Archive pour mai, 2007

On revient toujours à ses premières amours…

Alors que je faisais travailler mes petits neurones devant mon ordinateur, une furieuse envie de madeleines me saisit à l’heure du goûter. Avant que la folie des muffins de s’emparât de moi, les madeleines ryhtmaient les goûters de l’hiver. Peut-être est-ce le temps pluvieux de ces derniers jours, toujours est-il que c’étaient des madeleines et seulement des madeleines que je voulais déguster avec un bon thé wulong (”Butterfly of Taïwan” qui a sa théière rien que pour lui: c’est elle, sur la photo, avec les fleurs de cerisier). Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? J’avais envie de madeleines citron-miel – sachant qu’il n’y avait pas de citrons, encore moins non traités à la maison… Ma recette originale est à base de beurre salé, mais la plaquette est en train de se périmer, même pas entamée, dans la porte du réfrigérateur. Je n’utilise presque plus de beurre pour les patisseries. L’huile d’olive aurait trop de goût, j’ai donc opté pour la purée d’amandes – sauf qu’il n’en restait presque plus. Visite-éclair au magasin bio pour acheter des citrons et de la purée d’amandes… et je suis revenue avec de la purée de noisettes. Elle me faisait tellement envie! Les ingrédients et le résultat n’avaient plus grand-chose à voir avec l’idée d’origine, mais cela ne m’a pas empêchée d’en engloutir quatre d’affilée…

madeleines noisettes citron miel

Madeleines légères noisettes, citron, miel:

Pour 16 madeleines:

  • 2 oeufs
  • 80g de farine (moitié épeautre, moitié blanche – à décliner selon les envies)
  • 1 sachet et demi de levure (elles sont ainsi toutes légères)
  • 3 cuillers à soupe de purée de noisettes (ma cuiller à soupe est relativement petite – conformément à ma bouche, qui n’en est pas moins babillarde) / ou, pour les accrocs du beurre, 80g de beurre salé
  • 2 cuillers à soupe de miel mille fleurs (le résultat sera peu sucré, ce qui n’est peut-être pas à votre goût. La recette originale indiquait, il y a bien longtemps, 80g de sucre)
  • Zeste de deux ou trois citrons non traités
  • Le jus d’un citron (pas plus, pour que la pâte ne soit pas trop liquide)

Préchauffez votre four à 220°C. Mélangez tous les ingrédients et remplissez les moules à madeleines. Enfournez 4 minutes à 220°C puis 7 autres minutes à 200°C (pour obtenir la jolie bosse caractéristique de la madeleine). Démoulez les petites madeleines encore chaudes. Le citron se sent surtout quand les madeleines ont refroidi – mais j’avoue n’avoir pas attendu pour les premières…

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Quand une nouvelle marotte s’empare de la cuisinière…

Tout le monde s’accordera: quand on cuisine, il y a toujours des restes. Et quand il y a des restes, il faut redoubler d’imagination – ou pas… Moi, j’ai opté pour la seconde possibilité: j’ai donc fait travailler au ralenti mon petit cerveau (dont la majeure partie est utilisée en ce moment pour des choses “sérieuses” donc inavouables sur un blog culinaire) et j’ai cherché de nouvelles farces pour tenter de nouveaux triangles. Le blog de Cléa (toujours elle) m’a soufflé une base de pousses d’épinards et de féta à laquelle j’ai joint quelques pignons. Et j’avais une grande envie de farce aux foies de volaille. J’ai donc opté pour deux types de bricks, avec une série rien-que-pour-moi, celle aux foies de volaille, car je n’ai toujours pas réussi à convertir David à ce met hérité, pourtant, de la cuisine de nos grands-mères d’Europe centrale… Ah les gènes! Ce n’est plus ce que c’était…

Et vous connaissez l’adage: “Quand les restes tu finiras… l’ingrédient essentiel il te manquera…”. Ainsi, pour finir les feuilles de brick, j’ai envoyé David chercher d’urgence… de nouvelles feuilles de brick!

bricks feta-epinards

Bricks féta-épinards:

  • Feuilles de brick
  • Féta (préalablement trempée dans de l’eau froide, renouvelée deux ou trois fois pour ôter un peu de sel. Sinon, les triangles seront bien trop salés après la cuisson)
  • Pousses d’épinards
  • Pignons

Coupez les feuilles de brick en deux. Déposez au bas de la demi-feuille un ensemble de féta, de pousses d’épinards et quelques pignons. Repliez en triangle, en tassant bien. Répétez l’opération autant de fois que nécessaire, disposez sur une plaque et enfournez à 200°C. Les bricks sont prêts quand ils roussissent.

bricks foies

Bricks aux foies de volailles:

  • 500g de foies de volailles
  • 3 échalottes
  • Menthe fraîche
  • Laurier
  • Cumin

Dégraissez les foies de volaille (je suis une maniaque du gras…) et faites-les cuire rapidement (10 minutes maximum) dans de l’eau bouillante avec quelques feuilles de laurier. Passez les foies au mixer ajoutez deux bonnes cuillers à café de cumin. Emincez les échalottes et faites-les fondre dans une poêle avec un peu d’huile d’olive. Ajoutez un peu vinaigre balsamique afin de les faire caraméliser. Mélangez aux foies mixés.

Découpez en deux votre feuille de brick. Déposez au bas de votre feuille une bonne portion de l’appareil foies-échalottes. Ajoutez quelques feuilles de menthe et repliez en triangle (ou autrement – ne soyons pas sectaires…). Disposez vos triangles (ou carrés, ronds, cigares, étoiles, heptagones et autres) sur une plaque et passez au four à 200°C, jusqu’à ce qu’ils roussissent.

 

 

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Le retour du fiancé prodigue

Ce matin, mon cobaye est revenu d’Amérique avec plein de bricoles inutiles pour les copains – et un Harlequin en anglais pour moi. Quel bonheur! Je ne sais pas encore ce que je vais en faire. Le papier peut être utile pour emballer la vaisselle du déménagement, qu’en pensez-vous? En tout cas, cela change de mes poètes lyonnais du XVIe siècle… La question est de savoir si je l’ouvre, et, si c’est le cas, combien de mots je lirai…

Bon, pour revenir à mon cobaye, il fallait le nourrir. Surtout après un voyage outre-Atlantique. Depuis quelque temps, une recette me faisait de l’oeil sur le blog de Clea, dont j’aime beaucoup les idées. Il s’agit des bricks au hummous, et je me suis largement inspirée de sa recette.

bricks hummous

Bricks au hummous:

Pour 15 bricks

Pour le hummous:

  • 420 g de pois chiches cuits et égouttés
  • 2 cuillers à soupe de tehina / tahin / purée de sésame (comme je n’en avais pas, j’ai mis 4 bonnes cuillers à soupe de graines de sésame)
  • 4 cuillers à soupe d’huile d’olive
  • Le jus d’un citron et demi
  • 1 grosse gousse d’ail

Pour les bricks:

  • 8 feuilles de brick
  • 2 grosses courgettes
  • 2 échalottes
  • Cumin
  • des pignons
  • Vinaigre balsamique
  • Feuilles de menthe

Mixez les pois chiches avec l’ail, les graines de sésame (ou le tehina). Ajoutez ensuite l’huile d’olive, le jus de citron et, si nécessaire, un peu d’eau. Si vous en avez un peu de coriandre fraîche sera la bienvenue.

Emincez les échalottes et râpez les courgettes. Dans une poêle, versez une cuiller à soupe d’huile d’olive. Faites caraméliser les échalottes et ajoutez-y une cuiller à café de vinaigre balsamique. Ajoutez alors les courgettes et faites les fondre doucement. Ajoutez du cumin en fin de cuisson.

Découpez une feuille de brick en deux. Déposez une cuiller à café de hummous, une bonne cuiller à café de mélange courgettes-échalottes, quelques pignons et trois ou quatre feuilles de menthe. Repliez les feuilles de brick afin d’obtenir des triangles (mais vous pouvez les plier autrement, ou les rouler. Dans ce cas, adaptez les quantités).

Enfournez à 180°C pendant 20 à 30 minutes. Farce à décliner selon les envies!

A côté, j’ai fait des panna cotta, mais il faut que j’affine la recette. Je vous tiens au courant!

 

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Variante sur le guacamole

Il est des jours où l’on n’a pas trop envie de cuisiner, surtout quand le réfrigérateur est vide. Et c’est le cas aujourd’hui: mon cobaye est parti depuis six jours, j’ai une communication à faire – et qui n’avance pas… Bref, les courses ont été un peu mises de côté ces derniers temps (je ne me décide que quand il n’y a plus de yahourts). Mais cela ne m’empêche pas d’être gourmande. Quelques avocats mûrs se regardaient en légumes de faïence dans le bac à légumes, d’autres graines avaient germé dans un coin de ma cuisine. J’ai eu envie d’une variante sur le guacamole (je vous donnerai la recette d’un copain mexicain un de ces jours) – qui n’a du guacamole que l’avocat. Le résultat est frais et agréable: j’y ai trempé des bâtonnets de concombre et un peu de bon pain. Voici un nouvel apéro ou une nouvelle entrée gourmande pour l’été!

fraîcheur d'avocat

Fraîcheur d’avocat et de graines germées:

  • 1 avocat bien mûr
  • Des graines de tournesol, sésame et lentilles germées (4 cuillers à café mises à germer trois jours auparavant)
  • 1/2 citron (je n’avais pas de citron vert, je me suis donc rabattue sur un jaune. Je pense qu’un citron vert entier donnera un goût plus prononcé au mélange)
  • 3 cuillers à café d’amandes en poudre
  • 1 bonne pincée de graines de fenouil

Mixez l’avocat et les graines germées. Ajoutez la poudre d’amande, le jus de citron et les graines de fenouil. Allongez avec un peu d’eau en fonction de votre goût. C’est prêt!

J’imagine bien également un peu d’oignon cru, mixé avec le reste – mais j’ai fait en fonction de ce que j’avais aujourd’hui. Si vous ne le dégustez pas tout de suite, recouvrez d’un peu de jus de citron et mettez le ou les noyau(x) d’avocat dans le mélange. C’est, d’après cet ami mexicain, un conservateur naturel pour que l’avocat ne noircisse pas.

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Une envie de chèvre

Ce soir, j’ai eu une brusque envie de chèvre frais. Sur le chemin de la maison, j’ai trouvé un bon pain arabe à la mie pas trop blanche, et les graines que j’avais mises à germer il y a trois jours ne demandaient qu’à être goûtées. Ma tartine, toute simple, était trouvée… et dévorée!

tartine de chèvre germé

Tartine de chèvre germé:

  • quelques tranches d’un bon pain
  • des graines de sésame, tournesol et lentilles germées
  • du chèvre frais
  • du miel de châtaignier

Dois-je préciser ce qu’il vous reste à faire? Tartinez le fromage de chèvre sur les tranches de pain (que j’ai faites assez fines), déposez un filet de miel de châtaigner, couvrez des graines et n’engloutissez pas tout d’une bouchée!

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Breuvage d’été

Quand la chaleur revient, les boissons fraîches sont les bienvenues… Outre les thés glacés maison, il m’arrive de préparer une citronnade qui sort de l’ordinaire par la petite touche de gingembre, qui fait toute la différence. Je tiens cette recette de ma prof d’arabe, Touriya, qui m’a accueillie il y a quelques années après un périple éprouvant (et splendide!) au coeur des ruines romaines de Tunisie. Elle est encore meilleure si on la fait quelques heures à l’avance, car le gingembre a bien le temps d’infuser. Quoi qu’il en soit, elle est toute simple à préparer et je ne m’en lasse pas. Dites-moi à votre tour ce que vous en pensez!

citronnade

Citronnembre:

Pour 1 litre 1/2 de citronnade

  • 2 citrons
  • un bon centimètre de gingembre frais (ou plus: à doser en fonction de vos goûts…)
  • 2 cuillers à café de sucre roux (pour une fois!)

Pressez les citrons (s’ils ne sont pas traités, vous pouvez aussi récupérer une partie du zeste pour la citronnade). Versez le jus (et la pulpe) dans la carafe et complétez avec de l’eau. Râpez le gingembre que vous ajouterez à la préparation, ainsi que le sucre. Laissez reposer au frais et mélangez bien avant de déguster.

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On ne travaille pas le ventre vide!

Pour le dernier séminaire de l’année, je ne veux pas venir les mains vides. Ce soir, nous travaillerons autour de muffins aux écorces d’orange et au chocolat. Il me restait des zestes d’orange au réfrigérateur, c’eût été dommage de les perdre, non? Comme la quantité de zestes était limitée, j’ai divisé les proportions par deux. Voici la recette avec les quantités rétablies (histoire de ne pas couper le yoghourt en deux…).

muffins_orangettes

Muffins orangettes:

Pour 18 petits muffins

  • 225g de farine (1/2 farine complète, 1/2 farine blanche)
  • 1 sachet de levure
  • 2 oeufs
  • 1 yoghourt (de lait ou de soja)
  • un trait de lait (de vache ou végétal)
  • 2 cuillers à soupe de purée d’amandes
  • 2 cuillers à soupe de miel
  • 5 oranges non traitées (le magasin bio peut s’avérer utile, comme pour la purée d’amandes)
  • 2 petites courgettes sans peau, rapées (ça, c’est la ruse de Charlotte pour que le muffin ne soit pas trop sec en refroidissant: aucun goût supplémentaire et du moelleux en perspective)
  • des carrés de chocolat à cuire
  • cannelle
  • anis

Nettoyez soigneusement les oranges et râpez-en l’écorce. Ebouillantez les zestes à deux reprises afin d’en ôter l’amertume. Réservez au sec.

Mélangez grossièrement d’un côté les ingrédients humides et de l’autre les ingrédients secs, sauf les carrés de chocolat, puis mélangez les deux appareils. N’oubliez pas la cannelle (beaucoup), l’anis (pas trop, les graines d’anis ont un goût très prononcé) et les zestes d’orange. Remplissez les moules en silicone au 3/4 et enfoncez dans chaque futur muffin bien tendre un carré que vous recouvrirez bien de pâte. Selon la taille des moules, vous pouvez empiler deux carrés l’un sur l’autre. Enfournez (vous n’aurez pas oublié de préchauffer votre four) à 180°C pendant une trentaine de minutes.

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Muffins tout jaunes

Aujourd’hui, mon cobaye part en conférence outre-Atlantique. Pour ses vingt heures de voyage, je lui ai préparé quelques douceurs: il faut bien avouer que les en-cas de l’avion ne m’inspirent pas confiance. Parmi les préférés de David (c’est le nom du cobaye), les muffins à la farine de maïs et aux graines de lin, inspirés il y a quelques mois par les souvenirs émus de son précédent séjour à New-York, adaptés bien évidemment à ma fantaisie. En voici la version peu diététique, au beurre. Bientôt, je tenterai d’y substituer de l’huile ou de la purée d’amande.

muffins_mais_lin

Muffins à la farine de maïs et aux graines de lin:

Pour 18 petits muffins:

 

  • 225g de farine (1/2 farine de maïs, 1/2 farine blanche)
  • 2 oeufs
  • 1 yoghourt nature
  • 70g de beurre salé (mais je pense qu’on peut utiliser d’autres matières grasses)
  • 2 cuillers à soupe de miel mille fleurs (ou d’autres miels au goût plus prononcé)
  • 1 trait de lait
  • 1 sachet de levure
  • graines de lin

Mélangez d’un côté les ingrédients humides et d’un autres les ingrédients secs. Pour le beurre et le miel, on peut les faire fondre sur un feu très doux. Incorporez les ingrédients secs dans l’appareil humide et surtout, ne lésinez pas sur les graines de lin.

Remplissez les moules en silicone au 2/3, faites cuire à 180°C – pour moi, une trentaine de minutes. Les muffins sont prêts quand ils prennent une jolie couleur rousse sur le dessus.

Ces muffins sont délicieux avec un grand verre de lait.

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La Nuit des musées

Ce soir, c’est la nuit des musées. Pour grignoter entre amis avant de prendre d’assaut l’exposition Rembrandt au musée d’art et d’histoire du judaïsme, j’ai opté pour les makis. C’est tout simple à faire et ils rencontrent toujours un franc succès. Seul inconvénient: je ne peux désormais plus me rendre dans les restaurants “japonais” de la rue Monsieur le Prince…

Makis au saumon:

Pour 30 bouchées:

  • 2 verres de riz gluant
  • du vinaigre de riz
  • 2 pavés de saumon (ou des filets). Pour ma part, je les achète dans un célèbre magasin de surgelés qui vend de nombreux produits bruts. Mieux vaut du poisson surgelé pour éviter les mauvaises surprises.
  • 1 avocat
  • 1/2 concombre
  • sauce soja (de préférence bio, afin d’éviter le soja transgénique)
  • wasabi (on en trouve à un prix honnête – de 2,50 à 3 euros – dans les magasins asiatiques, sous la forme d’un petite boite de poudre. Il suffit alors d’y ajouter un peu d’eau)
  • 5 feuilles d’algues pour makis

Faites cuire le riz. En fin de cuisson, ajoutez trois bonnes cuillers à soupe de vinaigre de riz. Faites cuire jusqu’à évaporation de l’eau de cuisson.

Pendant ce temps, faites décongeler le poisson dans l’eau froide et épuchez l’avocat et le concombre et découpez tous les ingrédients en bâtonnets.

Munissez-vous alors d’une petite natte spéciale makis (également au magasin asiatique). Sans cette natte, l’opération serait périlleuse… Si, si… Croyez-en mon expérience! Déposez une feuille d’algue sur la natte et étalez-y du riz en conservant une bande suffisamment large vers le haut.

Déposez, vers le bas, les bâtonnets de saumons préalablement recouverts d’un peu de wasabi, le concombre et l’avocat.

Viens maintenant la délicate opération du roulage de maki, qui se fait à partir du bas, en appuyant délicatement et régulièrement afin de bien tasser l’ensemble. Bravo! Vous venez d’obtenir de jolis rouleaux, qu’il ne vous reste plus qu’à découper en six bouchées à l’aide un bon couteau dont vous aurez humecté la lame d’un mélange d’eau et de vinaigre.

Les makis se dégustent avec de la sauce soja mélangée à du wasabi – et des baguettes bien sûr!

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Aujourd’hui, je me lance!

Les cours sont finis, alors ça y est, j’élargis le nombre de cobayes. Depuis quelques mois, j’évacue le stress de la thèse, des cours et des copies dans ma cuisine. Comme les copines s’en mêlent, je me suis dis qu’il serait temps que nous mettions toutes nos élucubrations culinaires en ligne.

Pourquoi ce titre? C’est la phrase qui me reste de mon arrière-grand-mère: “on ne peut pas être deux dans une cuisine”, disait-elle, avec les conséquences que l’on s’imagine sur les talents de cordon bleu de ma grand-mère. Mais par chance, elle accepta la présence de sa petite-fille (ma mère) qui m’accueillit à son tour dans sa cuisine. Reste que la tornade que je suis tend à renvoyer hors de cet espace à haut risque qu’est la cuisine toute personne qui risquerait d’entraver sa liberté de mouvement. Bref, quand je commence à enfiler mon tablier (avec deux belles oies dessus – offert par ma maman) et à m’activer sur le plan de travail, mon cobaye s’échappe rapidement, car comme il le dit lui-même: “on ne peut pas être deux dans une cuisine!”

Tout a commencé lors d’un achat qui allait changer le cours de ma vie: des moules en silicone… Ah! les moules en silicone, toute une poésie, une mine d’inspiration et de délires… Une nouvelle cuisine m’ouvrait les bras. Après l’expérience des madeleines, ce sont les muffins qui ont acquis le très envié statut de Muse. Il était donc juste de commencer par eux, d’autant qu’en ce moment, avec Charlotte, nous échangeons nos dernières trouvailles par mails et gavons nos chères moitiés à coups de muffinomanias – qui restent à peu près diététiques, oui, oui…

D’ailleurs, je crois que je vais commencer par la dernière recette de Charlotte.

muffins abricots et pommes

Muffins à la pomme et aux abricots secs de Charlotte :

Pour 12 muffins moyens:

  • 200g de farine T110 (farine complète)
  • 25g de maïzena
  • 2 oeufs
  • beaucoup de cannelle (oui! oui! oui! c’est bon, la cannelle)
  • 1 sachet de levure
  • 1 yoghourt soja (un yoghourt normal, c’est très bien aussi…)
  • une belle cuiller à soupe de purée d’amande
  • une pointe de lait de soja (ou du lait pour celles qui ne sont pas accros au lait de soja)
  • 2 cuillers à soupe de fructose (moi, je mets du miel mille fleurs)
  • 3 pommes rapées (et bien rapées, afin que l’ensemble soit léger)
  • 12 abricots secs gonflés dans de l’eau tiède (les abricots bios sont plus sucrés)

Il suffit ensuite de mélanger d’un côté les ingrédients secs, de l’autre les ingrédients humides, et enfin de réunir rapidement les deux appareils, sans que cela soit vraiment homogène. Remplir les moules aux trois-quarts et faire cuire au four à 180°C (mon four électrique symbolique a besoin de 30min à 45min en fonction de la taille des moules).

La purée d’amande se trouve au magasin bio. Elle tient lieu de matière grasse. On peut également y mettre du beurre (environ 60g), mais ce sera bien sûr moins diététique.

Bien évidemment, quand j’ai testé cette recette, je ne l’ai pas tout suivie à la lettre: j’ai utilisé du lait de vache et du yoghourt nature normal. Par ailleurs, j’ai remplacé l’ensemble farine complète / maïzena par un mélange de farine blanche et de farine complète à proportions égales.

J’ai également confectionné une version farine complète / farine d’épeautre, en ajoutant à la recette quelques graines d’anis.

Merci Charlotte!

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