blanche et 1 verre de farine grise (T 110)
- 2 bonnes cuillers à soupe de purée d’amandes
- 1 demi-verre d’eau tiède
- plein de rhubarbe
- de la poudre d’amandes
- 20 cL de crème liquide à 3% (ou crème végétale)
- 1 filet de lait (ou lait végétal)
- 1 bonne cuiller à café de cannelle
- 1 cuiller à soupe de miel
Préparez la pâte à tarte: dans un saladier, mélangez la farine, la purée d’amandes et l’eau tiède. Etalez la pâte dans le moule à tarte et laissez reposer une heure au réfrigérateur (je me demande dans quelle mesure c’est vraiment nécessaire).
Déposez une couche de poudre d’amandes et répartissez les morceaux de rhubarbe sur la pâte à tarte. Dans un bol, mélangez la crème, le lait, le miel et la cannelle puis versez l’appareil sur les morceaux de rhubarbe. Enfournez à 180°C. Bon appétit!