Archive pour juillet, 2007

Encore du pain !

Depuis que j’ai trouvé comment faire du pain maison, sans machine et sans pétrissage, je ne me prive plus. Je commence tout doucement à jongler avec les farines et j’ajoute de petites choses à la pâte, délicatement afin de ne pas la travailler, ce qui l’empêcherait de monter (par “délicatement”, j’entends pousser avec le doigt dans la pâte). Désormais, je mélange 300g de farine blanche, 100g de farine grise T 110 et 100g de farine intégrale de seigle. Il faut encore que je me procure de la farine d’épeautre, mais il n’y en a pas dans le magasin près de chez moi. Quoi qu’il en soit, voici de quoi varier les plaisirs.

Variations sur le pain sans pétrissage :

  • pain aux olives noires (ne pas oublier de les tremper deux ou trois fois afin d’en ôter au maximum le sel)
  • pain aux olives noires et aux tomates séchées
  • pain aux raisins secs (trempés pour qu’ils soient moins sucrés)
  • pain aux graines de fenouil (il vient de sortir du four)

pain_olives_tomates

Et pour le plaisir, voici une photo du pain aux olives et aux tomates séchées (merci à Christophe pour les conseils de prise de vue !)

Quelques autres combinaisons possibles :

  • raisins secs et graines d’anis
  • graines de tournesol et de courge
  • figues sèches

(mise à jour du 8 septembre)

Laisser un commentaire

Un souvenir de vacances…

Comme j’ai repris la route de la bibliothèque intensive, je n’ai plus l’occasion de cuisiner le midi, si ce n’est pour me faire des tupperwares divers et variés et, je l’avoue, le soir, je suis trop exténuée pour avoir des idées… Heureusement, j’ai gardé en réserve quelques recettes des vacances. Et, ce soir, ce sont des filets de rouget aux légumes cuits à la vapeur (les légumes, pas les rougets, hein ?) que je vous présente. Diététique et savoureux, que demander de mieux?

rougets

Filets de rougets aux légumes-vapeur :

Pour deux gros appétits :

  • 8 petits rougets frais, découpés en filets (soit 16 petits filets)
  • 6 petites pommes de terre
  • 2 belles courgettes
  • 4 brins de romarin frais
  • de l’huile d’olive

Nettoyez bien les pommes de terre et les courgettes, mais conservez la peau. Faites cuire les pommes de terre à la vapeur avec les brins de romarin. Ajoutez vers la fin des courgettes coupées en quatre dans le sens de la longueur.

Quand les légumes sont presque cuits, passez rapidement les filets de rouget à l’eau afin d’ôter toute écaille persistante. Chauffez une poêle avec un filet d’huile d’olive et disposez les filets de rouget, côté peau sur la poêle. Le feu doit être assez doux. Laissez cuire jusqu’à ce que la chair, qui était translucide au départ, soit blanche. Retournez alors les filets et faites encore cuire une petite minute. Disposez vos filets et vos légumes dans une assiette (vous pouvez éplucher vos pommes de terre maintenant) et arrosez d’une filet d’huile d’olive. C’est prêt !

Laisser un commentaire

Financiers savoureux

Pas d’histoire aujourd’hui, mais un conseil de sortie pour ceux qui ne l’ont pas encore fait : allez voir Persépolis, qui est film d’animation de très grande qualité, tant d’un point de vue esthétique que narratif. Le film est directement tiré de la bande dessinée autobiographique de Marjane Satrapi qui est également co-auteur du film. A la fois tendre, décalé, grinçant, lucide, le film conte la vie iranienne à travers les yeux de Marjane depuis la chute du Shah d’Iran à son départ définitif du pays. J’ai particulièrement apprécié le fil qui court, dans tout le film, autour de la petite fleur de jasmin, qui conjugue motif pictural rappelant les arabesques d’un autre ouvrave de Satrapi et motif symbolique de l’éthique d’une vie. Pour un autre commentaire et d’autres liens, vous pouvez aller voir le blog Ombres vertes de François, bientôt docteur ès histoire de l’art.

Et pour se remettre de nos émotions (le rire et les larmes s’enchaînent bien souvent s’ils ne se confondent pas dans le film), voici une proposition de financiers, librement inspirée d’une recette de Marmiton.

financiers

Et au passage, vous voyez un bout de la jolie boîte à sushis en bois laqué que j’ai trouvée en vacances chez le brocanteur pour trois sous…

Financiers :

  • 75g de poudres d’amandes
  • 50g de farine bise
  • 75g de cassonnade brune complète
  • 1 très généreuse cuiller à soupe de purée d’amandes
  • 3 blancs d’oeufs
  • vanille

Mélangez la poudre d’amandes, la farine, la cassonnade, la purée d’amandes et la vanille. Battez les blancs en neige et incorporez-les délicatement aux autres ingrédients, un peu poudreux, il faut bien l’avouer. Répartissez l’appareil dans des moules à financiers ou dans les moules à mini-tartelettes en silicone et enfournez à 180°C pour une vingtaine de minutes.

 

Laisser un commentaire

J’ai fait du pain !!!

… moi qui étais si sûre que je n’y parviendrais jamais sans MAP ! Je me suis lancée hier soir (mais cela faisait longtemps que j’y pensais) en suivant la recette sans pétrissage (je suis fainéante et surtout, je n’ai pas le temps) que propose Anne de Papilles et pupilles, elle-même reprise d’une recette de Fisslisa. La première version n’a pu être goûtée à la sortie du four, il était trop tard. Je sais maintenant qu’il faut que je prévoie le temps de repos… Pour cette première fois, j’ai suivi les instructions à la lettre, mais comme j’avais peur que la levure n’ait pas assez chaud, je l’ai mise dans le four à feu très très doux : la pâte, me semble-t-il, a légèrement cuit avant la cuisson officielle. Cela ne nous a pas empêché de l’entamer ET de le finir au petit-déjeuner. Il était tout craquant en sortant du four et surtout, il sentait bon…

Pour ceux qui n’ont pas envie de cliquer sur le lien (honte à vous !), voici la recette que, pour une fois (et pour l’instant) je n’ai pas modifiée:

Pain sans pétrissage :

Pour deux pains (Anne donne trois) :

  • 400g de farine T65 (T55 chez Anne)
  • 100g de farine de seigle complète
  • 66 mL de lait tiède
  • 300 mL d’eau tiède
  • 1 cuiller 1/2 de sel si vous y tenez (moi, je n’en mets pas)
  • 1 cuiller à soupe de miel
  • 16g de levure fraîche de boulanger

Mélangez le miel, l’eau et le lait tiédis ainsi que la levure de boulanger. Laissez reposer une dizaine de minutes. Ajoutez les farines mélangées (et le sel si vous voulez…) Travaillez grossièrement la pâte, sans pétrir. Saupoudrez la pâte d’une cuiller à soupe de farine et laissez reposer à couvert une heure et demie.

Préchauffez le four à 240°C dans lequel vous aurez déposé un récipient rempli d’eau.

Farinez votre plan de travail et retournez votre saladier. La pâte est très collante ? C’est normal ! Découpez la pâte en deux ou trois et façonnez très très rapidement les pains, sans les travailler. Transférez-les avec délicatesse sur une plaque recouverte de papier sulfurisé et laissez reposer une seconde fois. A votre retour, la pâte pourra s’être étalée : ramenez les bords doucement vers le centre et enfournez. Laissez cuire pendant 20 minutes.

En voici une première vue à la sortie du four :

croûte du pain

… ainsi que la mie :

mie du premier pain

Après le premier essai, avec un seul repos, j’ai récidivé, afin de perfectionner les choses. J’ai aujourd’hui lancé le pain juste avant le déjeuner, afin de le laisser reposer une première fois une heure et demie. Puis j’ai façonné mes pains et je les ai à nouveau laissés reposer, couverts d’un torchon et derrière une fenêtre au soleil et je suis sortie. A mon retour… Catastropha ! Il savaient bien monté… mais surtout ils s’étaient bien étalés. J’ai dû ramener la pâte vers le centre, en essayant de ne pas trop les travailler pour ne pas faire retomber la pâte. J’ai ajouté sur le dessus des graines de cumin pour l’un, des graines de pavot pour l’autre et là, nous avons obtenu de biens bon pains pour le dîner… Chouette ! Je peux désormais me passer de la boulangerie, mais il faut que je vois si je peux utiliser une farine plus complète ou carrément différente. Je me vois bien faire du pain à l’épeautre, du pain de seigle et seulement au seigle, du pain complet… Bref, de nouveaux horizons s’ouvrent à moi, qui étais pourtant terrorisée à l’idée d’employer de la levure boulangère depuis qu’à 12 ans, j’avais lamentablement échoué dans la confection d’une malheureuse brioche…

deuxième pain graines de pavot

Vous qui rêvez depuis des années de faire du pain… lancez-vous !

 

Commentaires (4)

Toute pleine d’iode!

Voilà! Je suis déjà de retour ! (Hélas…). Alors : comme prévu, je me suis goinfrée d’huîtres tous les jours (sauf celui des moules), assaisonnées de langoustines, maquereaux, soles, bars et autres joyeusetés iodées. Cela fait du bien d’aller faire son marché directement chez le producteur. Et tant pis si elles étaient laiteuses à la fin du séjour !

huître fouras

Je crois que je vais en profiter pour faire de la pub pour le délicieux cake aux fruits de la pâtisserie “La Gourmandière”, située rue de la Halle, à Fouras. En voici une photo, avant de profiter du dessert accompagné d’un bon thé “Saint-Pétersbourg” de chez Kousmichoff. Le cake est bourré de fruits confits, il est savoureux et surtout, il se conserve longtemps (et je peux donc en ramener tout plein chez moi). Accessoirement, il est aussi certainement pur beurre – mais je préfère l’oublier pour l’occasion. Si vous passez du côté de la Charente Maritime et de de presqu’île de Fouras, n’hésitez pas à y faire un tour…

cake gourmandière

Sinon, comme c’était les vacances, je suis revenue aux bases de ma cuisine: celle que je pratique depuis que je suis toute petite, tous les étés… La bonne tarte aux fruits de saison, toute simple, que ma maman m’a apprise. Et bien vous savez quoi ? C’est toujours aussi bon !

tarte nectarines prunes

Tartes aux fruits de l’été :

  • 2 verres de farine bise
  • 3 cuillers à soupe d’huile d’olive (la pâte est ainsi croustillante et le goût de l’huile d’olive ne pose aucun problème)
  • 1/2 verre d’eau tiède
  • des nectarines et/ou des abricots et/ou des prunes (brugnons, pêches…)
  • du sucre roux

Mélangez la farine, l’huile et l’eau afin de former une boule de pâte. Etalez-la sur le moule. Découpez les fruits, disposez-les sur la pâte, saupoudrez-les de sucre roux et enfournez à 180°C-200°C. A ne pas dévorer trop vite…

tarte nectarines

En variante, vous pouvez également intégrer des graines de courge ou de tournesol dans la pâte ou ajouter une fine couche d’agar-agar avant de poser les fruits (résultat: une petite purée après la cuisson qui réduit l’acidité de la tarte, pour ceux qui préfèrent).

Et pour le plaisir, voici une petite scène de butinage surprise dans les pois de senteur du jardin:

pois de senteur

1er septembre 2007:

J’ai proposé la recette de tarte aux prunes à Tara Biscotta pour sa collection de recettes à la prune. Quelle belle initiative que la sienne!

Commentaires (1)

Demain, vacances!

Demain dès l’aube… nous partirons pour une semaine en Charente Maritime. A mon retour, attendez-vous à profiter de photos en gros plan des huîtres que j’aurai tous les jours dégustées avec délectation devant la mine dégoûtée de David… Mais en attendant, il faut finir les pots entamés. Quelques cerises du nord attendaient dans le réfrigérateur, dont une bonne moitié ayant servi à des muffins aux… cerises ! (comme c’est original !).

Parmi les nombreuses possibilités qui s’offraient à moi, c’est le clafoutis qui a eu le dessus. Et l’important, c’est le choix des ingrédients, n’est-ce pas ? Plutôt que du sucre, de la cassonade complète, et pour la farine, de la farine grise, c’est mieux, non ? la purée d’amandes remplacera avantageusement le beurre… Vous voyez où je veux en venir ? Je me suis inspirée de deux recettes: celle du clafoutis aux framboises de Cléa et celle du clafoutis aux cerises de Sophie. Ah ! et il ne restait pas assez de cerises, j’ai donc ajouté des baies d’épine-vinette, dont l’acidité se mariait bien, de mon point de vue, avec la saveur des cerises et que j’ai décidé de tester sous toutes les formes culinaires possibles et imaginables.

Commentaire du cobaye sur un ton enfantin : “Dis ? Il était bon ton clafoutis…”

Subsiste une question: parviendrons-nous à le manger froid ou l’aurons-nous dévoré bien avant ?

clafoutis cerises épines-vinettes

Clafoutis aux cerises et aux baies d’épine-vinette :

  • 3 oeufs
  • 60g de cassonade brune complète
  • 80g de farine grise T 110
  • 25 cL de lait
  • 3 cuillers à soupe de purée d’amandes
  • des cerises fraîches ou en bocal
  • des baies d’épine-vinette
  • 2 petits bouchons d’extrait naturel de vanille

Préchauffez le four. Battez les oeufs et la cassonade (vous avez vu, je n’ai pas mis de miel pour une fois !). Ajoutez le lait, la purée d’amandes, la farine, l’extrait de vanille. Répartissez les cerises et les baies d’épine-vinette dans un plat à gratin et recouvrez de l’appareil. Enfournez une bonne demi-heure à 180°C et sortez du four quand le clafoutis commence à brunir.

Commentaires (2)

Devinette

Qu’est-ce que c’est ?

taret citron lavande1

Je vous sens perplexes, non ?

C’est le gâteau d’anniversaire de ma maman (avec un peu de retard, c’était le 27 juin).

Pour son anniversaire, ma mère m’a chargée d’apporter le dessert. J’ai donc renoncé à commettre des expériences bizarres, histoire de ne pas arriver avec quelque chose de parfaitement original mais pas nécessairement comestible. J’ai ainsi puisé dans mes bons classiques, en l’occurrence une tarte au citron héritée de ma môman, ou plutôt de son livre de recettes de tartes “Félix Potin” feuilleté et expérimenté depuis au moins vingt-cinq ans et dont on retrouve aisément, aux taches de gras et aux pliures, les recettes favorites: la lemon pie (qui est en fait une tarte au citron normale) et la tarte à l’ananas. Mais… – car bien évidemment, il y a un “mais” – je ne pouvais pas la reproduire telle quelle. Ce serait trop simple! J’ai donc revu la pâte (avec une base de purée d’amandes) et la garniture (en la saupoudrant de fleurs de lavande). Le résultat fut à la hauteur de mes espérances: une première approche d’amandes suivie de la délicieuse acidité du citron avant de s’achever sur le parfum inattendu de la lavande (c’était ça ou des graines de fenouil!). Pour ceux qui aiment la tarte au citron (et bien acide: j’ai ajouté un citron et réduit, conformément à mes habitudes, la quantité de sucre), cette version devrait vous plaire.

tarte citron lavande2

Tarte au citron et aux fleurs de lavande :

  • 1 verre de farine blanche et 1 verre de farine grise
  • 2 bonnes cuillers à soupe de purée d’amandes
  • 1 demi-verre d’eau tiède
  • 3 citrons non traités
  • 2 jaunes d’oeufs
  • 1 dL et 1/2 d’eau
  • 15 g de fécule (maïzena)
  • 2 cuillers à soupe de miel (la recette originale donnait 80g de sucre)

Mélangez la farine, la purée d’amandes et l’eau tiède pour obtenir une boule de pâte. Tapissez-en le moule à tarte et laissez-la reposer au réfrigérateur puis faites-la cuire à blanc.

Dans une casserole, battre les jaunes d’oeufs, le miel et un peu d’eau afin d’obtenir un mélange mousseux. Ajoutez le jus des citrons, le zeste de l’un d’entre eux (gardez le reste pour autre chose), le reste de l’eau et la fécule. Faites cuire à feu doux en remuant constamment et jusqu’à ce que la crème nappe la spatule. Versez sur la pâte qui aura préalablement refroidi et parsemez de fleurs de lavande, qui allient fonction esthétique et fonction gustative. Laissez refroidir et dégustez.

Commentaires (3)

A la découverte de l’épine-vinette…

Pas d’idée ce soir pour le dîner… J’ai pensé un instant à une quiche lorraine alternative – et voyant le contenu de mon réfrigérateur, elle fut effectivement alternative ! A se demander si le nom de “quiche lorraine” est encore valable (en fait, il y a au plus quelques lettres en commun)!

Pour la pâte, j’ai eu envie d’essayer une nouvelle variante, avec des graines de tournesol cette fois. Cela donne une touche croquante très agréable, d’autant que la garniture était d’une consistance beaucoup plus douce. De la quiche lorraine, j’avais les oeufs, la crème liquide (à 3%), un peu de lait… Et c’est tout ! Pour le fromage, pas de gruyère ou d’emmental: du pecorino fit l’affaire ! Pas de jambon, ni le lardons (JAMAIS !): une courgette rapée l’a heureusement remplacé. Si, si… Et pour rehausser le goût, potentiellement fade (mais en fait, le pecorino apporte une saveur assez particulière), j’ai parsemé la garniture de baies d’épine-vinette que je conservais depuis longtemps dans mon placard sans savoir quoi en faire. Leur acidité m’a parue parfaite pour l’occasion. Et franchement, nous avons été très heureusement surpris par le résultat. A refaire !

Au passage, si vous avez des recettes sympathiques à l’épine-vinette, je suis preneuse !

tarte épine-vinette

Quiche lorraine ultra alternative :

  • 2 verres de farine (1 de farine blanche et 1 de farine grise T 110)
  • 3 cuillers à soupe d’huile d’olive
  • 1/2 verre d’eau tiède
  • 2 cuillers à soupe de graines de tournesol
  • 2 oeufs
  • 10 cL de crème liquide légère (3%) ou du fromage blanc
  • 1 trait de lait
  • pecorino
  • 1 courgette
  • baies d’épine-vinette

Pour la pâte, mélangez la farine, l’huile, l’eau tiède et les graines de tournesol. Etalez la pâte dans un moule à tarte.

Battre les oeufs avec le lait et la crème. Râpez le pecorino et la courgette et incorporez-les, ainsi que les baies d’épine-vinette. Répartissez l’appareil sur la pâte et enfournez à 200°C. Et maintenant, régalez-vous !

Commentaires (3)

Premiers essais dans la nouvelle cuisine

J’ai un cuit-vapeur! Mon rêve depuis des années, afin de me faire des courgettes et autres légumes à la vapeur (c’était ça ou une cocotte-minute). Bon, mon autre rêve, depuis un peu moins d’années, c’est une machine à pain, mais comme toujours, il faut avoir de la place.

Ma rencontre avec LE cuit-vapeur qui trône désormais dans ma cuisine est d’un romanisme absolu. “Et leurs yeux se rencontrèrent…” au détour d’un vide-grenier… de la puériculture, auquel j’étais (pour une fois) par hasard. Neuf, rutilant, fier et droit… mais si seul, il m’attendais, là – et je l’ai emmené. Nous l’avons étrenné ce soir, alors que nous achevions les restes du congélateur, c’est-à-dire aujourd’hui les filets de rouget (d’autant que désormais, nous aurons une vraie poissonnerie près de chez nous), accompagnés de courgettes et poivrons également cuits à la vapeur. Cela fait plaisir de retrouver des légumes fondants et non tout flasques, imbibés d’eau et sans saveur (cela me rappelle les formules de chimie: “tel gaz est inodore, incolore et sans saveur”). Même mes courgettes parisiennes avaient ainsi un peu de goût. Mais je n’ai rien fait d’exceptionnel pour l’occasion. J’apprends à m’en servir. En revanche, j’ai préparé en dessert une tarte à la rhubarbe (oui, il y en avait aussi au congélateur, alors que c’est la saison: mais allez trouver de la bonne rhubarbe à un prix raisonnable à Paris!).

Cela faisait longtemps que j’avais envie d’en faire une, mais je voulais trouver un moyen d’adoucir un peu l’acidité du fruit. L’idée m’est venue ce soir: en tapissant la pâte de poudre d’amandes. Et tant que nous y étions, pourquoi ne pas en faire profiter la pâte? Qu’à cela ne tienne! Me rappelant que Charlotte m’avait parlé de pâtes à tarte à la purée d’amandes, je me suis dit que c’était l’occasion d’essayer (je suis allée sur le site de Satoriz, mais je n’ai laissé reposer au réfrigérateur qu’une petite heure). Et je ne regrette pas: la pâte était délicieuse: une pâte extrêmement parfumée, qui se tenait très bien et dont la saveur se mariait parfaitement avec l’acidité de la rhubarbe. En revanche, mon appareil était trop liquide chaud (car nous nous sommes jetés dessus au dessert), mais froid, il se tenait mieux. J’aurais pu y ajouter un oeuf pour obtenir une sorte de flan, plus présentable “à chaud”. La poudre d’amande a bien joué son rôle d’éponge à jus. La rhubarbe, certainement parce qu’elle était encore en partie surgelée, aurait gagné à cuire un peu plus pour être plus fondante, mais franchement, nous nous sommes régalés. Et demain, version froide au petit-déjeuner!

tarte à la rhubarbe

Tarte à la rhubarbe et aux amandes:

  • 1 verre de farine blanche et 1 verre de farine grise (T 110)
  • 2 bonnes cuillers à soupe de purée d’amandes
  • 1 demi-verre d’eau tiède
  • plein de rhubarbe
  • de la poudre d’amandes
  • 20 cL de crème liquide à 3% (ou crème végétale)
  • 1 filet de lait (ou lait végétal)
  • 1 bonne cuiller à café de cannelle
  • 1 cuiller à soupe de miel

Préparez la pâte à tarte: dans un saladier, mélangez la farine, la purée d’amandes et l’eau tiède. Etalez la pâte dans le moule à tarte et laissez reposer une heure au réfrigérateur (je me demande dans quelle mesure c’est vraiment nécessaire).

Déposez une couche de poudre d’amandes et répartissez les morceaux de rhubarbe sur la pâte à tarte. Dans un bol, mélangez la crème, le lait, le miel et la cannelle puis versez l’appareil sur les morceaux de rhubarbe. Enfournez à 180°C. Bon appétit!

Commentaires (4)